A quelques jours de la sortie française de Tron l’Héritage, c’est aujourd’hui que Tron Evolution apparait dans les rayons de vos enseignes préférées. Pour vous aider à craquer ou non sur ce jeu-vidéo faisant le lien entre une légende cinématographique de 1982 et sa suite tant attendue en 3D, nous vous proposons notre décorticage en bonne et due forme de cette fameuse grille.Damier grilléGrille ou damier, peu importe les traductions différentes du mot Grid en VO, c’est là que plongera votre personnage Anonyme et se retrouvera au cœur d’une intrigue où gentils programmes (les basics) et programmes infectés vont se défier. Pour les connaisseurs du film des années 80, sachez que le concepteur Flynn est à nouveau dans la grille, que CLU (son double virtuel) n’est pas mort, et que le méchant n’est plus le MCP (Master Control Program) avec son bras droit Sark, mais Abraxas, un nouveau type de programme, un ISOmorphe, qui n’a pas de concepteur. Ces ISO sont une sorte de programme autonome et certains sont infectés par un virus. Vous êtes le nouveau programme de sécurité de Flynn, et vous seul pouvez ramener la paix dans la grille. Vaste programme…
Si vous n’êtes pas largués après cette entrée en matière, c’est que vous maitrisez l’univers de Tron sur le bout des doigts. Vous aurez même peut-être envie de vous lancer à corps perdu dans cet entre-deux films. D’ailleurs, le scénario du jeu a le mérite de ne pas être une vulgaire adaptation de celui à venir, ce qui est plutôt honorable pour le feu studio Propaganda Games (Disney a récemment fermé les portes de ce studio). Mais, malgré cet effort, l’intérêt de celui-ci ne l’est peut-être pas autant que l’on aurait pu l’espérer. Sans entrer dans les détails, et sans jeu de mot, ça reste « basic ». Quelques rebondissements pas franchement inattendus viendront à peine pimenter l’action.
L’univers est cependant assez bien respecté, on retrouvera le design sobre du nouveau film avec tout un tas de détails et d’engin venant du premier film. Mais cette sobriété aura pour effet de faire paraitre cet univers vide, aux textures simples et surtout très peu varié. Pour autant les effets de lumière sur le personnage sont assez flatteurs. L’impression restera donc mitigée sur l’aspect visuel de l’ensemble.
Tron of PersiaVotre progression aussi linéaire soit-elle pourra s’apparenter à ce qu’on connait déjà très bien avec les Prince of Persia. On retrouve le même type de jouabilité avec la gâchette droite constamment enfoncée pour courir sur les murs, mais alors en beaucoup moins instinctif, et surtout beaucoup moins précis. Vous ne compterez pas le nombre de fois que vous allez mourir et recharger votre programme pour franchir certains passages où l’on comprendra à peine ce qu’il faut faire et où aller pour ne pas mourir. C’est très très frustrant et irritant souvent, avec l’envie de vérifier si en lançant votre manette dans l’écran celle-ci arriverait-elle à intégrer réellement le jeu en passant de l’autre côté de l’écran et assommer votre perso ! Et c’est sans compter le nombre de checkpoints placés bien trop en amont du lieu de votre désintégration. Parfois même il vous faudra combattre à nouveau une tripotée de sentinelles et autres ISO pour retenter votre chance là où vous avez perdu, au risque de mourir encore et encore… Il faudra s’armer de beaucoup de courage dans ces moments-là, ou bien alors on sortira du programme définitivement avec peu d’envie d’y retourner.
On regrettera cette trop grande linéarité dans la progression et l’infime place laissée à l’exploration des lieux hormis pour trouver les quelques fichiers Tron et fragments du disque d’Abraxas qui n’auront que pour intérêt de débloquer des bonus sur l’univers Tron et des succès. Et puis ce n’est pas de la grande exploration, tout au plus un mur en surbrillance à faire exploser pour dévoiler une petite salle secrète. Les autres objets sont sur votre chemin, cachés en hauteur ou derrière un mur.
Devil May TronQuand on ne brise pas ses nerfs à progresser dans les niveaux façon PoP et ses quelques mécanismes très simples, on combat les ISO ou les sentinelles à coup de disque. Soit à distance, soit au corps à corps. Avant d’être équipé avec des améliorations que l’on se paiera grâce au MB obtenus très difficilement par nos performances, il ne sera pas aisé de venir à bout de vos ennemis. Les nouveaux disques qui se débloqueront au fur et à mesure de l’aventure vous permettront de mieux vous en sortir. Disque explosif, disque lourd, disque de corruption et disque invalidant, il faudra choisir le bon face aux différentes formes d’ennemi que vous croiserez. Certain disques étant complètement inefficaces contre certains programmes. Dans ces combats, un conseil, rechercher d’abord les éléments du décor dans lesquels vous pourrez puiser de l’énergie qui vous permettra de lancer des attaques lourdes avec le bouton Y, et avec le bon disque évidemment. Dans chaque nouvelle salle où se déroulera un combat, notre second conseil, n’oubliez surtout pas de vérifier sur quels murs sont les emplacements des zones de rechargement en santé. Sans elles, vous n’aurez aucune chance de continuer l’aventure tellement vous recevrez de disques dans la TRONche…
Et pour marquer la fin des chapitres au nombre de 7, on aura affaire à quelques boss, dont certains seront vraiment coriaces et pour lesquels il faudra comprendre la stratégie pour les anéantir. C’est presque les phases les plus intéressantes du jeu, mais elles ne sont pas faciles non plus.
