C’est en répondant à l’aimable invitation de Sega pour aller jouer deux heures à Condemned dans leurs locaux que nous, à
xbox360france.com, pouvons vous donner un premier avis sur le jeu. Attention les mirettes !
Il y a tout d’abord une chose que je tenais à préciser. Nous avons joué au jeu sur un écran qui ne permettait pas le HD (haute définition), mais je peux vous assurer que le jeu était beau à s’en arracher les yeux !
Pas d’aliasing ! Des textures qui ne se floutaient que de très près (au pixel près pour être exact). Dire que le jeu sera plus beau en HD… J’ai du mal à le croire… Autre confirmation : le pad 360. Il est toujours aussi parfait, il le démontre à chaque prise en main. Mais revenons à l’histoire, sans spoiler évidemment.
Vous êtes un agent de police et partez avec votre coéquipier sur une scène de crime. Vous tombez dans un immeuble à moitié insalubre, à moitié en construction (c’est fort ça, l’immeuble est pas fini qu’il est déjà pourri). Les murs sont sales et on ne retrouve jamais la même texture. On avance à la lueur de sa lampe torche au milieu des débris jonchants le sol. Au passage, on admire le travail sonore effectué, on entend convenablement le bruit de la matière qui s’écrase sous nos pas. Quelques minutes passent et on arrive sur la scène du crime. Assez morbide je dois l’avouer, du genre Seven lorsqu’ils retrouvent l’obèse mort à force d’avoir trop manger, la pièce met mal à l’aise, sentiment soutenu par le fond sonore (encore lui). On prend quelques indices à l’aide du matériel emporté, puis votre coéquipier décide de voir un peu plus loin s’il y a des traces. On avance avec lui. En même temps, pas trop le choix, le mort ne paraît pas causant. On tombe dans une pièce à moitié en construction, toujours avec ce rendu « crade », bordée par les rayons d’un soleil couchant. Une petite claque visuelle en somme. Bien sûr, ça aurait été trop beau, vous auriez pu rentrer au poste faire un rapport. Mais non, il a fallu que quelque chose cavale à l’étage au dessus. Les bruits de pas résonnent au plafond. Excitation générale, on tente de le choper tant qu’il est là ! Je m’arrêterai là, mais dites vous que les flics vous traqueront en pensant que vous êtes l’assassin et ce pendant que vous poursuivrez le serial killer. Alambiqué ma fois ce petit scénario…
Pour revenir sur l’atmosphère du titre,
ce jeu met réellement mal à l’aise. Il suffit d’y jouer dans le noir, seul, avec un ampli 5.1, l’immersion est totale. Un gros travail a été effectué sur l’ambiance et il est payant. Chapeau bas ! Même si le son est un gros point fort, comme je l’ai dit plus haut, les graphismes y sont aussi pour beaucoup. Tout paraît sale, ou dans tout les cas, usé, comme dans la réalité. On avance doucement dans les pièces où la vie semble s’être arrêtée. On bute dans des cartons, des sceaux, et ils réagissent de manière réaliste. On se fera d’ailleurs peur, des fois en butant dans un sceau…
Vous avez tous vu des screens du jeu (si ce n’est pas le cas, je vous y invite).
Le point de vue est à la première personne, comme un FPS. Oui, mais Condemned N’EST PAS UN FPS. Si vous pensez blaster les monstres au bazooka, au lance-flamme ou à la grosse pétoire, vous vous plantez. Y allez comme un bœuf, vous mènera à la mort. Ca me permet de parler des monstres. Ce ne sont pas des zombis, mais des psychopathes junkies. Ils n’ont plus que d’humain la forme. Les combattre et les voir bouger nous ont scotché avec Lebaronrouge ! Déjà, on les entend arriver. Imaginez un mec cavaler en poussant des cris de bête et en brisant tout sur son passage. Le réflexe premier du joueur est de se planquer en bon campeur, dans un coin, la barre à mine dans les mains. Première erreur ! Le gusse en face n’hésite pas à se planquer lui aussi ! Il faudra attendre qu’il vienne vous chercher ou l’approcher. S’ensuit un combat bien violent. Pour le détail, sachez
qu’il n’est possible de porter qu’une seule arme à la fois. Les armes à feu sont présentes mais tellement rares qu’on les jette bien vite. J’en reviens à notre baston avec le déchet humain, hop je pare son coup, hop je lui en renvoie un dans les chicos et j’enchaîne par un deuxième derrière la tête, puis un troisième pour bien lui faire comprendre qu’un de nous deux est de trop dans cette pièce. Il tombe au sol, sonné, l’occasion de le finir.
Le finish, se réalise à l’aide de la croix de direction, dans un temps donné. Il m’est arrivé d’oublier de finir un adversaire et de le revoir courrir ensuite pour arracher un câble électrique du mur et revenir me frapper. Bluffant je vous dis ! Encore plus fort, concernant l’IA, si vous désarmez un adversaire, il scrute la salle à la recherche d’une arme, mais peut aussi entreprendre cette action s’il voit une arme plus « performante » que la sienne. Il n’est pas rare de devoir gérer un affrontement avec plusieurs ennemis, et, dans ces conditions, je peux vous assurer que c’est chaud. Encore plus quand les marioles d’en face font mumuse avec des shotguns.
Mais Condemned est réaliste dans son approche, et bien qu’ils rechargent dès qu’ils le peuvent, ils viendront au corps à corps une fois le chargeur vide. Il m’est arrivé de poursuivre en courant un ennemi qui devait recharger son shotgun, et j’avais décidé de ne pas lui laisser ce précieux temps. Et bah, non ! Il décide de prendre ses jambes à son coup ! Ce même ennemi m’a tué en m’étranglant ! Enfin j’ai réussi à l’avoir, lorsqu’il passait derrière moi en fourbe, en lui décrochant la mâchoire avec un tuyau en métal. On a aussi assisté à une baston entre deux psychopathes… Donc vous l’aurez compris, l’IA est archi poussée, je n’ai jamais vu ça dans un jeu, sauf peut être les marines de Half Life premier du nom, et les replicas de FEAR (toujours sur PC).
L’intelligence paraît humaine. C’est le troisième gros point de Condemned.
Comdemned, un nom à graver sur un Monolith ? Bon ok, j’arrête les blagues pourries. Ca me permet de placer le nom du développeur. Donc, si je vous dis Monolith… Non, vous ne me répondez pas 2001 l’Odyssée de l’Espace ! Si j’ajoute : la série Alien versus Predator, No one live forever, FEAR, le tout sur PC, ça vous dis tout de suite quelque chose ! Alors le truc que je ne pige pas, c’est que le peu de fois que j’entend parler du jeu, je n’entend jamais le nom des développeurs.
Pourtant nous n’avons pas affaire à des manchots ! Il est, de plus, étonnant de voir que, pour une fois, ils ne développent pas un FPS.