Fable avait connu un franc succès sur la précédente
Xbox en introduisant un univers où toutes vos actions avaient une influence sur le comportement des gens par rapport à vous, et sur les quêtes disponibles. L’évolution de votre héros au fur et à mesure des années et en fonction de son alignement, les nombreuses quêtes annexes et un gameplay réussi ont fait de ce titre une référence.
Nombreux sont ceux qui attendaient une suite, toujours venue de
Lionhead et
Peter Molyneux car la
Xbox et le temps imparti avaient fait que l’ensemble des possibilités du jeu était revu à la baisse comparé à ce qui était annoncé.
Les quelques nouveautés comme la compagnie du chien, le contexte de l’histoire et le mode coopératif y sont pour beaucoup dans l’attente de
Fable 2 le 24 octobre dernier par les fans, autant que par les
casual gamers de la communauté
Xbox 360,
Toute ressemblance avec un héros d’il y a 500 ans est purement fortuite Il était une fois, un jeune garçon (
ou fille) vivant avec sa sœur
Rose dans les quartiers pauvres de
Bowerstone, petite ville transformée en cité 500 années après l’avènement de l’âge des héros. Tous les deux rêvent d’une vie meilleure et ne font que contempler le château de Fairfax visible depuis leurs couchettes en cette journée d’hiver. S’aventurant dans les quartiers, nos deux compères seront attirés par un marchant ambulant vendant des reliques magiques de l’ancien temps et plus particulièrement une boîte magique capable de réaliser n’importe quel vœu, cinq pièces d’or seront nécessaires pour changer la destiné de cette petite famille.
Les bas-quartiers sont heureusement remplis de personnes ayant besoin d’aide, et les choix de notre personnage semblent déjà avoir leur importance par rapport à sa réputation et sur l’avenir des différentes personnes croisées.
Le vœu réalisé, tous deux se retrouvent au château de Fairfax qui semble lugubre plutôt que resplendissant, tout comme le régent
Lucien Fairfax qui après s’être livré à des expériences sur la famille tuera
Rose pour ensuite laisser notre personnage pour mort après lui avoir tiré dessus.
Une bohémienne du nom de
Thérésa vous viendra en aide, et vous dévoilera votre destinée de héros d’
Albion, vous entrainant sur les pas de
Lucien pour réclamer justice, ou vengeance !
Autant dire que l’on retrouve globalement la situation narrée dans
Fable mais transposée dans cette époque proche de la Renaissance et où, 500 ans plus tard, l’ensemble des technologies, des croyances et des puissances sont différentes.
La grosse nouveauté viendra du fait de pouvoir sélectionner un personnage féminin, même si cela n’a pas le même impact dans les quêtes et les dialogues que dans
Mass Effect, c’est l’environnement qui réagira différemment du fait que votre personnage soit féminin et masculin.
Il reste malgré tout un goût assez amer, le scénario lance de très bonnes idées qui ne seront au final pas conclues dans l’histoire et de nombreuses zones d’ombre sont créées par ce nouveau volet, qui attendront peut être des contenus téléchargeables pour être dévoilées (autant dire que
l’annonce de la semaine prochaine dévoilera, on l’espère, quelque chose).
D’une bague à mon doigt à mon épée dans ta gueule…Fable 2 se résume assez simplement en un seul mot, liberté. C’est bien simple, une fois les premières heures de jeu servant de tutoriel terminé et les quelques quêtes qui suivent, vous aurez très bientôt la possibilité de travailler, voler, vous marier etc… ou bien entendu de suivre la quête principale, de remplir des quêtes annexes ou encore tout simplement d’explorer le monde de
Fable 2.
Les rentrées d’argent sont rares dans le jeu, et ce ne sont pas les cadavres des différentes créatures que vous aurez éliminées qui vous rapporteront ce qui vous sera nécessaire pendant votre quête. Aussi
Peter Molyneux et
Lionhead nous ont concocté diverses activités pour gagner de l’argent. Forgeron, barman, chasseur de primes ou tout simplement marchand, voici les principaux métiers présents dans
Fable 2 et, l’environnement n’étant absolument pas propice au camping, il vous faudra absolument être équipé en conséquence !
Les villes sont immenses et quand on voit la population qui fait ses va-et-vient quotidien pour survivre dans ce monde, on ne peut rester qu’impressionné. Votre interaction avec la population se fait via le menu d’expression qui une fois ouvert, vous permet via le joystick droit de sélectionner rapidement aussi bien la danse que le doigt d’honneur. Les différents habitants ne se gêneront pas d’ailleurs, à chacun de vos passages chez un marchand de vêtements pour vous donner leur avis. Attention de ne pas prendre un béret rose et un corset de femme avec une brute épaisse, vous risqueriez d’être la risée du royaume (à moins que ce ne soit votre but).
