Fraîchement arrivé dans les rayons de nos revendeurs de drogue virtuelle, Burnout Revenge décide de marqure les esprits cette année. Une lutte s’entame entre les piliers de la réussite. L'important dans Burnout est de passer à côté, pas de l'embrasser : le pilier.
Un an nous sépare de Burnout 3. Le studio de développement est le même, Criterion (créateur du Renderware). Jusqu'à présent, nous avons eu droit à quelques nouveautés par épisode. Qu'en est-il cette année ? A vrai dire, si Burnout Revenge change dans la forme, le fond est toujours identique. Foncer comme un taré au milieu de la circulation, si possible en étant le plus dangereux possible. En effet, plus vous conduisez longtemps en sens inverse, plus vous frôlez de voitures, enchaînez sauts et dérapages, plus vous faites grimper votre barre de boost. Mais ce n'est pas la seule façon. La plus expéditive et bourrine, est le takedown, quand vous crashez un adversaire contre un élément du décor ou une voiture. On se fait donc un plaisir d'enchaîner les takedowns, vitesse grand V.
Jusque là ok, c'est Burnout 3 ! Le revenge apporte lui, des manières différentes de réaliser un takedown. Il y a maintenant le takedown aérien, quand on tombe malencontreusement sur le toit d'un adversaire, le takedown revenge, réalisable uniquement après s'être fait exploser par un concurrent, votre cible est alors marquée. Vous vous souvenez de l'aftertouch ? Et bien, des courses sont proposées où l'option crashbreaker est activée. Le crashbreaker fait exploser votre véhicule, ainsi que tout se qui se trouve dans la déflagration. Juste réalisable après s'être mangé un mur ou une voiture, bien entendu.
Vous avez dit bourrin ? Vous avez tout juste ! Ce Burnout est plus violent que les autres. Il est possible de rentrer dans les véhicules roulant dans le même sens que le vôtre afin de créer des carambolages et gêner ses poursuivants. Exception faite pour les gros gabarits. Une course ressemble donc à l'arrivée de l'apocalypse.
Et pour que l'on s'y croit encore plus, l'effet de vitesse a été accentué. On sent les poneys sous le capot. La musique n'y aide pas, plutôt rock, elle est bien rythmée et entraînante. Les graphismes ont aussi subis un léger lifting. Pas de quoi sauter au plafond, le jeu paraît affiné. Peu de changements pour l'instant.
Question modes de jeu, on retrouve exactement les même plus le « Panique dans le trafic » où il faudra shooter le plus de voitures pour créer des carambolages. Chaque voiture touchée vous rapporte du temps. Le but est de rouler très longtemps et d'amasser un maximum d'argent. Le mode crash, quant à lui, a subi quelques modifications. Adieu les bonus et malus disposés sur la route. Il est possible de choisir un véhicule dédié à ce mode, puis le démarrage se dose grâce à une barre latérale. Personnellement, je trouve l'idée complètement nulle. Je ne comprends pas pourquoi on a un jeu qui est devenu archi bourrin en course, et un mode crash (censé être bourrin, donc jouissif) qui est devenu plus technique. Le crashbreaker ne s'exécute plus en appuyant simplement sur B après un certain nombre de véhicules impliqués. Il faut marteler la touche B pour faire monter sa jauge de crashbreaker pendant quelques secondes. On obtient donc un mode de jeu dont il est difficile de saisir les subtilités. Un gâchis.
Reste à se rabattre sur le multi, mais une crainte m'envahie. Combien de temps a duré Burnout 3 online ? Si je me souviens bien, pas longtemps. Pourquoi ? A cause de la médiocrité de ce mode réseau. L'arrivée du réseau EA avait même provoqué un taulé chez les joueurs. EA a-t-il retenu la leçon un an après ? Je vais commencer par parler de l'ergonomie qui pourrait être mieux pensée .
Je n'ai jamais réussi à trouver comment changer de voiture dans le lobby. Il n'y a aucune indication. Pour les parties, à part jouer (quand on ne se fait pas kicker sans raison par des c****rds d'anglophones) chez les fan de hamburgers et de Bush, peu de sessions françaises. Faut-il y voir un désintérêt de la part de la communauté française ? Je le pense. Donc pour le online, copie à revoir.

