Tales of Vesperia est le premier jeu sur
Xbox 360 qui a permis à la console de
Microsoft de battre sa concurrente dans les ventes japonaises. Pour cause, la série des
Tales of connaît un franc succès auprès des fans de RPG. L’attente d’un nouveau titre de cette série est semblable à celle d’un
Final Fantasy. C’est toujours
Namco Bandaï, depuis 1995 et
Tales of Phantasia sur
Super Famicom l’ éditeur des jeux développés par la
Wolfteam, que l’on connaît maintenant sous le nom du studio
Namco Tales.
En Europe, c’est principalement depuis
Tales of Symphonia sur
Gamecube et
Tales of the Abyss que la série connait le succès. A quoi faut-il s’attendre avec ce
Tales of Vesperia, sorti cet été au Japon et aux Etats-Unis, et prévu maintenant pour le printemps 2009 en Europe ?
Tales of ScénarioTales of Vesperia se déroule sur la planète de
Terca Lumireis. Les humains, qui y vivent, utilisent d’anciennes technologies d’une civilisation disparue appelée
Blastia. Ces dernières ont un large panel d’utilisation, allant de l’approvisionnement en eau à la possibilité de déplacer des véhicules et d’ériger des barrières magiques autour des villes.
Le monde de
Terca Lumireis est divisé par deux puissances, celle des Guilds et celle des Knights. Ces derniers agissent principalement pour l’empire, la royauté et les nobles, alors que les différentes Guilds ont été créées pour pallier le manque d’aide apporté par les Knights au reste de la population.
Yuri Lowell, le personnage principale du jeu a quitté les Knights, mécontent de la façon dont ils traitaient les citoyens. Le jeu débute lorsque que l’
aqua blastia des bas quartiers est volée, privant d’eau la population. Parti s’expliquer avec le voleur, notre héros et
Repede, chien de combat fumant la pipe, finissent par s’attaquer à un noble.
Yuri se retrouve enfermé dans le château impérial dans lequel il rencontre
Estellise, qui tente de s’enfuir et de retrouver
Flynn, capitaine d’une brigade de Knights et ami d’enfance de
Yuri. Elle rejoint finalement ce dernier et tous deux partent à la recherche à la fois du voleur et de
Flynn.
Le groupe s’agrandira très vite avec la venue de
Karol et de
Rita. On apprend, par ailleurs, qu’
Estelle utilise ses magies sans l’aide de
blastia car elle est le
Child of the Full Moon, le poison qui apportera la destruction à la planète !
Tout est dans le combatLes habitués le savent déjà, mais
Tales of Vesperia, tout comme
Star Ocean, est un jeu qui vous fera passer des heures en combat dans des donjons plus tordus les uns que les autres. Que vous soyez sur la carte du monde ou à l’intérieur des donjons, vous aurez la possibilité de voir vos ennemis, et donc de choisir si vous les affrontez ou non. Si deux ennemis sont assez près l’un de l’autre à l’écran, vous aurez la petite nouveauté appelée l’
Encounter Linking, et vous aurez donc dans ce cas deux groupes de monstres à affronter. Grâce à ce système, vous pouvez vite faire grimper votre expérience car la récompense vaut le challenge. Mais si vous ne faîtes pas attention, vous renforcerez la difficulté de certains combats.
La série des
Tales of s’est toujours démarquée de la concurrence par le système de combat en temps réel, et
Tales of Vesperia suit bien entendu cette règle. Il reprend le système de combat de
Tales of The Abyss avec un nom barbare à souhait (Evolved Flex-Range Linear Motion Battle System, avouez que ça claque) grâce auquel vous pouvez bouger en toute liberté sur le terrain de combat en maintenant un bouton enfoncé, et de façon linéaire dans le cas contraire.
Le jeu étant en temps réel lors des combats, les membres que vous ne dirigez pas sont donc contrôlés par la console. Vous pourrez configurer le placement qu’ils tenteront de garder contre les ennemis, les limites d’utilisation de techniques, appelées
Arts ainsi que celles que pourra lancer le personnage. Autre point intéressant : vous pouvez paramétrer certaines macros qui ne s’enclencheront que dans certains cas précis. Enfin vous aurez toujours la possibilité de faire exécuter manuellement une action à n’importe quel personnage sur le terrain de combat et même de totalement changer son équipement pour contourner les défenses de certains ennemis.
