S�il y a bien quelque chose qui manquait sur Xbox, c�était un jeu de course arcade à la japonaise. Namco répare cette erreur en nous offrant le dernier volet de sa série fétiche la plus connue. Prêt pour prendre les virages à fond les ballons ?
Pour commencer nous devons vous avertir que ce test est réalisé grâce à la version US du jeu (textes en français), qui n�a pas été zonée par le développeur. Une aubaine pour nous à Xbox360france ! De la gomme brûlée, on en a fait pour vous fournir ce test ; c�est vous dire si nous nous sommes bien préparés. Alors arrêtons les grands discours et rentrons dans le vif du sujet.
Tout d�abord, je dois vous avouer que ce Ridge Racer et décevant. Il sent le travail bâclé. Les graphismes ne sont pas dignes d�une Xbox360 ! Imaginez que PGR3 n�exploite même pas un tier de la console, et dites-vous que RR6 fait largement moins bien que le titre de Bizarre Creation ! J�irai jusqu�à dire que la qualité graphique est (un poil) supérieure à celle d�un RR5 sur PS2. Certes, les réflexions du décor sur le véhicule (environmental mapping) sont jolies, mais sans plus. D�ailleurs, les textures des décors sont simples et répétitives, seul le macadam tire son épingle du jeu. On peut même apercevoir quelques fois du clipping. Oui, du clipping ! Cette maladie dont souffrait la PS2, la faute à un manque de mémoire vive. Pourtant la grande blanche est bien fournie de ce côté, et au regard du peu d�efforts concernant la réalisation, ce clipping est inadmissible. La luminosité des courses de jour et la fluidité de l�ensemble, même à haute vitesse, sauvent les meubles de la noyade. Les voitures sont bien designées et permettent trois types de gameplays bien distincts, allant de la savonnette à la voiture vissée à la route.
Namco avait su nous tenir en haleine avec le premier RR sur Playstation avec seulement un seul circuit disponible, ici nous en avons 15. Mais si l�on compte les variantes : reverse, mirror, reverse-mirror, on atteint le chiffre de 60 circuits. Pas mal hein ! Et bien même pas ! Les circuits n�ont que peu d�originalité et sont fortement inspirés des précédents Ridge Racers sans pour autant les égaler. Un comble ! Une monotonie s�installe, les courses se résumant à du « je roule à fond, je relâche l�accélérateur, je dérape, je repars à fond� », sans aucun piège, rien. Où est passée la grandeur de ce jeu ? L�opus PSP arrive à faire beaucoup mieux et sa réalisation technique, pour en revenir à elle, est plus impressionnante. J�exagère, on a quand même, malgré tout, du plaisir à rouler sur ces pistes simples. Peut-être que c�est l�esprit de la série qui hante cette galette ?
Pour les lecteurs-fans qui ne se sont pas encore pendus après ces premiers paragraphes, j�attaque la partie sonore. Autant vous le dire tout de suite, vous pouvez sortir le barillet et les balles, c�est de la même envergure. On a ici un DJ explosé à la coke qui braille tout le temps à en devenir fatiguant, si fatiguant que l�on ait envie de l�attacher au pare-choc arrière et d�enchaîner une série de vingt tours de piste. Fort heureusement, la possibilité de débloquer la voix d�Heihachi (de Tekken) en lieu et place, fait remonter l�intérêt de cette voix-off. Et en plus il ne parle qu�en japonais� La musique par contre c�est de la boulette ! Nan, en faite je déconne, elle est aussi naze que le DJ. Elle fait dodeliner de la tête, mais n�a pas l�impact de celle des premiers Ridge. Et quand on sait qu�il faut payer pour télécharger des morceaux en plus� ça a du mal à passer. Certes, les 6 morceaux téléchargeable pour environ 6 euros (le tout) sont issus des anciennes versions, et sont donc bons, mais Namco aurait pu faire l�effort de les intégrer au jeu dès le départ. On a ici, de base, une quinzaine de chansons, alors que sur PSP (encore elle), on tourne autour de la trentaine de titres. Ca sent le « vite fait bien fait, et en plus on va vous faire cracher au bassinet ». Namco n�a pas du comprendre que contenu téléchargeable payant voulait dire contenu qu�il n�était pas possible d�incorporer au lancement du titre si on évite un lancement à la va-vite. Dans ces circonstances, il est bon de repousser la sortie du jeu. Au moins, les fans ne passent pas pour des pigeons ! D�ailleurs pourquoi Ridge Racer 6 n�est pas sorti en Europe en même temps que la console alors qu�il était prêt ? Simplement parce qu�Electronic Arts, qui distribue le jeu, n�a pas voulu, selon moi, de concurrent pour son très moyen NFS Most Wanted. Je ferme la parenthèse ici.
Namco aura bien garni son mode solo. 120 courses de base, 70 courses (environ) à débloquer, y�a de quoi faire. La difficulté est variable, selon le véhicule que l�on choisi et les aptitudes du joueurs. Néanmoins le mode duel est lassant, dommage, vu les voitures que l�on débloque.
Il nous reste le mode Live. Je dois avouer qu�il est très bien conçu, comme l�ergonomie des menus soit dit en passant, On voit qui parle, une petite étoile se situe à côté de vos amis, et une icône Pac Man désigne le maître de session. C�est le seul gros point fort du titre. Aucune présence de lag dans les sessions de huit contre américains polis, pour une fois, et japonais. Il est possible de monter jusqu�à une session de 14 gamers, mais je n�ai pas essayé pour ma part, la connexion devant jouer beaucoup. A l�inverse, nous avons créé une session entre amis avec Lebaronrouge, en étant que deux. Et bien ce fût la catastrophe ! Du lag à gogo entraînant même des freezes. J�en déduis que les connexions s�effectuent au US et qu�elles font France-US-France. Rien de tel pour plomber un ping� Heureusement les choses devraient s�arranger avec le lancement du jeu en Europe, mi-janvier.
EDIT : les musiques à acheter sur le Marketplace correspondent au premier disque de Ridge Racer sur PSP. On y trouve notament le thème principal de Katamari Damachi.