Lorsqu'une nouvelle génération de consoles arrive sur le marché, elle n'est jamais exploitée totalement dès sa sortie, et cela prend beaucoup de temps avant de voir arriver les premiers titres de qualité sur un nouveau support. Gears of War prenait le pari d'être une vraie révolution d'un point de vue visuel (les screens alléchants montrés jusqu'au jour de sa sortie laissaient vraiment présager le meilleur), mais aussi en terme de gameplay, qui d'après les dire des développeurs devait se montrer très intuitif. Evidemment tout cela n'a fait que monter la tension auprès des joueurs qui attendent avec impatience la première « vraie référence » sur Xbox360.
Alors pari réussi ou plantage total ?
Allé, viens prendre ta claque... graphique : Dès les premières minutes de jeu, indiscutablement, tout le monde ne pourra qu'admettre que c'est sublime. Tout commence très vite dans une cellule crasseuse d'une prison de haute sécurité qui est attaquée par nos amis les Locustes (Une race « extraterrestre » qui a vécu dans les entrailles de la planète durant les dernières années). Vous êtes Marcus Fénix, ancien héros des forces armées de la CGU, condamné pour avoir désobéi aux ordres. Un Militaire vient alors vous délivrer, et là, tout commence. Champ visuel à perte de vue, gestion des ombres parfaite, des textures sublimes, tout est fait pour en mettre plein la vue au joueur, et l'ensemble est superbement bien animé grâce au fameux "Unreal Engine". Mention spéciale pour l'acte 3, se déroulant principalement sous une pluie battante, d'un rendu époustouflant. Les personnages ont, eux aussi, bénéficié du plus grand soin. Leur mine patibulaire, leurs bras gros comme des troncs d'arbre ! Là aussi ça en jette. Et les ennemis eux, ne donnent pas vraiment envie de les croiser dans une ruelle sombre ; peau rocailleuse, un regard sombre et froid. Pour sûr, ces Locustes font vraiment peur. Mais tout cela n'est pas totalement parfait, même si l'on s'approche vraiment du zéro défaut. A noter donc dans ces petits soucis graphiques, le fait que les ennemis morts disparaissent au bout de quelques secondes, on ajoutera aussi le rendu des tâches de sang au sol qui n'est pas des plus réussi. Des défauts vraiment mineurs pour un rendu plus qu'hallucinant, sans le moindre ralentissement et des temps de chargement relativement courts.
Aller bouge tes fesses le gros ! Comme dit précédemment, le style des personnages principaux est vraiment caricatural du gros bras qui n'a pour seule passion que de tuer toute créature ennemie passant devant lui. Et, à vrai dire, cela se ressent aussi dans le gameplay. Le pas lourd de ces soldats, que vous suivrez tout au long de l'aventure, est très bien retranscrit. Cela ne les empêchera pas pour autant de se déplacer assez rapidement, et l'action non-stop ne vous laissera aucun répit. D'ailleurs, inutile de foncer dans le tas ici. Cela ne ferait que vous mener à une mort certaine. Dans Gears of War, il faut sans cesse courir et se mettre à couvert, sauter par dessus un muret pour prendre à revers vos ennemis, enfoncer une porte. Des tas de phases d'action différentes quasiment toutes réalisables par une simple pression sur le bouton « A ». On pourrait craindre que cela soit beaucoup trop simpliste, mais en réalité il n'en est rien, et cela contribue simplement à permettre aux joueurs de se concentrer sur l'action, plutôt que sur les touches sur lesquelles ils doivent appuyer. Autre originalité de ce jeu, la façon de recharger son arme. En effet, lorsque le joueur est à cours de munitions (ou bien qu'il décide par lui-même de recharger son arme), une jauge apparaît sous le nombre de munitions restantes. Cette jauge est divisée en 3 parties : une toute petite blanche, une légèrement grisée et de taille moyenne, et une autre totalement grise et assez grande. Le joueur devra alors faire de son mieux pour appuyer sur la gâchette « RB » afin que le curseur de rechargement se retrouve dans la plus petite des zones. Si il y arrive, son arme se rechargera plus vite et il obtiendra un bonus de dégâts. Si le curseur est dans la seconde zone, alors son arme se rechargera plus vite. Enfin si le curseur se trouve dans la dernière zone, le fusil s'enrayera. Une fonction qui, mine de rien, ne fera que renforcer la sensation à chaque fois que vous rechargerez, d'être dans une situation délicate et pressante. Enfin un ajout mineur, mais qui a le don d'amuser pas mal de monde, c'est une tronçonneuse qui a été ajoutée à l'arme principale des joueurs.
