Il a mis du temps à arriver celui là ! Depuis l’épisode N64 et le rachat de Rare par Microsoft, on espérait bien le revoir sur notre Xbox. Manque de chance, si l’on peut dire, il arrive sur sa petite sœur blanche.
Rare n’est plus à présenter, après avoir fait les beaux jours de la N64 avec ses jeux de plate-forme comme Banjo-Kazooie ou le très controversé Conker (ressorti sur Xbox en juin dernier), mais aussi avec Goldeneye 007 et Perfect Dark (après avoir perdu la licence James Bond au détriment d’EA). Pourtant, le premier jeu de Rare nous avait bien fait peur le coquin. Grabbed by the Goulies, n’était pas mauvais dans son concept, mais souffrait de linéarité et de répétitivité lassante. La ressortie de Conker nous avait à moitié convaincu, mais pas grâce à son multi désastreux. Aujourd’hui, Rare est à la Xbox360, ce qu’est Namco à la Playstation, un soutien pour le constructeur. Kameo est à mon sens, et ça reste subjectif, une petite merveille, et Perfect Dark Zero serait le deuxième effet… Kiss Kool. Pourquoi ? Parce que, je le sais, c’est tout !
La première mission ouvre directement le bal des balles. Ca explose de partout, on a la chance d’utiliser des gadgets intéressants, d’admirer le décors en bavant (au passage, si quelqu’un pouvait me réhydrater…) et les doublages. L’occasion aussi pour moi de râler, en voyant les deux bandes noires orner mon TFT de 19 pouces sur lequel j’ai branché ma console. Pourtant à la résolution de la dalle, 1280x1024, impossible de mettre en plein écran. Sauf en revenant en 1280x720. Premier coup de gueule. Seul PGR3 est configuré en plein écran. Les autres développeurs auraient-ils été flemmards ?
L’habitude prise, je replonge dans les méandres de l’ombre. Et quelle joie mes enfants ! Je retrouve enfin les sensations de Goldeneye et le premier Perfect Dark. Cependant, de nouvelles possibilités tactiques ont fait leur apparition comme se mettre à couvert et exécuter une roulade censée esquiver les balles, mais peu efficace à mon sens. D’autres actions comme utiliser une tyrolienne entraînera un découpage de l’image, comme on a pu le voir dans le jeu XIII. Evidemment, et je ne reviendrai plus dessus après, le tout est servi par un moteur physique et des graphismes à la hauteur, voire mieux que ce qui se fait sur PC actuellement. La musique quant à elle colle à l’action et ponctue les phases de shoot intense. Certains morceaux restent médiocres, une fois sortis de leur contexte (le jeu).
Bien que vous ayez remarqué mon air enjoué au début de ce texte, vous vous dites : « Ok, y’a un bel enrobage mais, le contenu, qu’en est-il ? » Bonne question vous répondrai-je ! Je dois vous avouez que cet opus à une bonne durée de vie, égale à celle de son grand frère. Malheureusement l’IA m’a laissé sur ma faim. On oscille entre l’huître morte et le bon soldat. Dans une situation de fusillade, vous aurez deux cas de figure. Ou, le gugusse en face est assez intelligent pour se planquer afin d’éviter de s’en prendre une, ou il va courir gaîment vers vous avant que vous lui allumiez la trogne avec votre arsenal. Mais le plus déconcertant aura été le niveau dans la jungle. Vous ne distinguez l’ennemi que grâce à la fonction secondaire d’une arme. Il arrive que l’ennemi vous repère à travers les feuillages sans aucun souci. Déconcertant, surtout si vous utiliser cette fameuse fonction et que vous ne distinguez tout de même rien. Idem, le nombre de fois où la petite Joanna eut la chance de goûter à ce fameux met tropical qu’est la Grenadequicolleauxdents. A mon sens, c’est comme d’habitude avec Rare, bien au début, mais loudingue vers la fin. Heureusement, un mode Coop, aussi bien offline qu’online est de la partie.
Le multi est la bonne surprise du jeu. Il faut que vous le sachiez (ce n’est pas sale). Réunissant de 16 à 32 joueurs pour les meilleures connections, chacun pour soi, ou en équipe, ce mode est un petit bijou et vaut, à lui seul, l’achat du titre. En fait, je vais même me faire des ennemis, mais PDZ en multi (et en solo) est ce qu’aurait du être Halo2. Le radar ne distingue que les ennemis ayant fait du bruit, contrairement à Halo2. On peut enfin construire une tactique, autre que celle du gendarme, pour passer en fourbe dans le dos de l’adversaire. Pas besoin non plus de s’exploser le pouce gauche pour rester accroupi. Les cartes sont disponibles en plusieurs tailles selon la taille des équipes, comme Battlefield 2 par exemple. Sur une partie à 10 joueurs, je n’ai vu aucun lag. Franchement, chapeau bas monsieur Rare ! Pourtant, ce n’est qu’une mise en bouche. Un mode Dark Ops met en place des objectifs que doivent remplir les équipes, ce qui rapportera de l’argent aux joueurs, lequel leur permettra de s’équiper et de s’armer… comme Counter Strike. Certes, ça sent le pompage à plein nez, mais reconnaissez que sur Xbox360, la concurrence est mince (NDLR : tu ne l’auras pas cherchée loin ta déduction Paupiette). Par contre, petit bémol, comme sur PGR3 il est impossible de rejoindre une partie par soi-même, une invitation étant obligatoire, même si c’est un amis qui crée la partie. Bravo Microsoft ! Encore heureux qu’on ne nous facture pas les invites !
Edition Collector : Le DVD bonus reste un plus sympathique mais pas indispensable. On nous propose quelques artworks et esquisses, un thème et des images pour la console. Le reste n’a que peu d’importance. Un comic et une carte se trouvent en plus dans la boîte, fort jolie au passage, mais n’ont que peu d’utilité. Ne vous rabattez dessus qu’à la condition d’être collectionneur.