Voici donc Black, le dernier né des FPS de chez EA et Criterion plutôt habitué au jeu défouloir ou bourrin comme la série des Burnout. Bien loin donc de ce que nous avons l’habitude avec ces éditeurs habituellement, Black est un jeu dont la trame est faite pour nous rappeler un bon film d’espionnage militaire dont vous incarnez le héros. Un peu à la manière d’Ubi avec son King Kong mais la licence en moins, étonnant de la part de nos amis de chez EA.
Vous incarnez donc
John Kellar, un militaire ou mercenaire on ne sait pas trop, qui s’explique dans un interrogatoire sur sa façon d’opérer pour démanteler un réseau terroriste qui se nomme « la septième vague ». Cette interrogatoire est la trame principale du jeu et vous allez être amené à jouer les phases importantes qui vous menées à vous retrouver devant ce vilain monsieur qui n’arrête pas de vous demander pourquoi ceci, pourquoi cela.
Bref, on sent qu’il veut vous tirez les vers du nez mais que vous n’en avez pas trop envie. L’interrogatoire semble donc tout droit tiré d’un film que l’on aurait entre-coupé de mission à la
Soldier of Fortune. Côté scénario, je ne vais pas vous en dire davantage. Je vous laisse biensur découvrir par vous-même le début de l’interrogatoire. C’est comme si on vous racontait la première demi-heure d’un film que vous n’avez pas encore vu, pas cool n’est ce pas ?
Parlons de la phase de jeu, car c’est bien beau les vidéos faites comme un film qui dure 8 minutes en moyenne, mais c’est pas la télécommande du lecteur DVD que j’ai dans la main mais ma manette de Xbox. Et là, autant vous prévenir tout de suite, si vous voulez vous payez black pour vous initiez au FPS sur console, vous n’avez pas fait le bon choix.
En effet, le viseur est loin de ressembler à celui présent dans
Perfect Dark Zero sur 360, ici le pointeur se résume à un simple point au milieu de l’écran alors il va falloir tirer juste et ce même en difficulté normal. Ceci on s’en doute est fait pour vous laissez l’impression d’être dans le film mais alors pourquoi avoir laissé apparentes les barres de vie et d'informations concernant l’état de vos munitions, j’avoue que je ne comprend pas.
Autre chose également, vous êtes un militaire et les armes cela pèse, vous ne pourrez donc avoir sur vous que 2 armes à la fois, celle que vous avez entre les mains plus une autre pour varier les plaisir. Par contre, vous n'aurez ni la possibilité d’avoir d'armes dans chaque main, ni de sauter, n’en déplaise au fan d’Halo. Côté déplacement, si vous ne voulez pas que 25 terroristes armés d’AK 47 vous tombent dessus, vous avez intérêt à pas trop vous dévoilez c’est moi qui vous le dit. C’est donc à la manière d’un
Rainbow Six que vous avancerez dans les niveaux. Pas question d’y aller franco, ce n’est pas
Burnout ici.
Pourtant on pourrait le croire avec des explosions à tout va lors de l’utilisation du RPG mais aussi l’absence de touche pour ouvrir les portes qu’il faudra faire exploser à l’aide de grenade ou de coup de crosse. Ce côté explosion à tout va donne donc un peu de rythme au jeu qui ne se veut ni trop bourrin, ni trop simulation, un peu comme pour faire un jeu où chacun trouvera midi à sa porte. Cependant, profitons en pour spécifier un défaut assez agaçant concernant les grenades ; à l’instar de la plupart des FPS où les grenades peuvent être lancé assez loin, dans
Black on a l’impression que les grenades pèse 5 kilo tellement on a du mal à jeter une grenade à plus de 3 mètres.
Côté ennemi, l’IA est plutôt bien pensée. En effet, les terroristes chercheront davantage à vous débusquer en petit groupe, plutôt que venir bêtement vers vous un par un. Concernant les ennemis, on appréciera aussi la précision de leur comportement lorsqu’ils se prennent une balle, en effet une balle dans l’épaule n’aura pas le même effet qu’une balle dans la jambe par exemple mais ça me direz vous c’est pas très innovant mais cela reste un point important pendant l’expérience du jeu.
Jusqu’à maintenant, on se dit que EA nous a pondu un petit soft qui a l’air bien sympa et c’est bien l’impression que donne black pendant les premières heures de jeu. En effet, le point noir du soft est son côté répétitif, je vous entend déjà dire : « Ben un FPS c’est toujours assez répétitif ! ». En effet, les missions possèdent quasiment toutes les mêmes objectifs secondaire qui sont : trouver des plans, détruire les ordinateurs portables des terroristes, trouver des photos aériennes et une arme secrète par mission, objectifs secondaires qui seront assez facile à réussir puisqu’il vous faudra fouillez un minimum des alentours.
Parlons en des alentours, car ce FPS offre très peu de place à l’initiative du joueur, un seul chemin possible pour réussir la mission et vous ne pourrez pas le louper. Rien que ces deux aspects rendent le jeu très répétitif et on remarque assez vite que la seule différence entre les missions reste leur emplacement géographique. Bien sûr le scénario du jeu est ainsi fait qu’on a envie de passer la mission pour connaître la suite de l’intrigue mais bon c’est un peu léger à mon goût pour motiver le joueur.
Enfin, le coup de grasse qui dit FPS dit arme et là aussi c’est assez désert :
un AK 47, un RPG, des minis Uzi, quelques flingues, bref rien de bien innovant de ce côté-là. A noter également que vous manquerez rarement de munitions qui sont présentes un peu partout dans le jeu. Cependant on appréciera le choix du mode de tir à la Soldier of Fortune, on pourra donc choisir pour le AK par exemple de tirer en rafale, au coup par coup ou en automatique. Les habitués apprécieront. Avec tout ça si vous finissez le jeu en plus de 8 heures c’est que vous êtes un joueur plutôt moyen niveau FPS.
Allez, pour vous rassurer, EA, à l’instar de ces titres 360 misé sur des graphismes qui pousse la Xbox dans ces derniers retranchement sans atteindre la beauté d’un
Far Cry. Black assure au niveau des effets de lumière réaliste et au détails de modélisation des armes dans les moindres recoin. Les vitres qui partent en éclat, les balles qui traversent les murs, les explosions qui font voler une multitudes de lambeau de terre, avec un son Dolby Digital rien à dire au niveau immersion c’est le top du genre sur Xbox. Donc messieurs de chez EA chapeau bas sur ce point.