Turok fut une référence sur Nintendo 64 mais, malheureusement, que sur cette console. Les autres opus avaient fait des flops retentissants et avaient amené à la licence une désastreuse réputation… Désireux de se faire connaitre, le studio Propaganda (les développeurs de Turok) ont voulu redorer le blason de cette série après 10 ans de perdition. Et vous découvrirez à travers ce test si leur pari est réussi… ou pas.
Chasseur chassé ?Vous incarnez donc Joseph Turok, un ancien prisonnier devenu membre d’une escouade d’élite, et votre mission consiste à traquer et ramener votre ancien mentor, Roland Kane, pour le traduire en justice. Mais comme tous les bons développeurs de FPS aiment bien faire monter la pression et mettre le joueur bien profond dans la m...., Propaganda décide qu’une jolie roquette viendra accueillir le vaisseau spatial dans lequel notre bel Iroquois se pense en sécurité. S’en suis une série de jolies explosions qui vous amèneront hors de ce tas de ferraille et vous exposera au beau soleil d’un monde inconnu mais très peuplé... Et la faune de cette planète n’est pas sans rappeler un certain parc d’attraction fictif assez célèbre mis à part que là, c’est vous l’attraction ou plutôt la chèvre, si vous me suivez... M’enfin rien ne vous empêche de folâtrer un peu pour admirer la flore qui vous entoure. De ce point de vue là, l’Engine Unreal 3 fait du bon boulot et les environnements sont détaillés et agréables à regarder. Ce n’est pas ce qui se fait de mieux dans le genre mais ça suffit amplement à vous plonger dans le bain de cette jungle humide d’eau et de sang. Effet renforcé par le soin qui a été apporté à la bande-son du soft qui retranscrit à merveille les petits sons que l’on est en droit d’entendre dans les différentes parties de notre périple. Périple qui nous emmènera à travers des décors plus ou moins variés, le plus souvent en pleine jungle rocailleuse, vous aurez aussi droit à des tunnels sombres et des bases militaires. Les effets météorologiques sont du plus bel effet et renforceront encore plus l’immersion. Outre les paysages, les différentes ‘peuplades’ sont sûrement ce qui a été le plus soigné. Vous découvrirez à travers le jeu différentes sortes de dinosaures dont certains seront issus de ce que le monde connait et d’autres de l’imaginaire des développeurs. Ces mêmes races verront leur pigmentation (la couleur de leur peau) évoluer de manières différentes suivant leur environnement, du simple vert en jungle au gris des roches en passant par une sorte d’albinisme en milieu clos et sombre. Les humains, par contre, ont eu moins de chance et sont très peu, voire pas du tout différenciés, et ils rappelleront d’ailleurs bizarrement un autre FPS, Killzone. D’ailleurs en parlant d’eux ...
I. A . : Intelligence artificielle ou anthropologique ?C’est là que la question est déroutante. Car l’I.A. du jeu est assez erratique dans le déroulement du jeu. Pour les dinos, pas de soucis, leur but premier étant de vous bouffer le plus vite possible, n’hésiteront à aucun moment à vous foncer dessus malgré le déluge de plombs qu’ils prennent. Et d’ailleurs, ils sont costauds ces bougres. Le plus simple est de les aligner au couteau de chasse. Oui oui bien le couteau ridicule qu’a tout bon soldat sur lui. Je vous parlerai de ça un peu plus loin . Ces gentils reptiles vous donneront d'ailleurs pas mal de fil à retordre car ils bougent vite, ont la fâcheuse tendance de vous renverser, voir même de vous sauter à la gorge. Action qui déclenchera d'ailleurs un mini-game ou vous devrez taper comme un barje vos gâchettes et/ou sticks pour repousser le trou puant qui leur sert de gosier. Mais ils ont quand même leur faiblesse car vous pourrez les utiliser pour foutre le boxson dans les lignes ennemies en les attirant avec une fusée éclairante ou en les dérangeant quand une troupe adverse passe près d'eux. Et ces mêmes troupes sont celles qui possèdent l'I.A. la plus déroutante, car elle penchera de façon inattendue vers celle d'un homme de combat qui se cache, vous tire dessus, attire votre attention pendant que d'autres tentent de vous flanquer voire de vous prendre à revers ; ou de celle qui se rapproche du reptile en restant au beau milieu de votre réticule tout en vous chargeant. Chose surprenante qui changera du tout au tout : la façon dont se déroule l'action d'une mort à l'autre du perso principal. Pour le reste, le gameplay reste assez classique pour un FPS avec la panoplie d'armes assez bourrines qui va avec. Et pourtant, Propaganda a pensé en joueurs de FPS les plus fourbes, ceux qui aiment le camouflage et les morts silencieuses, en incluant les deux armes les plus puissantes du jeu qui, si vous vous débrouillez bien, vous permettront d'abattre un ennemi en un seul coup. Je parle bien sûr de l'arc et du couteau. L'arc vous donnera l'avantage à longue distance en abattant les soldats adverse sans répit, la gâchette est d'ailleurs utilisée de façon analogique pour bander (je vous vois rire niaisement là...) la corde de l'arc. Donc plus vous enfoncerez la gâchette, plus vous banderez (non mais je vous jure...) la corde de l'arc pour lui donner un max de puissance. La flèche aura d'ailleurs un petit effet déco en clouant de façon littérale les victimes aux murs et autres surfaces. Pour le couteau, vous aurez là aussi la possibilité d'éliminer discrètement et d'un seul coup. Sûrement la meilleure façon de se débarrasser des dinosaures. De plus chaque arme possède un tir secondaire, le fusil à pompe tire une fusée éclairante permettant d'attirer les dinos à un point précis, l'arc tirera des flèches explosives, etc.
Soliste, Quatuor ou philharmonique ?Là est la grande question. Il est clair que le jeu a été développé sur l'axe du solo et que le multi-joueurs n'est venu se greffer qu'en fin de projet. Le solo vous prendra une dizaine d'heures dans le mode de difficulté normale, sachant qu'il en restera deux au-dessus pour les plus acharnés. Il s'avère assez linéaire bien que la plupart des zones extérieures vous offriront deux, trois chemins différents. Au contraire les zones sous terre donnent l'impression par moment de faire la queue à Disneyland. Pour le multi, vous aurez droit aux classiques modes en vigueur dans pratiquement tous les FPS du moment, du deathmatch en solo ou en équipe, de la capture de drapeau en temps réel ou en différé où vous devrez soit défendre soit attaquer. Viendra en sus un mode qui n'est pas sans rappeler le mode Bombe de Counter Strike où vous devrez, en attaque, ouvrir le container contenant la bombe puis la planter à l'endroit indiqué ou l'en empêcher si vous êtes en défense. Et petite cerise sur le gâteau, il y aura un mode coopération où quatre joueurs maxi pourront affronter l'I.A. sur 4 maps distinctes avec des objectifs propres.
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