Un autre moyen de bien se faire voir est de gagner de la réputation et aussi de brandir vos trophées sur la place publique, rien de mieux pour que tout le monde vous acclame. Vous pouvez aussi faire l’inverse, être malpoli, faire peur aux gens par votre allure gothique et être le paria que la société veut oublier.
Un de vos avantages est la gâchette gauche, vous verrouillez une personne en appuyant et vous pouvez avoir différentes informations sur elle, comme ce qu’elle préfère voir ou recevoir en cadeau, ainsi à vous les joies du concubinage. Autre nouveauté, vous pouvez désormais former un couple marié, et les rapports intimes avec votre compagne/compagnon pourront donner naissance à votre descendance. On se retrouve à prendre un certain attachement à ne pas gâcher le seul moment de répit de votre héros, et à chercher un environnement serein pour laisser courir votre progéniture. Si vous êtes la personne la plus odieuse ou que vous délaissez votre famille, ceux-ci peuvent tout à fait tomber malade et mourir, ou même vous quitter si ce n’est pas vous-même qui faites la procédure de divorce.
A partir du moment où vous sortirez des villes vous pourrez rencontrer la faune et les bandits locaux, sans compter les divers marchands ambulants et secrets et donjons qui sont parsemés dans le monde d’
Albion. Pour vous frayer un chemin vous aurez le choix des armes et magies que vous utiliserez. Plusieurs types d’armes de mêlée ou à distance sont disponibles, chacune convenant à une manière de jouer pour convenir à tout le monde. Seul bémol, trop peu d’armes rares sont présentes dans le jeu avec un visuel bien spécifique, c’était déjà un problème dans
Fable et son petit frère n’y fera pas abstraction pour le moment.
Le corps à corps se résume à un bouton pour parer, un pour attaquer où le timing entre chaque pression vous rapportera des bonus d’expérience et de dégâts et enfin un que vous pouvez maintenir pour des attaques spéciales.
Pour ce qui est du tir, vous pourrez d’abord simplement faire feu sur les ennemis, ensuite profiter d’un zoom permettant de faire plus de dégâts et enfin d’un rechargement éclair et de la possibilité de blesser n’importe qu’elle partie d’un ennemi. Le seul problème des armes à feu est pour les fusils de type « sniper », les ennemis n’apparaissant pas loin de vous car ils ne sont pas encore chargés et vous vous retrouver à ne pas pouvoir utiliser pleinement les capacités de ces armes à très longue distance.
Pour ce qui est des magies, vous avez cinq levels pour chacun des sorts. Chaque level demande forcément un temps d’incantation plus long ainsi qu’une meilleure efficacité comparée à un sort de level inférieur. Chaque sort peut être lancé sur une zone autour de vous ou bien sur une cible de votre choix, sachant que les effets sont différents dans les deux cas ; le sort de contrôle du temps peut ralentir tous les ennemis autour de vous ou vous permettre de vous téléporter dans le dos de vos adversaires. Vous pouvez sélectionner jusqu’à cinq sorts différents, allant du premier au cinquième level d’incantation, que vous pourrez utiliser dans les combats et au fur et à mesure que vous chargerez vous passerez ainsi au sort suivant.
La Fable ne s’arrêtera pas à la dernière rimeVous l’aurez sûrement déjà compris,
Fable 2 supplante son aîné en terme de possibilités sur déjà bien des aspects.
Que dire des graphismes, il est certain que « Oh mon dieu c’est joli » résume très bien le sentiment ressenti en jouant à ce jeu. Les personnages que vous rencontrerez sont très expressifs et leur statut social se voit rien qu’à leurs accoutrements, mais quand on en arrive au bestiaire cela devient somptueux.
Les
Hobbes,
Balverine et différents
Golem fascinent par leur animation et réaction par rapport à votre attaque, ou fuite. La palme revient, je pense, à toutes les créatures mort-vivantes peuplant le jeu, entre les zombies dont les membres pourrissant se feront arracher par quelques coups d’épée bien précis et les
Banshee, âme féminine tourmentée apparaissant souvent dans un épais brouillard.
Le cycle jour/nuit est respecté tout comme les variations climatiques et il faut pointer du doigt le fait que l’environnement soit rythmé par ces changements. Vos actions auront aussi un impact sur la progression du monde d’
Albion, aidez à développer une région et vous serez surpris des résultats, ou au contraire faites sombrer le monde dans le chaos et découvrez la misère attendant les populations : le choix est toujours le votre !
