Tout juste 2 ans après la sortie de
TOCA race driver 2, voici que pointe son nez la suite de ce jeu devenu un classique en matière de jeux de courses tant par sa diversité que par sa qualité graphique. Après de nombreuses rumeurs sur une éventuelle sortie sur Xbox 360 démenti par les développeurs quelques semaines avant la sortie du jeu, c’est donc sur Xbox première du nom que ce titre est disponible et aucun portage ne sera prévu pour cet épisode. Il faudra donc attendre
TOCA race driver 4 ou un patch de rétrocompatibilité pour jouer à un TOCA sur notre bonne dame blanche. Mais ce jeu vaut il la peine de sortir sa vieille Xbox du placard c’est ce que nous allons voir.
Avant tout, je vous propose quelques chiffres qui vaudront mieux qu’un long discours. Pour rappel,
TOCA race driver 2 proposait 15 disciplines, 35 voitures différentes, 50 circuits. Pour
TOCA race driver 3 on note la présence de 35 disciplines, 70 voitures et plus de 80 circuits ! Voilà en 2 lignes comment justifier qu’il ne s’agit pas d’une simple suite. Mais rassurez vous, il ne s’agira pas du test le plus court de l’histoire de xbox360france, je vais quand même vous en dire un peu plus. Bon tout d’abord commençons par parler de l’atout majeur de cette série, à savoir la diversité des championnats.
En effet, depuis le premier race driver le nombre de championnat a quasiment doublé à chaque nouvelle version, et on commençait à entendre dans les couloirs que le troisième volet aurait du mal à élargir davantage la gamme de championnat sans amputer un ou plusieurs éléments phare du jeu comme le côté simulation du pilotage ou le moteur graphique qui proposait une gestion des dégâts encore jamais atteinte. Et bien que cette mauvaise langue aille baver ailleurs car tout ceci n’est que foutaise ! En effet, l’apparition des nouveaux championnats que sont par exemple : le Karting, le Monster Truck, la F1 (des années 80 et 90),… n’as en rien changé la ligne de conduite du jeu. Et oui, la jouabilité est toujours fidèle à l’ancienne édition avec un côté simulation peut être un peu moins poussé qu’un Forza au niveau des réglages mais rien à voir avec un
PGR 3 : un virage pris un peu trop vite vous sera très dur à rattraper et chaque discipline possède son type de conduite. Effectivement, on ne conduira pas un kart de la même façon qu’un camion ou qu’une alpine en rallycross.
Cependant même si les développeurs de TOCA ont toujours réussi a transposé le rendu des courses sur bitume son point faible a toujours été les courses sur terre où le rendu est plus qu’hasardeux sur certaines disciplines comme le rallye dans
race driver 2 pour ne citer que ce championnat. C’est donc avec un peu de crainte que je me suis aventuré avec non moins de retenu vers les épreuves types rallye cross, buggy, rallye,…. Et bien, autant le dire tout de suite messieurs de chez
Codemasters : « Vous avez encore du bouleau pour que le rendu du pilotage sur terre soit au niveau de celui sur bitume ».
Malgré tout, on sent déjà qu’un gros effort a été fait puisque ces courses qui étaient injouables sur le
race driver 2 sont dans cette nouvelle édition devenu plus agréable à jouer mais le rendu reste un peu trop proche d’un jeu d’arcade à mon goût. Bien sûr niveau sonore rien à dire, on entend les mottes de terre qui heurte votre carrosserie lorsque vous faites de gros dérapages dans la terre et les voitures se salissent allègrement. Passé cette première amélioration qui même si elle n’est pas encore aboutie permet enfin d’apprécier les courses sur terre passons au second point noir de l’édition précédente. Celle-ci concerne les courses de monoplace qui était déjà présentes sur
TOCA race driver 2 mais en moins grand nombre puisque l’on avait le droit à de la
Formule Ford et de
l’Indy car mais ces deux épreuves était elle aussi assez mal rendu.
En effet, dans
race driver 2 les monoplaces avait un comportement trop poussé qui les faisaient partir en tête à queue dès la moindre erreur de régime et autant dire que les courses qui duraient plus de 3 tours était l’enfer des nerfs.
Race driver 3 propose donc une multitude de courses de monoplace en passant par la formule Ford, la formule 1000, 3000, la F1 des années 30-40,60, 70 et enfin pour les années 80 et 90 la présence de la licence
Williams F1. Ces nombreuses épreuves de monoplace m’ont donc fait extrêmement peur mais après quelques tours de circuit….. se fut du bonheur, le travail effectué par les développeurs on rendu ces championnats plus jouable et très sein au niveau du comportement, bien sûr vous partez en tête à queue si vous prenez un virage tout rapidement mais ces voitures ont gagnées en stabilité un peu comme ci on avait fait des réglages sur les ailerons entre les deux versions, cependant gare à vous car une monoplace reste une monoplace et un bisou avec le mur fera volé vos roues et la course sera terminée.
Concernant toutes les autres épreuves sur bitumes, DTM, cup
Clio,
Honda NSX,
Honda Civic ancien et dernier modèle 2006, V6 supercars, Cup
Ultima GTR,….j’en passe et des meilleures. Vous aurez par types de voitures un type de conduite qui lui est propre et qu’il faudra dompté.
