Publié par SHADOWMARIO le mardi 20 mars 2012 à 07:40
Après Namco-Bandai et Ace Combat Assault Horizon, c’est au tour de Konami d’entrer dans la danse avec Birds of Steel. Et contrairement à la série de Namco, Konami utilise en toile de fond la seconde guerre mondiale pour revivre les moments les plus forts que sont l’attaque de Pearl Harbor, la bataille de l’île de Wake et de la mer de Corail en passant par celle de Midway et de Guadalcanal. Alors il est vrai que nous sommes en droit de dire que la seconde guerre mondiale a déjà été visitée par d’autres titres comme IL-2 Sturmovik : Birds of Prey, et pourtant, Birds of Steel arrive à tirer son épingle du jeu grâce à quelques éléments très sympathiques.
DE RETOUR EN PLEINE SECONDE GUERRE MONDIALE :
Comme je le disais plus haut, la seconde guerre mondiale est déjà un terrain connu des fans de simulation aérienne. Oui je dis simulation car il s’avère que ce jeu est tout de même plus orienté simulation qu’un certain Ace Combat. Bref, on pourrait presque dire que son concurrent direct n’est donc pas ce dernier mais plus IL-2 Sturmovik (réalisé également par le même développeur) qui a été particulièrement bien apprécié par la presse lors de sa sortie en septembre 2009. Depuis, il ne me semble pas que d’autres titres du genre mettant en scène cette période de l’histoire soient sortis sur Xbox 360. C’est donc une bonne raison pour Konami de sortir son titre qui bénéficie de pas mal d’arguments en sa faveur pour attirer les joueurs en quête de jeux de la sorte. Si on possède une bonne connaissance en matière de jeux vidéo et que l’on met de côté le studio de Gaigin, on se rappellera que Konami a également un petit historique dans ce type de jeux avec les sorties de la série Deadly Skies sortie sur Dreamcast en février 2000, sur Xbox en avril 2002 et Playstation 2 en avril 2004. Sauf que dans Deadly Skies, ce n’est pas la seconde guerre mondiale qui est mise en avant, mais des évènements fictifs pendant et après la période de la guerre froide. Mais revenons à notre test de Birds of Steel , car c’est quand même de lui que l’on parle aujourd’hui.
ET HOP, C’EST REPARTI POUR UN BAPTÊME DE L’AIR :
Alors, autant être clair d’entrée de jeu, si vous pensez qu’un jeu d’avion rime automatiquement avec Ace Combat, vous vous mettez le doigt dans l’œil et bien profond. En effet, là où le jeu de Namco-Bandai se cale sur le présent avec des effets spéciaux à gogo et des scènes d’actions à foison, le jeu de Konami nous envoie au temps de la seconde guerre mondiale et plus précisément pendant la guerre du Pacifique avec bien entendu la possibilité de revivre à bord des avions de l’époque, les moments les plus marquants : l’attaque de Pearl Harbor, la bataille de Midway, la bataille de la mer de Corail, la bataille de l’île de Wake, de Guadalcanal… évènements qui ont l’avantage de diversifier les actions à effectuer et d’éviter le syndrome de répétitivité. Mais avant de couler des porte-avions avec des bombes et des torpilles, de tirer sur des avions, de faire des acrobaties dans les airs afin d’échapper à un ennemi, de se poser sur un porte-avion…il est absolument indispensable de faire un tour dans le mode didacticiel afin de se familiariser avec les commandes. Car il n’est franchement pas évident de prendre en main du premier coup les différents « coucous ».
Une fois le « manche » apprivoisé, il est temps de passer aux choses sérieuses : la campagne solo. Celle-ci se décompose en deux scénarios : jouer avec le camp américain ou jouer avec le camp japonais. Cette possibilité est vraiment sympathique car elle propose de vivre les différents moments de cette guerre sous un œil différent même si au final, on retrouvera les mêmes missions. Bien entendu, au début du jeu, les actions demandées seront assez faciles, mais c’est par la suite que les choses se gâtent. Mais pas d’inquiétude, les développeurs ont pensé à tout puisqu’ils ont intégré trois niveaux de difficulté : simplifié (pour facile) ; réaliste (pour normal) et enfin simulation (pour expert). Dans tous les cas, je vous conseille vivement de choisir la difficulté intermédiaire, c’est à dire normal car il faut avouer que la campagne n’est pas si longue que cela… En plus de ces trois niveaux de difficulté, on trouve d’autres paramètres, histoire de rendre le réalisme encore plus saisissant : la possibilité de limiter ou pas la quantité de carburant et de munitions à bord des avions. Après, libre à vous de choisir ce qui vous convient le mieux.
