Rainbow Six est une des séries de
Tom Clancy qui a le plus évolué, et pour moi ce n'est pas un mal. De la simulation pure et dure de forces d'interventions, où il fallait peaufiner son plan et trouver les meilleurs équipiers possibles pour composer les escouades pour enfin aller sur le terrain et remplir sa mission (en gros 45 min sur le plan et 10 min de shoot où l'I.A. faisait le plus gros...), la licence est devenue une des références des FPS contemporains avec une action sous pression accompagnée du juste grain de stratégie sous-jacent.
Suite directe du Lock-Down ou renouveau ? Les deux, mais rassurez-vous, il n'est la suite directe du dernier opus que par l'histoire et quelques éléments de gameplay, rien en ce qui concerne l'action et l'avancée tactique. Là-dessus nous avons droit au renouveau tant attendu par les fans de la série et de surcroît sur notre belle Dame Blanche ! Le jeu est tout en "réflexion=>action" et il vous faudra utiliser tous les éléments du décor et les possibilités qu'offrent les ouvertures possibles de chaque environnement pour espérer survivre... Pour le reste, on reste dans le classique de la série où l'on avance pas à pas en couvrant toute cachette possible et imaginable par ces bougres de terroristes. A chaque porte fermée, vous avez toujours la possibilité de passer la caméra serpent au-dessous pour épier la configuration de la pièce et l'emplacement de chaque terroriste. Une des nouveautés est de pouvoir désigner à vos équipiers les cibles "prioritaires", jusqu'à deux. Chose bien pratique quand la pièce comporte divers étages avec des vilains placés dans une position de défense importante ou tout simplement pour abattre en premier celui qui a en joue les otages. Le but sera de toujours vous débrouiller pour affronter les occupants d'une pièce de plusieurs fronts différents. Le gameplay fera aussi la part belle à la descente en rappel, bien pratique pour surprendre ceux qui vous attendent à travers une porte, le must étant d'arriver à coordonner une attaque venant à la fois d'une porte et d'une vitre.
Et la 360 fait la différence ? Plus que certainement ! Le niveau graphique se trouve grosso modo entre le premier
GRAW et le second. Le moteur est bien utilisé avec énormément de morceaux du décor qui volent ou se dégradent pendant les échanges de tirs. Tout comme les traces de sang qui témoignent du carnage et qui aussi servent de temps en temps à repérer un tireur embusqué (en reculant après le tir, on voit la trace de son propre sang et l'on peut donc déduire la direction du coup de feu ^^). Pour ce qui est de la modélisation des décors, on reste bien au dessus de
GRAW avec des environnements finement détaillés de par leur architecture et leur ambiance plus que colorées. Il faut dire que les développeurs ont fait un véritable travail d'orfèvre en modélisant la ville de Las Vegas, oasis du vice au bord même d'un désert. Le mode campagne démarre dans une ville sud-américaine, qui vous donnera l'impression d'être sur un GRAW plus nerveux, continuera sa course à travers divers casinos et leur pléthore de restaurants et autres établissements. D'ailleurs grosse claque pour le restaurant chinois qui est, pour moi, le décor le plus impressionnant (saloperie de terro qui vous plombe en pleine contemplation...) ! Par contre, il y a, comme dans tout bon jeu, des ratés à plusieurs niveaux mais rien de bien méchant ou qui n'entache pas le jeu. Cela arrive que vos équipiers se mettent à courir sur place ou se mettent à couvert au beau milieu de la pièce, faisant d'eux des cibles de choix qu'il vous faudra aller soigner sous peine de perdre la partie (soin qui se procure de la même façon que
GRAW : soit en en donnant l'ordre à vos équipiers ou en les soignant vous même). Ou encore des textures moyennes ou des trous dans les décors.
L'intelligence artificielle est aussi très bien exploitée avec des terroristes qui n'hésiteront pas à lancer diverses grenades pour ralentir voir stopper votre progression, si ce n'est vous abattre dans le même coup. Ils vous feront aussi savoir que vous avez négligé certains accès de la salle en vous contournant, moment très désagréable quand on entend le terro dans notre dos mettre un coup de pompe à son fusil avant de tirer à bout portant... Mais encore une fois l'I.A. a ses limites et elle le montrera surtout avec des points qu'elle sait stratégiques, comme une belle planque en hauteur permettant d'arroser sans trop s'exposer ou des caisses surmontées de mitrailleuses lourdes, et qu'elle mettra un point d'honneur à occuper. Ce qui vous permettra d'abattre un bon nombre d'ennemis sans pratiquement bouger votre viseur.
Le mode Live ! Le mode Live ! Il dispose lui aussi de son lot de nouveautés. Comme le fait de pouvoir faire son avatar de pieds en tête de manière à être sûr de ne pas avoir à affronter son reflet. Vous pourrez lui changer son visage, sa couleur de peau, ses vêtements, ses accessoires, ses armes et même son sexe (non pas la taille bande de vantards, vous pourrez incarner des femmes ou permettre aux femmes d'incarner un avatar plus "réaliste" pour elle ^^). Vous aurez toujours les modes classiques comme le deathmatch, la capture de drapeau en équipe ou non, en plus de quelques autres modes que je vous laisse découvrir. Vous aurez toutes les possibilités du solo en pouvant vous mettre à couvert, tirer à l'aveuglette, épier les salles avec la caméra serpent. Le tout sans lag ou presque. Que des sessions de bonheur avec une des séries qui a connu ses lettres de noblesse sur le Live. C'est donc blindés d'expérience que les développeurs nous ont mitonné un Live aux petits oignons et bon vin blanc. (L'alcool est à consommer avec modération, tout comme
R6 : Vegas. Mais les deux ne sont pas incompatibles...)