Certains pourront avoir une petite appréhension en pensant que trois personnages sur quatre lors de combat sont dirigés par la console. Mais on s’étonne de l’efficacité de ceux-ci dans les paramètres de base et encore plus quand vous les aurez configurés pour agir de la façon dont vous jouer.
Concernant le maniement du personnage, vous bougez avec le joystick, frappez avec le bouton B et lancez vos
Arts avec la touche A associée à une direction. Le plus choquant pour un RPG vient du fait que vous déclenchiez vos propres phases de défense en appuyant sur X. Tout ce gameplay donne vraiment une vie au titre. Les combats contre les boss nécessitent d’exploiter totalement le gameplay si vous comptez sortir victorieux.
Concernant les
Arts, ceux-ci sont divisés en plusieurs catégories, allant de l’attaque spéciale à la limite enclenchant une petite séquence animée façon manga. Vous avez aussi la possibilité d’effectuer une attaque qui tuera instantanément un ennemi en appuyant sur la gâchette droite au bon moment. Tout ceci a beau être assez déroutant à l’écrit, tout vous est expliqué dans le jeu lors de combats tutoriels.
Enfin, même si
Yuri est le personnage principal, vous aurez la possibilité de choisir lequel des quatre membres de votre groupe présent sur le terrain répondra à vos ordres. On obtient un gameplay qui, même s’il est similaire sur les bases de déplacements et autres gardes, change totalement votre façon d’attaquer et d’enchaîner techniques et combos. Vous n’irez surement pas au corps à corps avec votre magicienne mais préfèrerez charger vos sorts, tandis ce que vous attaquerez à distance avec votre archer et ne frapperez vos ennemis de près que s’ils vous tournent le dos. Bien entendu, chaque personnage a un genre de limite avec la séquence animée, et c’est un réel plaisir de les découvrir et de voir leurs efficacités pour réduire à néant les barres de vie des boss.
Un des gros avantages lors des combats est de pouvoir changer à n’importe quel instant un voire les quatre membres formant votre groupe d’attaque, leur équipement et les techniques à utiliser en combat ! Les amateurs apprécieront le fait de ne pas avoir, lors de rencontre avec un boss affilié à un élément inconnu de pouvoir ainsi empêcher les magiciens de lancer les
Arts basés sur cet élément et d’équiper des armes de l’élément opposé sur les personnages centrés sur les attaques physiques. Et oui, adieu le je charge ma partie parce que je ne suis pas préparé…mais bon c’est une marque de fabrique des
Tales Of.
Comme dans les précédents,
Tales of Vesperia vous permettra d’atteindre le niveau 200 ce qui, pour les personnes voulant l’atteindre, sera déjà un gage d’une durée de vie excellente ! Comme dans tout
RPG, les statistiques de vos personnages augmenteront et vous gagnerez de nouveaux
Arts encore plus dévastateurs et vous permettant d’atteindre un niveau de combos effrayant.
La force du système d’évolution de ce jeu vient de l’apprentissage de
Skills. Dès le début du jeu vous pouvez équiper pour chacun de vos personnages une arme primaire et une arme secondaire. Chacune d’entre elles, en plus d’améliorer vos statistiques, vous permettra d’apprendre ces
Skills en enchaînant un certain nombre de combats. D’un côté, un level d’expérience gagné vous donne des
Skills Point que vous pourrez utiliser ensuite pour équiper tel ou tel
Skill. De l’autre, les armes dont vous équipez vos personnages équipent automatiquement les
Skills. Autant vous le dire tout de suite, les
SP ne sont bien entendus pas infinis. Il vous faudra jongler entre ceux que vous pouvez dépenser pour avoir tel ou tel compétence activée (avouez que c’est quand même bien que vos personnages puissent profiter de la
guard ou d’un boost de vie), et ceux que vous pouvez équiper par le biais d’armes et enfin s’il n’est pas préférable pour certains personnages d’être mieux équiper en armes qu’en
Skills.
Autre point fort pour la durée de vie, les armes seront pour la plupart disponibles dans les donjons que vous devrez explorer à fond ou dans lesquels vous devrez revenir une fois un objet ou une nouvelle compétence acquise et que la majorité sera disponible dans un système de forge des plus complets. Autant dire qu’obtenir la dernière arme du jeu ne sera pas possible en moins d’une soixantaine d’heures (en étant très optimiste si vous êtes un habitué du jeu et que vous le connaissez par cœur, c’est peut être possible).
