2 ans que ce jeu faisait rêver des milliers de fans de RPG (Role playing game = jeu de rôle). Attendu au tournant comme étant une référence du genre au devenir surtout avec les 3 géniteurs que ce fils prodigue s'offrait : Hironobu Sakaguchi (grand papa de la série Final Fantasy), Akira Toriyama (créateur de série mythique comme Dragon Ball et Docteur Slump) et Nobuo Uematsu (autre papa des FF mais de leur bande son cette fois). Bref que des référence lourdes de promesse en la matière et qui ne pouvait nous pondre qu'une bombe ! Surtout qu'ils avaient le challenge d'aider la 360 à relever la tête au Japon, pays où on ne vie que pour les RPGs (ou presque ...).
Donc le dragon Strumph, ça donne quoi ? Il donne des gros coups de poings ... Trêves de plaisanteries, le jeu se veut être un pur RPG à la sauce Square. L'entrée en matière se fait via la présentation d'un jeune homme courageux et téméraire du nom de Shu qui refuse de laisser son village sombré dans le chaos. Chaos qui a lieu tous les 10 ans, annoncé par des sombres nuages pourpres et orchestré par un requin de terre qui dévaste tout ce qui se trouve sur son passage. Shu ou plutôt Jiro, car c'est lui la tête pensante du duo, décide de mettre un plan en place pour capturer et anéantir ce monstre. Mais ils n'avaient ni prévu l'arrivée de Kluke, leur amie d'enfance, pour leur donner renfort ni la puissance colossale du requin qui finira par les emmener hors de leur village et surtout sur les prémices de la longue route de leur aventure. Et ils trouveront sur cette voie des ombres leur permettant d'utiliser la magie et de faire des choses inimaginables.
Ça se tape en temps réel ? Non, comme la tradition Square se veut, les combats se feront au tour par tour avec une barre au dessus de l'écran vous indiquant qui frappe quand. Indicateur plus qu'utile car il vous permettra de mettre en place des stratégies pour mettre à mal vos adversaires le plus rapidement et le plus sûrement possible. Chaque action entraînera une réapparition du personnage plus ou moins loin suivant l'action et son agilité personnel.
Dans les actions, vous aurez le choix entre les classiques : Attaque, Objet, Fuite, Formation et bien sûr toutes les autres actions spéciales. Celles-ci se débloqueront suivant le "métier" de votre ombre (le truc qui vous suit partout), ces métiers sont au nombres de 9 et vous aiderons à faire face à toutes les éventualités :
- "Maitre-épéeiste" vous permettra d'allier la magie et leur effet à vos frappes physiques,
- "Gardien" vous permettra d'être le pilier défenseur de votre équipe en les protégeant dans les cas critiques,
- "Moine" vous accordera la puissance et la concentration de ces guerriers sans failles,
- "Assassin" vous apprendra tout les coups qu'un roublard se doit de connaître,
- "Magie noire" fera de vous un terrible lanceur de sort offensifs,
- "Magie Blanche" vous accordera la grâce divine de soigner et de prendre soin de vos comparses,
- "Magie de Barrière" protégera de façon préventive ou direct n'importe lequel de vos alliés,
- "Magie de Soutien" gênera vos adversaires et
- "Généraliste" vous accordera la possibilité de rendre votre ombre omnisciente !
Car cette dernière, bien qu'elle prenne les capacités de tous les métiers ne pourra en utiliser que 4 en même temps à moins de monter sa compétence en "Généraliste". Comme tout RPG, vos héros évolueront via un système classique de points d'expérience et vos ombres via des points d'ombre, ces points d'ombre n'affecteront que la classe qui est active et non les autres. C'est là que le jeu devient intéressant, c'est qu'il faudra faire passer vos ombres d'une spécialisation à l'autre pour les rendre le plus équilibrées possible. En même temps vu la difficulté du soft vous pourrez prendre votre temps sans trop faire d'erreur et ne rencontrer que peu de vrais challenges.
