Après nous avoir sorti
Banjo-Kazooie sur le Xbox Live Arcade, la fine équipe de Rare nous propose de prolonger l’expérience avec sa suite issue de l’univers Nintendo 64 :
Banjo Tooie. Avec un genre toujours orienté plate-forme, ce deuxième volet de la série (commercialisé en avril 2001) amène avec lui tout un tas de nouveautés plus surprenantes les unes que les autres. Encore une fois, la question est la suivante : Le jeu vaut-il la peine de dépenser 1 200 MS Pts ? Un indice :
Banjo Tooie fait parti de ces rares titres qui ont sauvé la Nintendo 64 du combat qui l’opposait à la console de Sony : la PS1.
Le jeu commence là ou le premier épisode s’est achevé. Enfin, quelques années plus tard. Car depuis la victoire de Banjo et Kazooie sur l’ignoble sorcière Gruntilda, la vie a repris un cours normal. Mais, (car il y a toujours un mais), les sœurs de la sorcière choisissent le moment où Banjo, Kazooie, Bottles et Mumbo jouent aux cartes pour libérer Gruntilda du rocher qui lui était tombé dessus. Une fois délivrée de cet énorme bloc de pierre, elle remarque que son corps n’est plus qu’un amas d’os complètement poussiéreux. Donc pour retrouver son corps, elle va utiliser une machine qui est capable d’aspirer l’énergie vitale… Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire, je vous laisserai le plaisir de découvrir la suite.

Donc, avant de vous lancer à la poursuite de Gruntilda, vous pourrez vous refaire la main puisque le jeu vous propose un didacticiel des mouvements et attaques que vous avez utilisés dans le premier opus. Bien entendu, cette suite propose un tas d’innovations telles que des phases de FPS où vous utilisez Kazooie comme une arme et des œufs comme munitions. Ce dernier pourra forer certains rochers (Perceuse Bill), tirer en pleine phase de vol… Mais l’ajout (selon moi) le plus important du titre, c’est la possibilité de séparer nos deux compères pour résoudre certaines énigmes… En prenant le contrôle d’un des deux personnages, vous pourrez découvrir de nouveaux coups inédits. Par exemple, avec Banjo, vous avez la possibilité de vous servir de son sac pour attaquer vos adversaires. Quand au « Piaf », vous pourrez déployer ses ailes pour faire voler en éclats tout ennemi qui s’approche d'un peu trop près.
Autre nouveauté intéressante : la possibilité de s’agripper aux parois et autres fissures. Cette très bonne idée permet au jeu de proposer des phases de plate-forme plus diversifiées. Je ne vais pas parler de toutes les nouveautés. Celles-ci sont vraiment très nombreuses, mais sachez que Rare a fait un excellent travail et n’a pas fait une simple copie des commandes du premier opus. On admirera aussi les nouvelles transformations que nous propose Humba Wumba, ainsi ne soyez pas surpris de vous retrouver dans la peau d’un T-Rex, d’un caillou, d’un détonateur pour dynamite… De plus, tous ces rajouts dans le gameplay se réalisent au doigt et à l’œil (mis à part la torpille Kazooie qui est vraiment difficile à contrôler), la manette Xbox 360 se mariant plutôt bien avec ce type de jeu. Et ça, c’est le plus important.
D’un point de vue visuel, ce second opus est toujours aussi haut en couleurs. Un univers Cartoon qui colle parfaitement avec l’esprit du jeu, tout comme son prédécesseur d’ailleurs. Les différentes régions à explorer sont facilement identifiables, et l’apport de la HD gomme toutes les imperfections présentes sur la défunte console de Nintendo : la N64 (ralentissements et autres problèmes de flou). Certes, visuellement ce n’est pas la claque, mais pour un titre qui a presque dix ans, on peut tout de même dire qu’il est agréable à l’œil. Les différents personnages que vous croiserez sont tous charismatiques et leurs mimiques sont vraiment d’excellente facture. On s’étonnera même de certains effets spéciaux qui sont superbement réalisés pour un jeu de cette époque. Comme quoi, la Nintendo 64 en avait dans le ventre…
Cette suite des aventures de
Banjo-Kazooie propose certes moins de niveaux que son prédécesseur, mais Rare a palié ce manque par une diversité plus importante et surtout des niveaux de plus grande taille. Vous voyagerez à travers plusieurs niveaux plus différents les uns que les autres. Vous découvrirez les secrets d’un temple Maya (Temple Mayahem) en passant par les fins fonds d’une mine (La Mine Miroitante), suivi d’un parc d’attraction (Sorcière-Land) et autres niveau aquatiques (Lagon de Jolly Roger) et aériens (Nuages Coucouland). Chose très intéressante, tous les niveaux sont reliés entre eux. C'est-à-dire que vous pouvez prendre le train pour passer directement d’un lieu à l’autre sans passer par le chemin traditionnel (gain de temps) et surtout, les choses que vous faites ont une incidence sur chacun d’eux. Par exemple, dans La Mine Miroitante, vous trouverez un personnage qui recherche désespérément son amie. Et bien pour la trouver, vous devez sortir du niveau et partir tout droit au Temple Mahayem. Et là, vous trouverez effectivement ce personnage, qui est tenu prisonnier au pénitencier. A vous de détruire le rocher qui l’empêche de sortir. Une idée de plus pour ce jeu qui montre l’énorme créativité des développeurs. Bref, comme je vous le disais, la diversité est bien là. Avec ces huit niveaux complètement différents, je peux vous assurer que vous n’êtes pas prêts d’en voir le bout. Car en plus des traditionnelles pièces de puzzle, vous devrez vous lancer à la quête des Jinjo’s, des alvéoles et autres œufs cachés… Sans oublier le mode multijoueur, jouable jusqu’à quatre sur la même console. De ce coté là, rien d’exceptionnel, mais c’est toujours ça en plus, surtout qu’il y a 3-4 modes qui sont vraiment sympa.
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