Il était une fois un inspecteur nommé Ethan Thomas……….il aimait la nature, les endroits verdoyants, le calme, les soirées tranquilles-pépères au coin de la cheminée, mais manque de bol ce jour là il avait une affaire de meurtre bien glauque sur les bras.
Bienvenue dans Condemned, (développé par le studio Monolith et distibué par Sega) jeu d'ambiance survival Horror.
Vous allez dire « quoi encore un fps sur la console à billou » et je vous répondrai oui mais ….pas tout à fait.
En effet, même si la vue est bien en First Person Shooter, le gameplay est assez différent des FPS actuels. Le personnage ne court pas bien vite, il est plutôt svelte comme un Hamburger bien gras de chez Ma* D*, il ne dispose pas de tout un arsenal d’armes modernes à fort pouvoir destructeur. Non rien de tout cela, un bon 45 secondes au 100 mètres et une canalisation ramassée par terre en guise d’arme et basta. Bref un gars normal.
La prise en main est donc très facile d’autant que le premier chapitre n’est pas avare en conseils pour maîtriser les fonctions de bases.
D’ailleurs, parlons-en de ce premier chapitre, car il nous plonge directement au coeur de l’horreur avec une mise en scène du crime digne du film Seven. Cette scène sert avant tout à nous plonger dans l’ambiance et à expliquer le maniement de tout l’arsenal du parfait détective : appareil photo numérique, portable, détecteur de gaz etc etc.
Vous n’avez pas besoin de réfléchir s’il faut ou pas se servir de tel ou tel accessoire, c’est le jeu qui vous indique d’appuyer sur la touche X pour sortir le bon outil (pas de sous entendus graveleux SVP). Une fois que vous maîtrisez l’utilisation de la touche X (comment ça j’insiste ?) vous partez en pleine recherche d’indices dans des bâtiments ou même avec un loyer à 10 € pour 300m² vous n’iriez jamais habiter.
Vous en profitez pour admirer les effets de lumière que produit votre lampe torche (que vous pouvez éteindre et allumer à loisir pour vous amuser) et là c’est quand même graphiquement très impressionnant, (et dire que ce n’est qu’un jeu de lancement très loin d’exploiter la console ça promet de belles choses pour la suite). Les textures, les effets d’eau, de rouille, bref pleins de détails hyper-réalistes qui nous plongent complètement dans l’ambiance.
Une fois que vous aurez régalez vos mirettes vous pouvez passer à l’étape « et mes oreilles, elles fonctionnent ?? » et là avec l’apparition des premiers adversaires vous pourrez constater que oui. Non content de vous répondre par un beau « FUCK YA !» ils viendront vous voir en se manifestant avec de beaux cris gutturaux. Rajoutez à cela les bruits d’ambiance qui sont eux aussi excellents et vous aurez de quoi vous immerger totalement dans l’aventure. Pour peu que vous branchiez votre console en 5.1 vous allez passer quelques bons moments de trouille. Vous l’aurez compris ce premier chapitre sert de tutorial et d’introduction à l’intrigue.
Direction le second chapitre où vous êtes dorénavant seul contre tous car accusé à tort de la mort de deux de vos collègues. Heureusement vous êtes épaulé par un homme mystère et une collègue qui au fond d’elle sait que vous n’êtes qu’une blanche colombe innocente qui à peur et froid dans ce monde de barbares. Bref démerdez-vous tout seul face à des agresseurs au comportement étrange plus proche du zombie que du cadre costard cravate.
Et c’est là que ça se corse, ils sont bien agressifs ces gars-là, mention spéciale à l’IA qui se comporte divinement bien, vos agresseurs se mettent à s’agresser entre eux, réagissent vite à vos attaques, voir de manière bien fourbe vous frappe lorsque vous avez le dos tourné (les lâches). Quand en plus, vous n’avez à votre disposition comme arme que des tuyaux et autres planches à clou que vous pourrez ramassez lors de votre périple, attendez vous à des combats au corps à corps plutôt musclés (et parfois revolver et autre fusil à pompe trouvés dans les décors ou sur des adversaires mais bon c’est plus rare et moins fun que d’utiliser des éléments du décors).
Et n’essayez pas de fuir car, et c’est là un petit coup de gueule, la commande de course est hyper mal foutue on est obligé d’appuyer sur le stick gauche en même temps qu’on le dirige pour avancer, bref c’est très mal pensé.
Durant votre enquête vous traverserez plusieurs environnements (bâtiments, métro, sous-sols, centre commercial désaffecté, etc, etc...) bien crades et toujours infestés de gens bizarres, une atmosphère de survie bien présente toute au long de cette aventure, des combats d’une rare intensité et malgré une partie investigation assez limitée par le coté dirigiste de l’utilisation des gadgets High-tech. Quand à la durée de vie il faut compter environ une dizaine d'heures pour l'intrigue principale, ce qui reste dans la moyenne de ce type de jeu, mais vous pouvez rajouter encore une poignée d'heures en plus si vous voulez terminer tous les objectifs annexes qui consistent à trouver des objets tels que des oiseaux morts, des pièces, des consoles xbox360 etc etc. Niveau rejouabilité je pense q'une fois terminé l'interêt est quasi nul, mise à part pour refaire l'aventure au niveau de difficulté maximum si vous vous sentez le courage. Vous l'aurez compris ce titre est une excellente surprise et un réel hit pour le line- up de départ.
Je ne saurai trop vous conseiller de jouer dans le noir ou la pénombre avec le son assez fort pour éprouver des sensations fortes dignes des grands films d’horreur. Sursauts garantis.
Pour chipotter, on pourrait toujours dire que les agresseurs sont un peu taillés à la serpette mais à mon avis, et ça n’engage que moi, c’est une volonté du studio afin de ne pas rendre le jeu trop réaliste non plus, car il faut bien l’avouer, si l’on avait eu des personnages plus vrais que nature à tabasser, le jeu aurait été difficilement supportable à regarder.
Pour une fois je suis assez d’accord avec la classification 18 ans et plus.