Lumicycle RaceQue serait Tron sans ses fameuses motos de lumière ? Bien sûr, les développeurs nous font le plaisir de nous laisser piloter ces Lumicycles à l’occasion de plusieurs séquences de fuite qui viennent agrémenter un petit peu la grande répétitivité du jeu entre franchissement et combat. Malheureusement, vu la piètre maniabilité de celle-ci, le plaisir ne sera que de courte durée, d’autant que la sensation de vitesse extrême n’est pas tout à fait au rendez-vous. Encore une raison de plus qui va sans doute vous faire regretter l’achat du jeu… Et ce ne sont pas les phases de destruction en Lumitank qui viendront rattraper le coup, car niveau maniabilité je crois que c’est encore pire que la moto…
Damier en ligneTron Evolution va-t-il rattraper ses dérapages grâce à ses modes de jeux en ligne ? On ne va pas faire durer le suspens, car là non plus, Propaganda Games n’a pas fait de miracle, encore une fois à notre plus grand regret. Deathmatch et Team Deathmatch se cachent sous les noms Désintégration, Un roi de la colline se cache sous Soif de Puissance et la Course à l’octet pourrait être assimilée au mode crâne d’Halo 3. Ces quatre seuls modes auront du mal à satisfaire l’appétit des joueurs en la matière, d’autant qu’il n’y a qu’une seule et unique carte de disponible pour qui n’entrera pas le code fourni avec le jeu neuf pour télécharger deux autres maps et un skin de Flynn. Ceux qui l’achèteront d’occasion devront passer par la case achat de contenu pour profiter de plus d’une map. Mais là où ça pêche vraiment c’est sur la qualité du jeu en réseau. Non seulement les Lumicycles sont difficilement maniables, mais il y a un lag terrible. Vos commandes répondent avec un tel décalage que l’on peut qualifier ce mode multi de ratage, en plus d’être très vite lassant. On appréciera que l'expérience remportée dans le mode solo est aussi celle du multi-joueurs, ce qui fait que l’on ne débarquera pas sur le Live avec un pauvre niveau 1 mais à peu près un niveau 20 pour qui aura fini le solo. D’ailleurs depuis le menu des améliorations du solo, vous pouvez directement basculer sur le damier en ligne. Toutes vos améliorations acquises en solo le seront également pour le multi. D’ailleurs beaucoup d’entre elles ne seront que pour le damier en ligne.
Détails
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Graphismes
Fidèle à l’univers, c’est aussi à cause de cela que l’on aura l’impression de parcourir toujours les mêmes lieux, hormis vers la fin et au moment des phases de Lumicycle et Lumitank. Les cinématiques sont honnêtes mais loin d’être splendides. | 6/10 |
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Durée de vie
Comptez 6 ou 7 heures de jeu tout au plus pour venir à bout d’Abraxas. Pas sûr qu’on relance le solo une seconde fois, même si on garde toutes nos améliorations de la première partie. Le multi en ligne ne prolongera pas l’expérience tellement il n’est pas finalisé. | 4.5/10 |
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Le son
Le point fort de Tron Evolution ! Les Daft Punk sont passés par là, ouf ! | 7/10 |
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Xbox Live
Lag omniprésent, peu de contenu et de modes, on sent que les développeurs n’ont pas pu finir de développer les modes en ligne. Dommage… | 3/10 |
Conclusion
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Malgré le bonheur pour qui a connu les années 80, de retrouver l’univers de Tron dans un certain respect de l’original et en plus moderne, on sentira beaucoup de déception dans plusieurs domaines : jouabilité approximative, répétitivité, du lag en multi, combats peu spectaculaires, véhicules peu maniables et j'en passe. Bref, pas très convaincant. On retiendra l’effort d’écriture d’un scénario propre jeu, même si celui-ci reste assez simple, mais qui a surtout le mérite de créer un pont entre les deux films. Si vous ne voyez que par Tron, que vous vivez Tron et que Flynn est votre mentor, alors là, peut-être pouvez-vous vous laisser tenter par l’aventure. Sinon son achat n’est pas franchement indispensable. C’est bien dommage, car avec le background de base de tout cet univers et surtout avec plus de moyens investis dans Propaganda Games (et non pas une fermeture du studio), Disney aurait pu proposer un jeu de bien meilleure qualité et peut-être recréer un engouement comme celui qui a existé à l’époque pour Tron. |
5.5/10 |

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| + | + L’univers de Tron revient + La BO de Daft Punk + Un scénario propre au jeu
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- | - Linéaire et répétitif - Jouabilité du perso - Maniabilité des véhicules - Progression souvent irritante - Multi peu attractif - Beaucoup de lag
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