A fairy Tales OfDepuis sa creation, la série des
Tales Of a eu une relation des plus étroites avec l’animation japonaise. Depuis le tout premier
Tales of Eternia sorti sur
Playstation et en animé dans une histoire parallèle au jeu, la série a basé ses graphismes sur les dessins japonais en proposant toujours des introductions dignes des plus grands studios d’animation. D’entrée, vous serez ainsi dans l’ambiance et une fois les
cut-scene lancées, quel plaisir de voir un jeu fourmillant de détails autant sur les décors que sur les personnages.
Il faut le dire clairement, le jeu est beau, fluide et très coloré. Le choix des couleurs dans
Tales of Vesperia rappelle la palette de
Eternal Sonata dans les contrastes lumières ténèbres. On peut passer de l’orée du bois où les oiseaux chantent gaiement à la sombre forêt infectée par la mutation de la faune locale. Certains environnements font vraiment rêver par le cadrage de la caméra et les différents effets visuels utilisés dans cet environnement entièrement en
cell-shading.
Un autre point fort pour les graphismes de ce jeu vient des combats. Si vous serez déjà impressionné par l’animation de vos personnages et les détails qui fourmillent sur leurs équipements, vous le serez encore plus par les différents
Arts que vous aurez la possibilité d’utiliser. Vos adversaires ne seront pas sans reste eux aussi : du plus petit monstre au plus gros, la faune de
Tales of Vesperia est un plaisir à affronter tout comme les boss.
Que ce soit ceux que vous rencontrerez durant le déroulement de l’histoire principale où les boss des quêtes secondaires et des donjons secrets, apprêtez vous à des combats qui vous en mettront plein la vue face à des créatures redoutables et mythiques.
Les détails en combat fourmillent pour qui sait jeter un œil attentif, petite mention d’excellence, pour ma part, quand vous contrôler
Rita la magicienne de votre groupe. Celle-ci fera apparaître un cercle de magie et ses glyphes pendant le chargement d’un sort d’attaque, forcément, ça fait son effet. Encore dans les détails, les CG (images) animés de vos personnages en bas de l’écran lors des combats, vos équipements apparaissent sur votre personnage en combat avec la possibilité de revêtir des accessoires pour personnaliser votre équipe : rien de plus drôle que de voir votre mage noir avec des ailes de démons, votre mage blanc avec une tenue angélique et
Repede, votre fidèle compagnon à poil monté par une peluche à l’effigie d’un de vos personnages.
La bande son de ce nouveau
Tales Of vient du maître
Motoï Sakuraba (merci pour la dédicace Asa) et les différents thèmes sont tout ce que l’on demande à un jeu de cette trempe, tout à fait dans le ton de l’action à l’écran. Il est difficile de mettre à défaut la bande son du jeu qui suit de façon juste le déclin de votre héros ou la remise en cause de l’existence d’
Estellise sur cette planète. De même les différents bruitages parsemés tout le long du jeu vous font, comme j’ai l’habitude de le dire, vivre ce jeu !
Le doublage anglais de la version que j’ai reçu était de très bonne facture et c’est très rare de trouver des fautes de sens dans l’enchaînement des phrases et des sous-titres. Reste que c’est ici la version américaine/japonaise du titre et que le même soin devrait être apporté pour la version européenne.
End of the TalesLe jeu vous proposera dès le début plusieurs modes de difficultés allant de simple à difficile (en pensant qu’un dernier mode n’apparaîtra qu’une fois le jeu terminé en hard). Les débutants ou personnes non-habituées à la série devront commencer par la case « facile » car même si dans ce mode l’évolution se fait de façon aisée, les combats contre certains boss nécessiteront néanmoins un début de maîtrise du jeu. Le mode hard propose dès le début du jeu un réel challenge ne serait-ce que dans des combats contre des monstres de base. Il faudra absolument maîtriser les différents combos, techniques de combats et de protections, les stratégies d’équipe et à tout moment dans le combat, changer les attitudes des personnages qui vous accompagnent pour pouvoir surmonter les épreuves du jeu !
