Nous sommes en 2024, en pleine 3ème guerre mondiale, guerre déclenchée petit à petit par une pénurie de pétrole, immédiatement suivie par la hausse du prix du pétrole en 2008 (dans le jeu il est à 100$, tiens comme aujourd’hui dans le réel) et qui au final, voit s’opposer deux alliances : la Coalition Occidentale (Etats-Unis, Europe) et l’Alliance de l’Etoile Rouge (Chine et Russie). Evidemment, ces deux puissances vont s’affronter pour essayer de s’accaparer ce qui reste de zones pétrolifères dans la région Caspienne. Au Moyen-Orient il ne reste plus qu’un no man’s land contaminé par les quelques ogives nucléaires qui y ont explosées vers 2014. Bref, un scénario aux frontières d’un futur probable, des plus pessimistes qu’il soit mais j’insiste, probable. Tout cela nous est conté par un journaliste intégré à une équipe de la Coalition, celle dans laquelle on incarne un soldat. Le scénario de ce FPS s’apparente à la conquête de Napoléon sur la Russie. Toute ressemblance avec Battlefield n'est que fortuit... ou pas ^^
T’as vu mon canon comment il est beau ?D’un point de vue esthétique, Frontlines est un peu en retard par rapport au standard actuel tels que COD4 ou GRAW2, les textures qui sont déjà pauvres s’affichent en retard, beaucoup de clipping ou encore un brouillard dans le fond. Mais ceci peut s’expliquer de par la taille assez gigantesque des maps sur lesquelles on peut vraiment accéder à tout, il existe toujours un moyen d’accéder aux toits et autres points en hauteur (voire même très très hauts) d’où il est plus facile d’envoyer un missile sur les hélicoptères ennemis ou bien snipper les soldats de l’Etoile Rouge au sol. Eux aussi seront nombreux à vous attendre avec leurs canons sur les points en hauteurs. Cependant l’ambiance sur chacune des missions sont toutes différentes (en même temps il n’y en a que 7), et les maps sont très travaillées d’un point de vue level design. Par contre les bugs de collision sont légion (même si on n’est jamais coincé dans un décor), l’ombre de votre perso pourrait par moment faire croire que l’on est en lévitation. Le jeu n’en est pas laid pour autant, mais on sent qu’il y a un manque de travail ou de temps. Avec un peu plus des deux, on aurait certainement pu avoir un jeu plus actuel d’un point de vue graphismes.
T’entends mon canon tellement il est gros que c’est mon canon ?Frontlines est entièrement doublé en français, de ce côté le jeu est totalement crédible, le son des canons, des fusils d’assaut, des mitrailleuses, tout est réussi, on est vraiment dans l’ambiance guerre post-apocalyptique et le tout est desservi par une musique qui vient t’accrocher les tripes au moment les plus adéquates, principalement vers les fins de missions, là où c’est souvent le plus difficile (quoique la difficulté du jeu on y reviendra plus tard), un peu comme ce qu’a proposé Halo 3 récemment. Peut-être les sons de certains véhicules ne sont pas tops, mais bon, c’est de la broutille. Je n’ai pas ressenti le symptôme des phrases des coéquipiers qui se répètent trop souvent comme ça m’avait fait dans COD4, sans doute une plus grande variété de répliques a été enregistrée pour Frontlines.
T’as vu mon canon comment qu’il fonctionne tellement que c’est mon canon ?Frontlines est un First-Person Shooter, mais pas seulement. Pour ce qui est de la jouabilité du perso, on se trouve dans du très classique, difficile d’ailleurs de s’adapter à des commandes autres que celles de COD4 à présent, décidemment, mais bon on s’y fait très vite et j’avoue que ça m’a fait plaisir de pouvoir sprinter sans s’arrêter. Du point de vue FPS, le jeu répond aux attentes, comme quoi on trouve quand même du bon dans Frontlines. Et le jeu innove un peu en proposant de manœuvrer en plus de certains véhicules classiques dans les jeux de guerre, des drones. C’est ça la nouveauté proposée par ce soft et qui a été mis en avant depuis le début qu’on en parle. Ainsi, aux côtés des 4x4 façon Warthog d’Halo3 (jusque dans la maniabilité), des chars, des blindés ou encore des hélicoptères ayants chacun leur propre maniabilité (plus ou moins réussie d’ailleurs), on trouvera plusieurs types de drones, terrestres ou aériens qui permettent vraiment une grande variété dans le gameplay du jeu. Certains drones servent de bombes ambulantes, idéales à placer discrètement sous un char ennemi pour faire exploser celui-ci, alors que d’autres sont munies de mitrailleuses et autres missiles. Il faut avouer que c’est assez jouissif de jouer avec ces petits engins, surtout les aériens qui se dirigent très bien, bien mieux que les terrestres et qui permettent d’aller débusquer les soldats de L’Etoile Rouge postés sur les toits. Mais bon dans l’ensemble ça reste très jouable. Par contre gare à leur bouclier protecteur, il diminue très vite. J’ai quand même trouvé que les drones auraient pu occuper une place plus importante dans le jeu, là, par rapport à la (presque) totale liberté d’action, on peut très bien ne pas les utiliser, surtout que dans bien des cas il faut fouiller les maps pour trouver les drones qui permettent de faciliter le passage de certains points chauds. Attention, cette liberté semble totale, je dis « semble » car dès qu’on s’éloigne trop de la zone de combat prévue on se fait rappeler à l’ordre et si on ne se dépêche pas de rejoindre le champ de bataille on meurt. Par contre on fait comme on veut pour prendre les objectifs en cours, et on les prend dans l’ordre que l’on souhaite, il y a vraiment très très peu de script dans les missions du jeu, et ça c’est quand même bien cool et assez rare dans les jeux vidéos aujourd’hui. L’envie d’avancer dans l’histoire reste intacte d’un bout à l’autre du soft (le scénario étant assez bon), d’autant plus qu’on progresse assez facilement, même en Hardcore (pas vu de différence avec le mode Vétéran, le mode normal du jeu…). Mais ne comptez pas trop sur l'aide de vos coéquipiers, leur IA est au ras des pâquerettes, ils vont tuer très peu d'ennemis qui eux sont mieux dotés en neurones, mais pas trop non plus. Je ne sais pas pourquoi, mais tous ne s'acharnent que sur vous, même bien caché ou très éloigné, comme si on était un aimant qui attirerait toutes les balles et missiles adverses, un peu agaçant ça. Et bien souvent vous serez seul à occuper un objectif, vos coéquipiers n'arrivant qu'une fois que vous l'avez pris...
