Shadowrun, vous connaissiez peut être le Jeu de Rôle (JDR pour faire plus court) et bien voici le jeu vidéo. Créé par la branche « jeu vidéo » du créateur du JDR original on pouvait s’attendre à une adaptation bien fidèle et bien foutue. Quand en plus on sait que ce titre à été choisit par
Microsoft pour promouvoir son nouveau concept de Live Anywhere on était en droit de s’attendre à un titre fignolé aux petits oignons.
Alors pari réussi ? Pas si simple. Tout d’abord, il faut savoir que
Shadowrun ne s’adresse qu’aux possesseurs d’un Abonnement Gold au Xboxlive. Mis à part le mode entraînement, qui fait office de gros tutorial et d’un pseudo mode solo contre des Bots, le jeu est entièrement multijoueurs. Pour situer un peu le background il faut savoir que dans le futur la magie a retrouvé ses lettres de noblesses. En plus de la technologie futuriste, elle permet aux combattants d’user de sorts pour prendre le dessus sur leurs adversaires. Pour faire simple on se retrouve avec deux groupes la RNA et le LINEAGE. Deux groupes c’est bien mais encore faut-il qu’ils aient chacun leurs propres caractéristiques. Dans le cas Shadowrun on y retrouve exactement les mêmes personnages avec les mêmes caractéristiques, dommage.
Choisit ton camp camarade : Comme je vous le disais le jeu commence avec un gros tutorial qui permet d’appréhender toutes les techniques d’interfaçage et de magies disponibles dans le jeu. En vrac on peut planer grâce à de petites ailes rétractables, voir à travers les murs, faire pousser un arbre de résurrection, soigner ses camarades, se téléporter, se transformer en fumée, invoquer une créature qui obéira à vos ordres, etc etc….
Une fois les techniques de bases apprises on découvre les 4 races différentes qui peuplent le jeu : l’humain, le nain, le troll et l’elfe. Ils possèdent bien évidemment chacun leurs caractéristiques propres. L’humain est moyen partout ; le nain est résistant, lent mais il peut absorber l’essence (qui est la substance permettant la magie) des ennemis les privant ainsi temporairement de leur capacités magiques ; le troll est comme à son habitude un gros bourrin coriace mais hyper lent ; et l’elfe plus fragile mais hyper rapide. On retrouve donc ici le bestiaire propre à l’univers « héroic Fantasy ». Cependant comme tout bon Fps qui se respecte il faut de bonnes grosses armes. C’est donc sans surprise que l’on a à disposition un pistolet, un fusil à pompe, une mitraillette, un sniper. Et sans oublier le Katana pour découper à la manière d’un boucher ses petits ennemis préférés.
3....2...1.....abracadabraVoilà en gros les bases de posées, maintenant passons aux modes de jeux : que du classique ma bonne dame, mais aussi très peu nombreux puisque l’on retrouve 3 modes sur 9 cartes. « Exctraction » qui consiste à ramener l’artefact dans votre camps, le mode RAID est une variante dans laquelle il faut aller chercher l’artefact dans le camps ennemi pour le ramener chez vous, et enfin le dernier dénommé Usure qui est un bête deathmatch par équipe.
Les parties sont basées sur le même concept que Counter Strike à savoir qu’il faut en début de partie acheter les magies, techniques, et armes dont vous disposerez pour les manches. Ces dernières sont d’ailleurs assez courtes du fait qu’il n’y a pas de respawn, mais heureusement si un de vos coéquipiers a pensé à prendre le sort résurrection, vous pourrez ressusciter. Cependant si votre résurrecteur meurt à son tour vous allez mourir à petit feu d’une belle hémorragie. Tout l’intérêt du jeu par équipe est donc de bien s’entendre sur qui fait quoi au début de la manche. Autant vous dire que si vous jouez trop perso vous ne ferez pas long feu.
La prise en main effectuée grâce au tutorial, vous allez affronter crânement vos ennemis sur le live et là ça se complique. Tout d’abord il faut vous armer de patience pour trouver une partie, non pas que personne ne joue au jeu, c’est juste que la recherche est très longue avant de trouver de quoi se mettre sous la dent.
Heureusement qu’une fois dans un groupe le réseau fonctionne très bien sans lag ni ralentissement. Une fois la partie lancée on se retrouve avec une maniabilité est assez bonne. Cependant les combats sont assez fouillis, l’animation des personnages fait assez pitié, et le level design de certaines cartes est loin de faire ses preuves. Néanmoins si l’on tombe avec une équipe qui s’entend un minimum on peut réussir quelques coups d’éclats qui font passer temporairement la pilule.
Si vous rajoutez à cela que dans le feu de l’action les manipulations pour choisir les sorts et comment les affecter aux boutons ne sont pas des plus aisées, vous vous retrouvez avec un jeu un peu bancal. Ah j’allais oublier, mettez vos lunettes car pour ma part j’ai trouvé assez difficile de distinguer les joueurs amis des joueurs ennemis. Les différences de couleur ne sont pas si tranchées et en plus comme les mêmes races sont disponibles dans les deux équipes, ça n’arrange pas les choses.
Graphiquement heureusement ça tient plutôt la route, des couleurs vives (un peu trop parfois) des décors assez réussis, pas de ralentissements, rien qui vous étonnera mais rien non plus d’extraordinaire.