REGARDE UN PEU CETTE BELLE VRILLE…
Il est clair que si on met Birds of Steel en face d’un géant comme Ace Combat, on ne peut qu’affirmer qu’il y a une sacré différence technique entre les deux jeux. Mais comme on a tendance à le dire, ce ne sont pas les graphismes qui font la réussite. Et c’est le cas du titre de Konami car même si Bird of Steel ne propose pas des tonnes d’effets spéciaux, il faut avouer qu’on y trouve tout de même de belles choses. La centaine d’avions disponibles dans le jeu a été modélisée avec grand soin tout comme la vue cockpit qui s’avère très agréable à utiliser. Bon, c’est vrai que les cockpits de l’époque ne sont pas aussi complexes que ceux que l’on trouve dans les avions d’aujourd’hui, mais on appréciera la présence de cette vue qui rend l’expérience encore plus réaliste. D’autant plus qu’il est possible de regarder tout autour de soit laissant apparaître les ailes et l’arrière de l’avion. Deux autres vues sont disponibles pour ceux et celles qui trouvent la vue cockpit trop difficile à maîtriser : la vue extérieure et la vue pleine ; sans oublier la possibilité de prendre place dans la tourelle pour tirer sur les ennemis à condition que votre avion dispose de cette caractéristique.
On ajoutera à cela que les développeurs ont eu le souci du détail en ce qui concerne les environnements qui ont été recréés pour l’occasion à l’aide de cartes réelles et de photos satellite ; idem pour les animations des avions. On remarque bien les différents éléments comme le gouvernail, l’aileron, l’aérofrein bouger lorsqu’on manœuvre dans le ciel. Les effets de lumière quant à eux sont saisissants de réalisme surtout lorsque le soleil vient se refléter sur l’océan ou sur votre monture, de même les dégâts qui seront plus ou moins graves selon la partie touchée de votre avion. Alors faites bien attention car si vous prenez trop de coups, c’est une aile, votre moteur voire même toute la partie arrière de l’avion qui peut être détruit. Enfin, concernant l’animation, il n y a pas grand-chose à redire puisque l’ensemble est parfaitement fluide même lors des combats où de nombreux avions se battent les uns contre les autres tout en essuyant des tirs de mortiers en provenance des bâtiments de guerre. A la rigueur, si on devait faire un point sur les défauts visuel du jeu, on pourra (comme beaucoup de titres du genre) parler de la modélisation approximative des diverses constructions aux sols et quelques soucis de détails sur les quelques « Cuts-scènes » utilisant le moteur du jeu.
ET HOP, SANS LE MANCHE !!!
Voilà, nous y voilà. Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. Car je rappelle qu’ici nous ne somme pas dans Ace Combat, mais plutôt dans une sorte de simulation de jeux d’avion et par-dessus tout, en pleine guerre du pacifique. Alors, comme je l’ai dit un peu plus haut, trois niveaux de difficulté sont présents pour que le jeu puisse convenir à tout type de joueurs. Mais si vous avez vraiment l’âme d’un challenger, rien ne vous empêche de passer en mode simulation, et là, autant être franc, je ne donne pas cher de votre peau. Car en plus de se retrouver avec des ennemis qui ne vous lâcheront pas d’une semelle, vous aurez également intérêt à avoir un œil sur votre carburant et votre stock de munitions car une fois vide, vous n’avez plus qu’à faire votre prière ou changer d’appareil. Car oui, il est possible selon les missions de prendre possession d’autres avions. Ce qui (pourrait-on dire) remplace le système de vie. Un appareil « flingué » ? Pas grave, prenez en un autre de votre escadrille. Mais attention, vous ne pouvez pas le faire indéfiniment. En effet, vous n’avez en règle générale droit qu’à deux voire trois appareils de remplacement au maximum. Concernant le gameplay, j’avoue que certaines actions ne sont pas aussi intuitives que ça. En effet, si on laisse de côté les mouvements de base qui permettent de déplacer l’avion de gauche à droite et de haut en bas ou encore de tirer sur l’ennemi avec votre mitrailleuse via la touche RT , des torpilles ou des bombes avec la touche RB ; il faut avouer que le contrôle de la caméra par exemple est assez inhabituel. En effet, pour regarder autour de soi il est demandé de choisir une direction avec le joystick analogique gauche tout en pressant la gauche de la croix multidirectionnel. Ceci est franchement assez inconfortable et peut entraîner un souci de repérage surtout lorsque vous essayer de trouver l’ennemi ou repérer un porte-avions pour un atterrissage. Autre petit souci, le système de repérage de l’ennemi : en appuyant sur la touche A, on peut choisir l’ennemi à abattre. Mais, au final, on ne se sert que très peu de cette option car elle a plus tendance à nous embrouiller qu’autre chose. Enfin, et pour le coup, je ne le mettrais pas trop dans les défauts dans le sens où nous sommes dans une simulation aérienne, il est très difficile de viser correctement l’ennemi, surtout avec la fonction zoom qui s’active en utilisant le bouton X. Franchement, je vous mets au défi de réussir la moitié de vos attaques avec cette fonction. Bref, au final, on peut assurément dire que le gameplay du jeu n’est pas à la portée de tous mais Konami a quand même fait le nécessaire pour proposer son jeu à un large public en proposant d’une, trois niveaux de difficulté et de deux, le paramétrage des munitions et du carburant.
