Arrivé sur les étales sans passer inaperçue, nous nous devions de vous donner un avis sur ce jeu mettant en scène de grandes batailles antiques.
Enfin antiques… Quelques libertés ont été prises au niveau du scénario, comme une méduse capturée par les romains pour en faire une arme de destruction massive, ou encore de grands mechas. Alors voilà, nous sommes quelques années avant JC. Pas Jules César, mais l’autre, le barbu. Jules César, Jules pour les intimes, ayant décidé de conquérir tout ce qui était plus haut que la Méditerranée, envoie ses troupes en dehors de l’Empire Romain. Et tout ça pour quoi ? Juste pour ne pas payer ses vacances au Club Med, il est comme ça Jules.
Vous êtes un jeune Spartiate, sans nom. On vous appelle « le Spartiate ». Le héros à un physique de « premier de la classe », corps musclé, barbe de deux jours à la George Clooney, dreadlocks. Mis à part cette originalité capillaire, notre héros entend des voix. Un peu comme Jeanne D’Arc, mais à défaut de finir sur le bûcher lors d’une sainte garden party, lui, sert d’instrument de vengeance au dieu Arès. Vous avancerez donc dans le jeu en effectuant des missions et en tuant des boss. Voilà pour la trame « historique ».
Spartan Total Warrior, est un pur Beat’em All en 3D. A la manière d’un Dynastie Warriors, vous avancez en trucidant tout ce qui bouge autour de vous. En décédant, vos adversaires lâchent des orbes de couleurs bleues ou vertes. L’une renfloue votre capitale de puissance, la seconde votre jauge de vie. En avançant dans les niveaux, on acquière de nouveaux objets tels les épées d’Athéna, ou le bouclier de la Méduse. Une fois la jauge de puissance au max, on libère une super attaque qui fait de sérieux dégâts dans les rangs ennemis. Ceux-ci, s’effondrent dans un gerbe de sang, en poussant un cri. Alors imaginez quand vous en avez cinquante en face de vous, et que vous les débitez à la mode bûcheronne, façon petit bois. Un vrai carnage, on tape dans le tas sans voir qui est en face. D’une certaine manière, vous contribuez au bordel général. Ca tape dans tout les sens, un peu partout sur la map. Le but est de se focaliser sur les objectifs fixés au cours du niveau. Alors certes, ça ajoute de la variété au jeu, plutôt que de tapoter comme un autiste les touches d’attaques pendant vingt minutes, mais certains objectifs sont très rébarbatifs. Défendre deux silos à grain en simultané demande une grande concentration et s’avère au final épuisant. Ce n’est qu’un point noir si l’on compare le jeu dans son ensemble.
Pour mettre en scène de telles batailles, il vous faut un moteur costaud. Alors on a rogné du côté des personnages qui ne sont composés que de quelques polygones. Ce que l’on perd ici, on le gagne dans la beauté des décors, qui sont assez jolis (blur, poussière, feu…), et en animation. Pas un seul ralentissement. Le tout s’avère très jouable, même s’il arrive souvent de se faire prendre en traître dans le dos (ce n’est pas sale). Un gros point fort donc, car à l’inverse de Dynastie Warriors, Spartan a fait le pari de mettre le paquet sur l’aspect général de l'environnement, et non pas sur les héros.
Tout péplum qui se respecte doit avoir la musique qui va avec. Nous sommes gâtés, elle est digne d’un Gladiator de Ridley Scott. De plus, l’ambiance du champ de bataille est belle et bien présente, de par ses cris divers et le fracas des armes. Signalons au passage, le doublage français, de qualité. Deuxième bon point.
La durée de vie s’avère honnête dans l’ensemble, même si à mon sens, le jeu vaut un poil moins que les 60€ qu’on vous réclame en magasin. Un joueur acharné devrait le finir en une grosse journée. Néanmoins, un mode arène est présent, histoire de toujours se défouler. De plus, déverrouiller les multiples bonus vous demandera du temps.