Bioshock on vous en parle, on vous en montre, on l'attend de pied ferme et tout semble être prêt pour le succès du jeu malgré un multijoueur inexistant.
Tout commence à bord d'un avion, le héro que vous incarnez fume tranquillement sa cigarette en repensant à sa famille, mais comme on le sait, dernièrement les avions ont tendance à se crasher facilement dans les jeux. Vous vous retrouvez donc dans un enfer, une mer de flammes autour de vous, des débris, la nuit et personne qui semble remonter à la surface. Au loin un phare, décidé à ne pas mourrir dans de l'eau glacé, on s'approche de la structure...une porte ouverte, et qui se refermera derrière vous.
L'ambiance et le contexte mettent d'emblée la pression et on se rue pour augmenter le volume et faire le noir complet dans la pièce afin de profiter au maximum de cette partie. L'exploration de ce phare vous révèlera à la fois le rêve d'un homme, qui vous conduira à un bathyscaphe vous menant à une cité sous-marine parfaite pour l'homme...parfait mais aussi remplie de mutants, de cadavres, d'enfants qui se baladent librement en fouillant les cadavres de façon morbide accompagnés de leurs "Big Daddy", des protecteurs dans un genre de scaphandre pour le moins imposant.
Le scénario rajoute la petite touche mutant, car ces grands hommes n'ont eut qu'une idée en tête, améliorer le genre humain grâce à une substance appelé le Plasmide, qui peut donner des pouvoirs tels que les éclairs, le feu et si on en abuse, dégénérer dans une mutation irréversible qui touchera non seulement l'apparence mais aussi l'aspect mental de l'utilisateur...et c'est ce beau monde que vous allez rencontrer à Rapture et qui vous accueil dès votre arrivez sous les traits de la femme du capitaine crochet qui porte un intérêt plutot glauque à votre arrivée !
Votre survie dépendra de votre adaptation à cet environnement fou, l'éclairage sous l'eau étant à revoir, on plonge dans des ténèbres desquelles un danger peut surgir à tout moment; mais aussi d'une radio que vous prendrez avec vous dès la sortie du Bathyscaphe et grâce à laquelle vous pourrez obtenir des indications, des objectifs ainsi que des informations sur votre environnement grâce à un inconnu.
En parlant de radio, des messages d'ancien membre de Rapture sont à trouver, n'étant pas essentiel il renforce encore l'immersion dans le monde de Bioshock, en permettant au joueur un petit attachement à cet environnement parfait qui est conté dans ces messages, désormais révolu.
Graphiquement le jeu utilise pleinement le moteur Unreal Engine 3, c'est d'une beauté inégalée sur console Next-Gen, d'une fluidité sans faille avec des éclairages et tous les effets dont peut rêver un joueur. La prise en main est immédiate, et on prend vite plaisir à enchaîner les attaques avec des armes de poing dès la rencontre de la première barre à mine qui traîne puis une attaque de plasmide afin d'éliminer les fous qui vous font obstacle.
Le tout est d'autant plus opressant que grâce à l'ambiance sonore, le stress est à son comble, sans compter les bruitages des différents protagonistes que vous rencontrerez, le souffle rauque du Big Daddy au travers de son scaphandre, la voix et les cris d'un enfant qui pourtant plante des seringues dans les crânes avoisinant, les cris et discussions d'humains devenus des bêtes qui ne feront que vous charger dès qu'elles vous auront aperçu...brr.