Il te reste des missiles pour mon canon tellement qu’il est beau ?Le tableau n’est, depuis le début, pas super affriolant pour Frontlines, mais alors qu’en on en vient à parler de la durée de vie du jeu, c’est là que le bât blesse le plus. En effet seulement 7 missions découpées chacune en deux parties distinctes sont proposées pour ce jeu. Et en comptant une moyenne d’une heure pour une mission complète, on arrive à 7 heures de jeu. Pour ma part, moi qui aime fouiller de fond en comble tous les recoins des maps (enfin presque), j’ai retourné le mode solo en une dizaine d’heures. On peut évidemment prolonger l’expérience en essayant de décrocher les succès pour lesquels il faudra faire les missions en dessous d’un temps donné pour chacune d’entre elles (entre 15 et 30 minutes pour les missions complètes, voyez comme on peut torcher le jeu…) ou encore réussir à terminer chacune des missions sans mourir une seule fois. Le challenge est somme-toute un peu corsé.
T’as vu mon canon comment qu’il tire en ligne tellement que c’est mon canon ?Peut-on compter sur le mode multijoueur pour amortir le jeu financièrement ? Bah malgré pleins de bonnes petites idées, ça ne fait pas de Frontlines un monstre sacré du jeu en ligne. Déjà le jeu n’est pas très joué, donc pour trouver de bonnes parties avec 32 joueurs c’est assez difficile, pas impossible, mais bon, pour combien de temps. Aussi les modes de jeux sont au nombre de UN !!!! Seul le mode « Frontlines » existe, pas de Deathmatch ou team Deathmatch, encore moins de mode coopération sur les missions solo, ça fait peu quand même. Malgré tout le mode « Frontlines » c’est en fait un peu tout ça à la fois : c’est du Team Deathmatch, avec de la prise d’objectifs pour faire avancer la fameuse ligne de front, ça peut s’apparenter à un mode Roi de la Colline, puis via un système d’Escouade, sortes d’équipes au sein d’une équipe, on a du pseudo-coop. Les escouades, késako ? Parmi les 16 joueurs d’une équipe (bleue ou rouge) on peut former des escouades de 4 joueurs, ainsi les communications sont ouvertes à l’intérieur des escouades (si vous n’êtes pas dans une escouade, vous n’entendrez qu’un silence de plomb dans votre micro-casque, pas de communications au sein de l’équipe au sens large). Pour chaque escouade il y a un chef qui peut donner les ordres aux autres et qui gère les allés et venues au sein de l’escouade (il recrute ou accepte les demandes des autres joueurs), bon après faut que les autres écoutent le chef sinon ça ne sert pas à grand-chose, et c’est plutôt ce qui se passe, j’ai pas trouvé de partie avec vraiment une entente comme celle-là, et c’est d’autant plus difficile que les francophones sont peu nombreux. Ce qui me fait dire que ce mode peut s’apparenter à un mode coop sur les missions solo, c’est que chacune des 8 maps du multijoueur ne sont pas issues du mode solo. En effet les développeurs ont créé 8 maps spécialement pour le mode multijoueur, d’où peut-être un solo assez court. Et vu que les objectifs du mode solo sont, comme pour le mode multijoueur, des points à prendre pour faire avancer la ligne de front, cela peut créer un semblant de coop. Au début des parties et à chaque régénération, il faut choisir son arme principale (fusil d’assaut, sniper, fusil à pompe, lance-missile, etc…), choisir un rôle (soutien au sol, Technicien IEM, Technicien drone, Soutien aérien) qui sont composés chacun de 3 grades qui s’implémenteront au fur et à mesure de vos actions dans la partie, ce qui ouvrira de nouvelles possibilités, nouveaux drones, nouveaux missiles,… (Ce grade est remis à zéro à chaque partie), et pour finir il faut choisir à quel point sur la carte on réapparaît. Quand on fait parti d’une escouade on peut réapparaître là où se trouve le chef de celle-ci.
Graphiquement, en multijoueur ce n’est pas mieux, ni pire que les missions du solo. Les maps sont très vastes, voire même un peu plus que celle du solo, ainsi l’utilisation de véhicules est souvent indispensable, mon préféré reste l’hélico, mais il faut presque faire la queue et prendre son ticket pour pouvoir le piloter. En fait dès lors que l’hélicoptère piloté par un de vos coéquipiers est détruit, l’engin réapparaît à sa station de décollage, idem pour tous les engins.
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