Infinity Ward donne naissance, depuis maintenant 2 ans, à une gamme particulière de jeux aussi rares qu'adulés, celle des FPS multijoueurs contemporains. Tout le monde semble être d’accord pour dire que les Call Of Duty se sont imposés comme une référence. Le dernier opus maintient-il la série au sommet ? Repousse-t-il les limites de Modern Warfare ?Commençons si vous le voulez bien par l’expérience solo, approche à travers laquelle la devise nous a historiquement séduits, et a conquis sa place de leader. On commence la découverte par une vidéo d’introduction qui comprend beaucoup d’images du précédent épisode, et la mise en bouche avec un parcours d’entraînement chronométré qui nous conseillera un niveau de difficulté approprié. Ce début de nostalgie, exprimée dans un évident désir de replonger le joueur dans l’univers de la licence, ne fait que commencer.
Bienvenue à HollywoodL’empreinte Infinity Ward est omniprésente ! Comme le studio nous y a habitués, pas de temps de répit : l'action est intense, et les phases de jeu s'enchaînent à un rythme défiant toute concurrence. Les tonnes de soldats ennemis et de feux d'artifices assurent le spectacle : tous les protagonistes sont très bien animés, et les ennemis -tantôt Brésiliens, Russes et "Iraniens"- disposent d'une solide IA : Capables de se cacher pendant une dizaine de secondes, d'envoyer des grenades, d'enfoncer des portes, et bien entendu de tirer à couvert, ils forceront le joueur à user de tactiques dès le second mode de difficulté. Et on ne s'encombre pas de trop de réalisme : Le déplacement des troupes au sol se fait rarement en formation, et les pétoires, qu'il est possible de récupérer sur les cadavres, sont assez diverses pour qu'on puisse changer quand on en a marre. Le titre pousse d'ailleurs le concept bien plus loin que son prédécesseur, car on pourra par exemple utiliser des armes d'épaule en « Akimbo » (une dans chaque main), ou encore des silencieux montés sur des fusils à pompe ou des mitrailleuses ; mais on a rarement à s'en plaindre, ce folklore participe largement au plaisir de l'action, et le cinéma nous a déjà habitué à ce genre d'« entorse » à la réalité. L'intrigue est relativement courte, seulement 6 heures suffiront à venir à bout du mode solo, mais nous transporte tantôt dans le desert, tantôt sous la neige ou la mer..
Le mode « Opération Spécial » propose une vingtaine de missions, avec des défis différents selon le mode de difficulté, que l’on pourra relever à deux en écran splitté ou sur le Live. Les missions sont parfaitement taillées pour le jeu en coopération, et on se retrouvera tantôt à défendre une position, tantôt à éliminer un nombre prédéfini d'ennemis, ou encore à mener une course contre-la-montre en moto-neige. Une des nouveautés de ce titre donc, qu'on accueille avec un très grand plaisir.
Gagnons donc le cœur de la révolution de cette nouvelle mouture : le mode multijoueur sur Xbox Live, déjà convaincant dans le premier opus, réussit le pari de nous proposer des nouveautés et de repousser les limites de
Modern Warfare, tout en nous gardant dans son univers.
Le Cœur du jeuL’expérience s’étend sur 70 niveaux, avec une myriade d’éléments à débloquer, où tout est conçu pour personnaliser votre « jeu » comme jamais. Votre personnage dispose d’une carte d’identité décorée d’emblèmes et de bannières que vous devrez gagner et choisir au long du jeu. Vous pourrez également débloquer et sélectionner parmi 15 bonus de Kills en série, autant de gadgets voués à diversifier les plaisirs de nos parties effrénées.
Si par contre les bombardements et autres hélicos vous avaient mis les nerfs à vifs dans le premier volet, apprêtez vous à accueillir la calvitie : les meurtiers en série disposeront de bombardiers furtifs, de mini-canons automatiques, de largages de colis logistiques, et pourront même prendre place dans un AC-130 ou un hélicoptère pour dégommer joyeusement vos concurrents. Heureusement la panoplie de lance-roquettes rend ces derniers plus vulnérables, mais nous verrons ça plus tard.
Encore une nouveauté, des Bonus viendront à foison augmenter vos stats. Lorsque par exemple vous abattrez un campeur en pleine série meurtrière, ou effectuerez un headshot à longue distance. Si par malheur vous mourrez plusieurs fois de suite sans faire bobo à personne, une compensation a été prévue : pour chaque classe créée, un bonus est attribué lorsque vous mourrez trois fois de suite. Parmi eux, on dénombre les Perks qui ont rendu fous les anciens joueurs, comme le fameux et rageant “Martyre”, qui laisse choir une grenade au pied de votre victime, ou “Baroud d’honneur” qui donne une dernière chance de se défendre à terre.
La jouabilité, modernisée par les nouveaux Perks et autres bonus de kills en série, garde l’emprunte
Modern Warfare, et l’action sera toujours aussi intense sur les 16 maps, très développées sur le plan vertical, et proposant toujours plus de Close Quarter Battle !
Des nouveaux modes de jeu répondent à l’appel : parmi eux, « Démolition » opposant deux équipes en « attaque/défense » sur deux points stratégiques de la carte ; Le mode 3ème personne, qui fait penser visuellement à
Ghost Recon Advanced Warfighter, et qui s'avère fort sympathique, et l'incontournable « Capture The Flag », qui n'arrive inexplicablement que maintenant.
Le multijoueur hors ligne gagne lui aussi en qualité : il est désormais possible pour chaque joueur de créer ses classes personnalisées, et il est possible de s'affronter en vue à la 3ème personne.
Un Attirail impressionnantL’équipement, affublé d’une interface très lisible, est géré de manière quelque peu différente : chaque arme (au nombre de 43) possède sa propre page de défis, une foule d'accessoires et de camouflages déblocables. Parmi eux beaucoup de nouveautés : Viseur Eotech, Akimbo, fusil à pompe fixé sous le garde-main, capteur cardiaque…
Le choix de l’arme secondaire comprend toujours les armes de poing (pistolet), mais aussi les pistolets-mitrailleurs, les fusils à pompe (bannis de l’arme principale) et les lanceurs (grenades et roquettes).
La grenade peut être remplacée par un couteau de lancer, les très futuristes « Semtex », grenades adhésives émettant un signal sonore, ou encore une ingénieuse torche qui permet de marquer le point de respawn pour votre prochaine mort.
Les atouts se divisent toujours en 3 catégories, et présentent eux aussi beaucoup de nouveautés (« Bling-Bling » fera bondir tous les adeptes qui rêvaient de monter deux accessoires sur leurs armes). Le jeu puise ouvertement ses inspirations chez le pionnier Counter-Strike, et ajoute à l'arsenal déjà bien garni un bouclier tactique blindé : il ouvre une approche différente des affrontements (c'est quand même marrant d'assommer ses ennemis pendant qu'ils vident leur chargeur) sans non plus changer la donne.
On sent que les développeurs sont dans leur élément, et l’idée très astucieuse de multiplier les façons de repérer des ennemis (radar, infra-rouge, capteur cardiaque…), et les parades permettant d’être indétectables à telle ou telle technologie, fournissent du contenu et rend le tout très complet.