En somme, tout dans ce jeu a été prévu pour nous immerger au maximum dans l'action.
Et ça parle de quoi ? Nous voila arrivés à l'un des points les plus discutés du jeu : le scénario. Loin d'être très original et surtout très linéaire, le scénario manque cruellement de profondeur. Pourtant l'univers recréé, recèle de détails qui mériteraient que l'on s'y attarde, mais rien dans l'histoire ne vient étayer ou réfuter les théories les plus folles que l'on pourrait avoir sur nos « amis » les Locustes, ou encore sur les Parias. En fait la trame scénaristique restera en surface en se concentrant sur l'action. On oublie que parfois, donner un but plus clair et des convictions plus précises sur ce qu'on fait, est vraiment la chose à faire. Résultat, on a tendance à avoir vraiment du mal à entrer dans l'histoire.
D'ailleurs le scénario de la campagne est bien trop court pour être joué en solo. Seulement 5 actes, même très rythmés et remplis de phases très intéressantes, dont on a vite fait d'en venir à bout, et cela même en vétéran. Une dizaine d'heures, grand maximum.
Le solo c'est bien, mais après ? Tout d'abord, il faut savoir que la campagne solo est entièrement jouable à deux par Xbox Live, mais aussi en écran scindé ou en LAN. Un vrai gros bonus que l'on aurait aimé voir depuis longtemps dans d'autres jeux (Quelqu'un a parlé de Ghost Recon ?). D'ailleurs certains passages semblent avoir été pensés principalement pour être joués en coopération, surtout certains boss.
Mis à part cela, le mode multi-joueurs est des plus classiques. Un mode Deathmatch, un Deathmatch en équipe et un troisième dans lequel un chef est désigné par équipe et dont l'objectif de chacune d'elles, est de tuer le chef adverse. Tous ces modes sont jouables jusqu'à 8 sur des maps de taille moyenne (Cela évitant de se perdre dans des maps trop grandes). Au final l'action est toute aussi intense que dans le mode campagne et l'approche est bien plus tactique qu�il n'y paraît de prime abord. Ici l'important est de se couvrir mutuellement et de ne pas partir à l'abordage avec la tronçonneuse...
Enfin rajoutons que, malgré tout, le mode classé possède pas mal de soucis pour le moment. En effet, il arrive souvent d'être rejeté d'une partie avec un message plutôt désagréable : « connection avec l'hôte perdue ». Ajoutons à cela de petits soucis de micro qui ont déjà été évoqués dans une news précédente.
Jeu testé sur écran LCD 66cm
Détails
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Graphismes
La perfection n'étant pas de ce monde, il y a toujours quelques petits défauts que l'on peut apercevoir par-ci par-là, mais vraiment rien de bien grave. D'autant plus que tout tourne parfaitement de façon fluide et sans que les temps de chargement ne durent ! La révolution graphique est donc bien présente avec Gears of War. | 9,5/10 |
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Durée de vie
C'est là le principal défaut du titre. Une campagne bien trop courte malgré une rejouabilité plutôt honnête (notamment en coopération). Heureusement le mode Xbox Live est bien présent et vous permettra de passer de nombreuses soirées devant votre écran cet hiver. | 6/10 |
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Le son
Une ambiance sonore hallucinante pour tout ce qui concerne les bruitages, des musiques épiques et rythmées collant parfaitement à l'action. Tout semblait bien parti, mais malheureusement les voix françaises sont vraiment trop caricaturales. Ajoutons à cela qu'elles sont difficilement audibles par moment, que ce soit en stéréo ou avec un matériel audio de bonne qualité. | 7/10 |
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Xbox Live
Le tout reste (trop) classique, même si le plaisir est au rendez vous. Quelques soucis en mode classé et des problèmes de micro viennent gâcher le tableau ainsi que l'impossibilité de modifier les paramètres de la partie une fois créée. Les 10 maps présentes sont cependant toutes assez originales et plaisantes à jouer. | 7/10 |
Conclusion
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Voila bien longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à jouer à un jeu d'action. Je ne saurai pas dire comment ils s'y sont pris, mais le fait est que l'on a toujours envie de tuer de plus en plus d'ennemis tant en solo qu'en multijoueurs. Le gameplay y est sans doute pour beaucoup. Malgré une durée de vie plutôt courte, Gears of War est, pour moi, le meilleur jeu actuellement disponible sur Xbox360. |
9/10 |
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