Enfin nous voici avec le premier jeu Playstation 3 sur l’inspecteur Derrick, une série fantastique pour s’endormir devant la télé. Derrick ne sort jamais son arme, pas un coup de feu n’est tiré. Il n’y a que des méchants vraiment méchants et des gentils vraiment gentils. Mais oui, bien sûr, il ne s’agit pas d’un jeu sur Derrick ou alors la série a pris un sacré tournant (mdr) mais surtout elle aurait changé de réalisateur pour prendre l’unique John WOO.
John Woo fait partie des gens qui réalisent les plus grands films d’action dont voici quelques dates : il tourne « Le Syndicat du crime 2 » (1987) et « Just heroes » (1989). Mais c'est avec « The Killer » en 1989 qu'il acquiert une réputation internationale. Il enchaîne avec « Une balle dans la tête » en 1990, puis « A toute épreuve » en 1992, lequel sera son cadeau d'adieu au cinéma hongkongais. En effet, Hollywood s'intéresse à lui et lui offre son premier contrat. C'est ainsi que John Woo s'essaie aux méthodes de tournage américaines en dirigeant Jean-Claude Van Damme dans le film d'action « Chasse à l'homme » (1993).
Suivent d'autres grosses productions comme « Broken arrow » en 1995, et surtout « Volte-face » en 1997, où le tandem Nicolas Cage / John Travolta lui fait gagner la confiance du public américain. Trois ans plus tard, le succès planétaire de « Mission : impossible 2 » avec Tom Cruise dans le rôle principal, le place définitivement dans la liste des réalisateurs les plus rentables du monde.
A partir de 2002, John Woo s'essaie à deux nouveaux registres : le film de guerre avec « Windtalkers », interprété par deux acteurs fétiches : Nicolas Cage et Christian Slater, et la science-fiction avec « Paycheck », l'adaptation cinématographique d'un roman de Philip K. Dick dans laquelle Ben Affleck tente de reconstituer son passé. (Source allociné.fr)
Voilà quelques lignes sur Mr John Woo qui a travaillé avec le studio Midway US sur le jeu STRANGLEHOLD.
STRANGLEHOLD est la suite du Film « A toute épreuve » cité plus haut, enfin quand je dis suite, elle ne l’est pas à cent pour cent, le jeu STRANGLEHOLD possède son scénario propre, co-écrit avec John Woo et Midway.
Une histoire assez simple : deux gangs s’affrontent, des jeunes filles prises en otage, des trahisons. Je pourrais vous en dire plus sur l’aventure mais je crois plus qu’il faille vivre ce jeu comme un film d’action pure comme on les aime. Et on les aime avec l’envie d’en savoir plus à chaque passage de boss qu’on doit affronter avec le héros du film, heu… pardon, du jeu. L’inspecteur Tequilla Yuen, vétéran de la police, possède sa propre vision des choses sur la façon de se débarrasser de la mafia et autres méchants pas beaux qui polluent les rues de Hong Kong. (Devinez comment ?)
Tequilla Yuen a comme qui dirait un don avec les armes, elles n’ont aucun secret pour lui du petit 45 au gros calibre comme le bazooka, il joue avec à la manière de Matrix lors d’échanges de tirs avec les balles, les évite en se penchant sur le coté droit ou gauche (Note du Correcteur : C’est Matrix qui a été fortement inspiré des films de John Woo et non le contraire) mais ce n’est pas tout. Tequilla Yuen peut réaliser de la plus belle façon possible des actions dignes des plus grands films d’action : grimpé sur un chariot, qui traversera une salle de casino pour avoir une position de tir, il surprendra les ennemis avec un petit ralenti.
De toute façon même si vos tirs ne sont pas super précis (c’est mon cas), le décor se chargera de recevoir vos balles qui le détruiront, vous suivez ?
Les décors sont eux complètement destructibles, de la caisse en bois au pylône en béton, ce qui procure un sentiment de toute puissance. STRANGLEHOLD n’est pas le premier jeu à proposer une telle interaction avec les décors, mais il est le seul à donner le pouvoir de tout détruire à l’écran dans des batailles armées jusqu’au dents, d’ailleurs vos ennemis n’auront qu’une seule envie : vous voir mort criblé de balles ; alors à vous de changer la donne avec la Jauge de Bombe Tequilla. Cette jauge sur le coté gauche de l’écran de jeu se remplie en fonction de vos actions mais surtout des mafieux que vous aurez tués. Plus vous en supprimerez, plus vous aurez accès à de nouvelles possibilités tels que le soin à tout moment, le tir de précision qui vous sera d’une aide précieuse pour mettre un peu de plomb dans la tête des boss de fin de niveau, l’attaque barrage et enfin l’attaque toupie qui une fois actionnée donne lieu à une mini scène faite avec le moteur du jeu du plus bel effet et qui supprimera tous les ennemis sur le niveau où vous vous trouvez : un pur plaisir pour les yeux.
Quelque mots sur le moteur du jeu : il s’agit du même moteur que Gears Of War d’Epic Games, le monumental Unreal Engine 3, les graphismes ne sont pas aussi beaux que ceux du jeu Gears of War mais le travail sur chacune des parties du décors a été fait avec soin ne provoquant aucun bug de collision. Toutes les textures s’affichent correctement même lorsque nous sommes proche d’un mur. Il reste quelques petits soucis quand même, certains petits détails comme les ceinturons de Tequilla Yuen qui sont cruellement moches, mais je vous le redis ce n’est qu’un détail, il n’y a qu’à regarder la qualité de modélisation de Tequilla Yuen qui est très proche de l’acteur réel. Les ennemis sont quant à eux aussi réussis dans l’ensemble, mais un petit coté frères jumeaux se faire ressentir. Rien de bien méchant tant l’action est rythmée, et sans le moindre ennui durant tout le jeu dans lequel on se retrouve plus d’une fois avec plusieurs ennemis à l’écran et ce sans le moindre ralentissement (60 I/secondes). J’ai joué au jeu sur un écran HD Ready en 1080P et j’en ai pris plein les yeux tout au long de l’aventure de STRANGLEHOLD, que du bonheur.
La prise en main, elle, est comme au début lorsque l’on apprend à faire du vélo, au début on trébuche, on se loupe, mais une fois la bête maîtrisée, à nous les joies du mode « défourailler » en règle, tout en sautant sur les rampes d’escaliers ou en s’accrochant au lustre tout en explosant la tête de nos ennemis. Du pur bonheur, de l’arcade pure et dure dans STRANGLEHOLD.
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