Si il y a bien un genre dont le titre phare n'a pas changé de nom ces dernières années, ce sont bien celui des courses futuristes et la série des Wipeout qui en sont les meilleurs exemples. Fatal Inertia est le premier jeu qui, sur console Next-Gen, partait comme le nouveau candidat pour détrôner Wipeout.
Allèchant sur le papier, profitant de la puissance des consoles de nouvelle génération, des possibilités du multijoueurs en ligne en reprenant la bonne vieille méthode du "beaucoup d'adversaires, beaucoup d'effets et plein d'armes", Fatal Inertia partait sur la bonne voie, en ajoutant en plus l'intégration de ce qui est en vogue en ce moment, à savoir la personnalisation de son véhicule. Mais qu'en était-il au final de tout ces problèmes inhérants à ce genre de titre, l'impression de vitesse, un framerae constant, une bonne jouabilité ainsi que de l'innovation et de l'originalité dans les circuits et les armes.
Le tout débute par le choix de son avatar, de son véhicule, et même si la tête de votre personnage vous rappelera que futuriste peut aussi rimer avec manque de charisme, on apprécie cette opportunité. Ensuite on choisit son véhicule, d'aucun testé le design n'a été ravageur, tous ressemblant vaguement à des aéroglisseurs mélangés à des voitures en ajoutant un petit look futuriste et on peut tout de suite profiter du nombre élevé d'éléments et de couleurs qui vous permettront de personnaliser votre bolide.
Les contrôles sont simples, accélèrer, freiner. Ce qu'on peut traduire par un aérofrein vous fera glisser dans les virages à gauche ou à droite suivant la bouton sur lequel vous appuirez et vous permettra, après plusieurs courses (ou immédiatement pour les personnes familières à Wipeout), de plonger dans les virages en les anticipant grâce à la carte du circuit et donc, de gagner un temps précieux.
Les premiers circuits ne sont pas transcendants, gauche... gauche... gauche... gauche plus serré... gauche. On atteint assez vite des circuits plus variés, mais qui manquent encore d'enchaînements de virages plus techniques. On aurait aimé utiliser plus sérieusement les aérofreins.
Car si jusque là le constat semblait plutôt positif, il faut avouer que la confusion reigne dans ce jeu. Les graphismes sont ternes et hormis les bolides, indignes d'une console Next-Gen, on a gagné en finesse et donc on remarque vite que les textures sont quelconques. Les quelques reflets abusifs sur les carrosseries des véhicules n'empêchent pas un manque général de vie dans les décors, et d'effet en général durant la course. Si au moins le tout était resté fluide... Mais sur un circuit relativement court on voit déjà la limite du moteur graphique, alors qu'il se déroule dans un désert... Imaginez sur un circuit long et en ville.
On est encore plus déçu quand il faut utiliser les armes disséminées sur le circuit, rien n'indique clairement ce que vous avez et on ne sait pas ce que l'on récupère avant de l'avoir utilisé. Pire encore, l'utilisation des armes demandera plus que de la précision si vous ne voulez pas voir votre tire s'évanouir dans la nature. Ajoutez à cela que vous vous faites exploser facilement par vos adversaires faisant parfois faire à votre véhicule des envolées spectaculaires mais incompréhensibles, et qui vous volent la victoire dans les derniers mètres.