Ha bon ? Il est facile ? Oui et non (j'aime bien les réponses normandes ^^). Oui pour les puristes du genre qui ont épurré tout, ou presque, les RPGs d'anthologie qui ont fait les lettres nobles du genre : les Final Fantasy, Chrono Trigger et Chrono Cross, les Suikoden et j'en passe. Pour ce gens là, le jeu se révelera plaisant et dépaysant par le charme que Toriyama a su lui insuffler. Beaucoup se plaindront que le créateur de Dragon Ball ne se foule pas et nous sort toujours les mêmes têtes et mêmes types de décors partout ... En même temps, on va pas aller demander à Picasso de faire du réaliste ou à Derrick de se la jouer à la John Woo. Et c'est qui plaît chez lui car on y retrouve souvent des objets ou des personnages nous rappelant notre enfance. On peut aussi dire que c'est un aspect qui ne plaira pas à tout le monde car certains monstres et décors sont résolument édulcorés et quiquiches (comme les monstres fécales : des cacas sur pattes ... ). Malgré sa facilité un peu déroutante, on se prend au jeu de vouloir pousser plus loin pour connaitre le destin de nos héros. Destin parchemé d'embûches et des soucis de l'adolescence. D'ailleurs, mis à part la curiosité de voir ce que Sakaguchi a mis dans le ventre de son bébé niveau scénario, l'histoire reste assez molle une grosse partie de l'aventure et reste un peu trop linéaire. Tout se débloque au 3ème DVD, vous verrez bien .
Non pour les gens qui voudront tenter l'aventure pour la première fois car ce jeu est tourné vers eux et posera des problèmes face à divers monstres et boss. Pour ça, notre ami Moeee nous fait part de son expérience.
L'avis de Moeee (novice en RPG) Hé oui, honte à moi je ne suis pas un fan des RPG surtout lorsqu’ils se jouent au tour par tour car souvent il faut savoir faire évoluer correctement ses personnages en magies diverses et variées avec des points d’expérience dans tous les sens. Bref, personnellement je suis plus un habitué des RPG temps réel type Morrowind et Oblivion. Mais il est vrai que ce Blue Dragon qui avait tant fait parlé de lui et surtout le fait de la présence d’Akira Toriyama m’a fait acheter ce jeu. L’interface tout en français et la notice du jeu qui explique clairement les évolutions disponibles en fonction du métier que l’on développe permet au joueur de comprendre facilement comment faire évoluer les différents personnages. Dès le démarrage de l’aventure on commence en faisant un peu n’importe quoi et les ennemis tombent comme des mouches mais rapidement on comprend les points faibles des grandes classes d’ennemis qui deviennent de plus en plus dur à battre, ce qui implique d’élaborer des stratégies de combat pour ne pas avoir à mettre 5 minutes pour battre 4 ennemis.
Pour conclure, moi le novice, j’ai vraiment apprécie ce jeu qui m’a permis de prendre goût à ce style de RPG qui avant me rebutait. Mais il est clair que l’univers enfantin et facile de prise en main fait que l’on découvre ce style de jeu en douceur, donne vraiment envie de poursuivre l’aventure pour acquérir de plus en plus de compétence et même le scénario semble creux pendant le premier DVD, il devient vraiment plus complexe et attrayant dès le second DVD. Vous l’aurez compris Blue Dragon est à mon avis, le jeu adéquat pour débuter dans le RPG au tour par tour à condition comme l’a si bien dit notre ami Garann d’aimer un tant soit peu l’univers Akira Toriyama.
Toriyama et Uematsu y z'ont tout déchiré ? On peut dire ça comme ça ... Le père spirituel de Sangoku a su insuffler à cette univers une patte graphique hors du commun et l'équipe du jeu a su nous proposer un soft très joli, surtout dans le genre. Sans égaler le charme de Trusty Bell, Blue Dragon ravira les mirettes avec de jolis effets d'eau et de poussières, bien que l'on aurait aimé plus de jeu de lumières surtout dans un couloir avec des rampes de néons. L'animation est magnifique (bien que Shu donne l'impression de sprinter sous exta) et les frappes des ombres changent suivant leur métiers et action, et donne au combat des allures titanesques et sauvages. Les décors sont fouillés et fouillables de fond en comble du gros tronc d'arbre au plus petits tas de cailloux en passant par les caisses et les armoires de vêtements. Toutes ces fouilles vous permettront de glaner diverses choses (non pas de petites culottes :/) comme des soussous, des objets ou encore des points d'expériences ou d'ombre. Vous aurez aussi accès à des phases de mini-jeu comme la protection d'un convoi ou un shoot de vaisseau. Uematsu a aussi mis une très bonne ambiance au jeu en créant des thèmes très réussi aux différents décors que vous traverserez, le thème des combats est très motivant mais ne vaut pas le rock endiablé des affrontements de boss où le chanteur de Deep Purple, Ian Gillian a chanter lui même le texte (oui, je sais, il va pas chanter la ligne de basses...). Après tout ça, il reste quand même quelques points noirs comme la disparitions des voix japonaises tant promises par les développeurs. Au lieu de ça, ils nous ont mis une navrante version française qui vous obligera à recommencer le jeu au bout de 5 heures. Heureusement, ils ont pensé à laisser les voix anglaises qui restent tout même très fidèles au événements et personnages.