ILS NE ME LÂCHENT PAS !!!
Si on laisse la campagne de côté, on peut trouver d’autres modes de jeux qui ont la particularité d’être tous jouables sur le Xbox Live en coopération ou en affrontement. Alors concernant les parties jouables en coopération, on retrouve le mode « Missions » qui donne le choix de jouer à quatre petites campagnes accueillant jusqu’à quatre joueurs au maximum. A savoir que si le salon n’est pas rempli à 100%, l’IA viendra remplacer la ou les personnes manquantes. Quand je dis petite campagne, je suis bien gentil car en fait chacune des scènes (Méditerranéenne, Front Ouest, Front Est et scène de l’océan Pacifique) intègre de cinq à dix missions différentes. De quoi passer un bon bout de temps supplémentaire sur le jeu d’autant que ces missions sont différentes de la campagne solo.
Toujours dans le mode « Missions », on peut découvrir le mode dynamique qui permet lui aussi de participer à des campagnes supplémentaires jouables en coopération sauf que là, vous vous retrouverez dans des batailles dans les quatre coins du globe avec en plus la possibilité de choisir votre camp, votre avion et le lieu de la bataille. Enfin, un mode éditeur vient conclure l’ensemble en permettant comme son nom l’indique de créer des parties en choisissant la scène de combat, les avions utilisables, le temps, le niveau de difficulté… bref, absolument tout est paramétrable si bien que l’éditeur propose des milliers de parties qui ne se ressembleront jamais.
Pour terminer en beauté, sachez que comme tout jeu d’avion qui se respecte, on retrouve le classique mode Versus qui autorise seize joueurs à jouer simultanément à des sortes de capture de territoires qui demanderont soit de tenir un certains temps une zone aérienne, soit de capturer un aérodrome et tenir des zones aérienne tout en essayant de détruire les point de régénération de l’opposant. Vous l’avez compris, Konami a mis le paquet pour proposer une multitude de modes de jeu différents et on peut facilement dire que la mission est bien remplie car ce sont ces modes qui occuperont la plupart de votre temps passé sur le jeu.
Détails
Jouabilité
Pas facile au début de s’habituer au maniement des avions. Heureusement qu’un didacticiel assez complet est là pour vous apprendre à manier le manche. Après quelques heures de vol, le jeu n’aura plus de secret pour vous à moins que vous ne préfériez passer en mode simulation. Et là, c’est une toute autre histoire …
8/10
Graphismes
Rien de transcendant c’est vrai, mais ce n’est pas pour autant que le jeu est désagréable à regarder. Au contraire, les avions sont très bien modélisés et les effets de lumière très bien utilisés. Ajoutez à cela une animation au top même lorsque l’écran est surchargé et vous voilà en pleine guerre du Pacifique.
7.5/10
Durée de vie
La campagne solo se fini plutôt rapidement même en la jouant dans chaque camp. Mais c’était sans compter les autres modes de jeu, dont la coopération à quatre, qui offre des tonnes de missions supplémentaires. Et ne parlons pas des autres affrontements en deathmatch, contrôle de territoires… qui risquent de vous scotcher devant le jeu des heures durant.
9/10
Le son
Le ronronnement des moteurs des différents avions sont de bonne qualité, tout comme les différents bruits des mitraillettes et d’explosions. N’oublions pas le doublage français qui est plutôt bien réalisé et surtout les magnifiques musiques classiques comme la 7ème symphonie de Beethoven qui a parfaitement sa place lors des différents reportages historiques.
8/10
Xbox Live
Le mode multijoueur sur le Xbox Live propose tout un tas d’options et de modes de jeu différents. Ainsi, entre le classique deathmatch, contrôle de territoires et surtout la possibilité de jouer des missions en coopération, voici la fonction du jeu à laquelle vous aller consacrer le plus de temps.
8.5/10
Conclusion
Il est clair que nous n’avons pas beaucoup entendu parler de Birds of Steel ces dernières semaines, et pourtant le jeu de Konami a de sérieux atouts pour faire partie de la ludothèque de tout fan de jeux d’avion sur consoles. Plutôt orienté simulation, il se permet de nous donner de bien belle manière un cours d’histoire à travers la guerre du Pacifique. Pour ce faire, près d’une centaine d’avions vous attend pour en découdre à travers plusieurs batailles telles que celle de Midway, Pearl Harbor, Guadalcanal… Ajoutez à cela la possibilité de vivre la campagne via les deux axes : américain ou japonais. Au final, Bird of Steel réussit grâce à une difficulté bien dosée à satisfaire débutants comme joueurs confirmés à condition de passer un peu de temps sur le maniement des différents engins.
8/10
+
- Plusieurs campagne historiques - Plus de 100 modèles d'avions - 2 type de pilotages : arcade ou simu - un mode multi en béton
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- Certaines missions vraiment difficiles - Le sol pas très bien détaillé
Commentaires
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