Il faut dire que l’ambiance sonore aide énormément à mettre le joueur au cœur de
Fable 2. Parcourez une forêt en automne où vous entendrez le bruit du vent dans les arbres avec une ambiance champêtre n’aura certainement pas le même impact que de s’aventurer dans un cimetière en pleine nuit, où vous entendrez au loin des cris ou des morts se réveiller.
Vous venez de pacifier une région, celle-ci ne sera pas forcément repeuplée à votre prochain passage et de la même façon, la population des villes appréciera rarement vos visites vers minuit tout comme elle grelottera dans les périodes enneigées. Le tout apporte une cohérence au monde de
Fable 2 et il est vrai qu’on prend plaisir à vivre soit même au rythme du jeu pour ne pas être qu’un joueur de passage dans ce monde !
Fable 2 subit la loi de tous les
RPG, à savoir que le jeu se finit très facilement en moins de dix heures. Un scandale me direz-vous, absolument pas.
Il faut quand même prendre en compte qu’en terminant le jeu aussi rapidement, il est impossible de vraiment profiter de toutes les possibilités du titre. Entre les différents travaux que vous pouvez avoir, les recherches de secrets parsemés dans tout le jeu comme les clefs d’argent, les gargouilles ou encore les portes démoniaques, les très nombreuses quêtes annexes et les possibilités au niveau social présentes dans le jeu, le finir sans prendre le temps de profiter de cette expérience est honteux et comme vous avez la possibilité de continuer de vivre dans
Fable 2 une fois la quête principale totalement achevée et que certains événements n’auront lieu qu’à partir de ce point, il y a quand même fort à faire dans ce hit !
Un héros + un héros = zéroQuand vous parcourez les terres d’
Albion, vous avez la possibilité de voir les personnes de votre liste d’amis dans le jeu en direct. Non pas leur héros, mais l’icône du profil
Xbox Live de cette personne avec laquelle vous pourrez interagir via un menu et en verrouillant ce joueur comme cible.
Les petits cadeaux sont à la fête de cette manière, mais c’est bien entendu le mode coopératif qui attirera les foules… ou pas !
Fable 2 avait un argument détonnant pour le
Xbox Live et la
Xbox 360, et c’est bien entendu son mode multijoueur coopératif à deux qui renforçait le passage à la nouvelle génération de cet épisode.
Mais il a du se passer quelque chose entre l’annonce de ce mode coopératif et la réalisation finale, et quelque chose d’assez grave malheureusement.
Une fois que vous aurez invité votre ami à vous rejoindre vous aurez tout de suite la main sur les choix de partage d’expériences, objets et argent.
Le premier couac vient du fait que votre ami ne vient pas avec son personnage, il vient avec un avatar prédéfini entre bien, neutre et mal qu’il choisisse un homme ou une femme. Idem, exit son inventaire ! Vous qui vous faisiez un plaisir de montrer l’
Epée Aegis + 75 en force et votre
Armure de lumière, vous n’aurez que des armes choisies en fonction du level de l’hôte de la partie.
L’autre problème et certainement le pire, vient du fait que l’écran soit partagé pour les deux joueurs. Au lieu d’avoir une caméra suivant derrière vous et que vous pourriez orienter comme vous le voulez, les deux joueurs partagent ici un même écran dans une caméra éloignée de l’action. Si un des deux s’éloigne trop,
hop zou tchak il se retrouve téléporté à côté de l’autre. Sachant que les combats ne se font pas sur une petite zone, il n’est pas rare de se retrouver téléporté à un moment critique. Pire encore, la caméra se déplacera suivant les mouvements des deux héros, et bien entendu il faudra penser à changer la direction dans laquelle vous frappez en permanence sans compter que celle-ci aura une fâcheuse tendance à avoir le maximum d’obstacles possible pour vous éviter de voir ce que vous faites. Autre point noir, des compétences comme le zoom deviennent totalement inutiles, puisqu’au lieu de vous retrouver dans une vue au niveau de votre épaule, vous ne voyez absolument pas plus loin que la distance à laquelle vous shootez dans un poulet (je ne parle pas de l’inutilité du fusil sniper dans cette configuration).
Malgré tout il y a quand même des points positifs pour ceux qui acceptent de jouer avec de telles restrictions et gênes, si un héros faible invite un ami surpuissant, ce dernier sera mis à son niveau et vice-versa. Les compétences apprises ne seront pas oublier, mais la barre de vie sera revue à la baisse et il faudra faire attention à ne pas se fourvoyer dans un combat facile.
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