On a parlé des voitures mais il faudrait peut être penser à les sortirs du garage et parler un peu de l’autre aspect important : les circuits. Comme je vous le disait en introduction, on passe de 50 à plus de 80 circuits. Tout d’abord, sachez que tous les circuits présents dans
TOCA race driver 2 sont présents dans
race driver 3 et on été entièrement remodelés avec le moteur graphique qui est sensiblement le même que celui de
TOCA race driver 2. On remarquera tout de même qu’il est un cran au dessus. On voit donc arriver plus de 30 circuits nouveaux pour un tiers d’entre eux, il s’agit de circuits sur terre étant donné l’apparition de nombreuses épreuves de buggy, Monster Truck, et autres bolides en tout genre. Au niveau des spéciales de rallye, on remarquera la présence d’uniquement 3 spéciales en Angleterre assez longues et techniques et surtout très bien modélisé.
Et enfin, l’apparition de nouveaux circuits de F1 comme le circuit du grand prix du moyen Orient et un remodelage du légendaire circuit Belge de Spa, et tous les autres petits circuits nécessaires pour les courses de Karting et de monoplace également utilisé pour d’autres disciplines. Bref niveau circuit, vous aurez tout à vous remettre en tête car les circuits présent sur race driver 2 ont suivi un remodelage pour la plupart et les 30 nouveaux ne sont pas tous de vrai partie de plaisir niveau technique. On regretta l’absence de circuit français comme le Mans ou Magny Court.
Ce n’est pas tout, il faut parler également de l’autre grande spécificité de TOCA qui est bien sûr ces modes de jeu. Fidèle aux anciennes éditions, on retrouve un mode carrière (mode World Tour) avec le coach du race driver 2 qui va encore une fois vous donnez de nombreux conseils pour passez toutes les étapes nécessaires pour devenir LE meilleur pilote. Reprenant le même principe que l’ancien épisode avec un scénario moins poussé mais tout autant complice avec votre coach au caractère bien trempé. Mais ce n’est pas tout,
TOCA race driver 3 offre un nouveau mode de jeu (Mode PRO Career) dont le principe est tout autant intéressant, en effet vous choisissez une discipline parmi : les courses de monoplace, les ovales, le rallye, les courses de voitures de tourisme. Le but étant de partir d’une catégorie la plus facile et de finir par la catégorie reine ; par exemple la discipline monoplace, vous commencez par le championnat de Karting, puis de F1000, puis toute une série pour finir par le championnat de
F1 Williams comportant différents modèles de l’écurie, ceci pour chaque discipline. Ce qui permet lorsque vous êtes bloqué dans un mode d’aller faire quelques courses dans l’autre pour vous permettre d’y retourner à un autre moment.
Bien sur, le jeu comporte également des courses simples et essais libres pour vous permettre de vous faire la course que vous vous voulez avec vous propres choix de circuit et de discipline à condition de l’avoir débloqué soit en mode carrière soit en mode World Tour. Parlons également d’un point tout aussi intéressant comme dans chaque TOCA au début vous n’avez accès qu’à très peu de championnat, mais dans cette édition un petit plus à vu le jour. En effet, au premier démarrage du jeu, celui-ci cherche sur le disque dur de votre Xbox une éventuelle sauvegarde de
race driver 2 vous permettant comme pour vous remercier d’être fan de la série de débloquer un ou deux championnat supplémentaire, histoire d’avoir un petit plus par rapport au nouveau mais bon rassurez vous les nouveaux, vous débloquerez ces mêmes championnats en avançant dans le mode solo. Avec ces modes de jeu et sa multitudes de championnat autant dire que vous allez passez un bon nombres d’heures pour débloquer tout les championnats.
Enfin, parlons de la grosse nouveauté qui permet de résoudre un problème présent dans l’ancienne édition. Rapellez-vous, on pouvait allègrement couper les virages, mettre nos concurrents hors de la piste sans crainte de pénalité. Désormais
TOCA race driver 3 a mis en place un système de drapeau comme dans les courses réelles qui vous donne des avertissements lorsque vous coupez un virage ou que vous avez une conduite dangereuse. Au bout d’un certains nombre de pénalités, vous serez victime d’une pénalité de temps et si cela ne vous calme pas vous pourrez être tout simplement disqualifié autant dire que cela rajoute du piment à la course et vous oblige à conduire propre aussi bien en solo qu’en live. Malgré tout, on regrettera qu’en solo seul le joueur est pénalisé par les drapeaux !
Le mode live du jeu toujours présent jusqu’à 12 avec tout les championnats et une multitude de paramètres à gérer comme bon vous semble, la possibilité de mettre les drapeaux, de faire les qualifications, de mettre les collisions, les conditions climatiques, les arrêts au stand obligatoires, le nombre de tours (jusqu’à 200 pour les ovales)…. Bref, c’est vous qui gérez tout les paramètres de votre partie avec des parties classées pour les acharnés des classements et non classées pour s’entraîner entre potes. TOCA offre donc un mode live irréprochable dont les créateurs de
PGR 3 notamment aurait bien quelques leçons à prendre.