Malgré tout, l’histoire principale en parcourant pleinement les donjons et en oubliant les quêtes annexes pour aller directement à la fin du jeu en mode facile vous prendra facilement une quarantaine d’heures ! Autant dire qu’en faisant cela, vous serez totalement passé à côté de votre jeu et qu’il faudra revoir votre façon de jouer.
Le jeu par son système de combat, ses difficultés, ses nombreuses quêtes annexes (avec bien entendu l’arène et les courses que l’on retrouve dans tout
RPG), son système de forge et les donjons cachés qui se débloquent une fois le boss final vaincu, tout ceci vous tiendra en haleine pour une durée de vie qui dépendra du point jusqu’où vous oserez allez. Pour ma part, une sauvegarde atteint d’ores et déjà les 130 heures de jeu en difficultés hard sans avoir atteint la moitié du jeu avec encore une montagne de défis à relever…que du bonheur !
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Détails
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Graphismes
A aucun moment le jeu n’est pas un délice pour les yeux. On peut toujours chipoter en disant que les terrains de combats son vides et plats et que trop peu de séquences d’animation sont dans le titre, mais c’est vraiment chercher des poux à un titre aux graphismes soignés, aux menus clairs et au chara-design somptueux. Un conseil, allez voir l’écran statut des personnages et admirez les artworks de vos personnages…splendide ! | 9/10 |
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Durée de vie
Pour un jeu tenant sur un seul et unique DVD, offrir une trentaine d’heures de jeu dans la difficulté la plus basse et en « torchant » l’histoire principale sans rien faire à côté est des plus honorable. Reste que les vrais joueurs relèveront les différents défis proposés par le jeu pour atteindre un nombre d’heures de jeu en trois chiffres ! On ne s’ennuie pas dans ce jeu, et si jamais vous commencez à trouver les combats redondants, changez de personnage et explorez une nouvelle façon de combattre ! | 9,5/10 |
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Le son
La bande son, les bruitages et les doublages méritent largement une note de 9/10 pour ce jeu, mais je la laisse à 8 car j’aurais aimé pouvoir profiter des voix japonaises malgré tout comme dans un Blue Dragon. D’autant qu’elles sont incluses sur le DVD…snif.
Comme vos yeux avec les graphismes, vos oreilles ici seront régalées par des thèmes magnifiques. Et mon dieu, mais quel opening pour ce jeu !!! | 8/10 |
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Xbox Live
Des contenus téléchargeables pour ceux qui ne souhaitent pas faire les quêtes annexes donnant accès à certains bonus.
Pour le multi-joueurs, vous aurez la possibilité comme dans tout Tales Of d’avoir vos amis dirigeant les autres membres de votre groupe de combat. | /10 |
Conclusion
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Dans un contexte où le manque de RPG (nippon) neuf peut se faire sentir sur la console de Microsoft, Namco-Bandaï a su frapper où il fallait en sortant Tales of Vesperia. Digne successeur de ses aînés, Tales of Vesperia est certainement un des meilleurs épisodes de la série reprenant les bases en les actualisant sur console next-gen. Tales of Vesperia profite du savoir faire de Namco-Bandaï pour nous servir un jeu sans réel défaut que ce soit au niveau des graphismes, de la bande sonore et du gameplay. Un sans faute si vous vous investissez dans le jeu pour relever le défi des différents modes de difficultés et des quêtes annexes. Une valeur sûre pour les jeu de rôle sur Xbox 360, malheureusement toujours prévue pour ce printemps en Europe mais qui fait plus que mériter sa place à côté de votre Star Ocean en attendant l’année 2010 pour peut être, un Final Fantasy. Attention malgré tout, Tales of Vesperia tout comme Star Ocean, est un RPG qui vous fera combattre sans cesse, même si le gameplay se renouvelle en changeant de personnage c’est en combat que vous passerez la majeur partie du jeu ! |
9/10 |

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| + | + Les graphismes + Le système de combat + La forge, le système de Skills + Les quêtes annexes et leur apport en secret + Les rapports entre les personnages, certains dialogues hilarants
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- | - On aurait encore demandé plus de profondeur sur les personnages dans certaines idées trop vite exploitées - Pas de possibilité de mettre les voix originales - Toujours pas de date définitive pour la sortie européenne, on a vraiment l’impression d’être lésé - Trop peu de séquences en animation
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