Michael Swift, c'est la personne que vous incarnez dans Timeshift. Ancien pilote de l'US Air Force, vos anciens patrons vous donnent la possibilité d'utiliser une combinaison prototype vous permettant de faire des sauts dans le temps. Ce n'est qu'après la mort de sa fille que le héros décidera de braver les risques d'une telle invention pour empêcher la mort de cette dernière.
Malheureusement, la précision des sauts temporels est assez dramatique et notre héros se retrouve donc dans des époques et des lieux d'un futur apocalyptique où il n'aura pas seulement à sauver sa fille mais aussi sa vie et l'avenir, en aidant un mouvement de résistance grâce à sa combinaison. Celle-ci, même "buggée" à mort, lui permettra encore de contrôler le flux temporel durant une courte période.
En voilà un scénario plein d'imagination !
Vous êtes donc aux commandes d'un FPS, le contexte fin du monde est plutôt sombre et une fois que vous avez déterminé lesquels des tuniques noirs ou des tuniques vertes sont vos ennemis, ce sera l’heure de tuer en règle. Il faut savoir que sans vous, la résistance est vouée à l'échec. En effet, le méchant despote au pouvoir profite des avancées technologiques et de mechas surpuissants pour effacer toute trace de révolte (qui a dit Half-Life 2, je vous ai entendu).
Ce qui démarque Timeshift de tout FPS est la possibilité de contrôler le temps, vous pourrez entre autre éviter des morts très très bêtes en revenant quelques secondes dans le temps et aussi stopper le temps afin de venir au corps à corps avec un ennemi, lui prendre son arme et l'assommer tranquillement. Mais ce principe déjà utilisé dans Blinx, que ce soit accélérer, freiner ou stopper et revenir dans le temps, est plus utilisé comme moyen de passer d'un point A à un point B que pour des gunfights. Même si sur la portion jouée c'est plutôt cette sensation qui ressort, on peut être sûr que détruire un mecha tout seul nécessitera de jouer avec le temps.
Futur oblige, vos ennemis seront dans des combinaisons bien classes avec un arsenal bien futuriste, mais vos alliés et les décors semblent être restés de notre époque ... bizarre. Pour vider le décor, vous pourrez utiliser des armes futuristes dans leur design mais communes dans leur principe : une mitraillette, un fusil à pompe déguisé en arme de Predator et une arbalète, pour les amis du snipe, dont les flèches exploseront après avoir touché décors ou ennemis (qui a redit Half-Life 2 ?).
Parlons un peu des graphismes. Il faut s'en douter, un décor apocalyptique n'est pas des plus coloré, et la pluie battante (on en avait pas vu d'aussi belle depuis GOW et Bioshock) n'arrange pas les choses. Néanmoins, on prend plaisir à évoluer dans ce monde bien que les possibilités d'aller d'une section à une autre se résument à suivre un couloir. Le grand bonheur est de retrouver des décors semi-destructibles, égayants les phases de shoot où vous pourrez ainsi détruire les couvertures de vos ennemis.
Ces derniers réagissent très bien suivant vos actions. Vous vous mettez à couvert pour reprendre des vies, et il n'est pas rare qu'un ennemi vous fonce dessus pour vous achever. Vous les mitraillez dans tous les sens, ils se mettent à couvert. Dans des zones ouvertes, il faudra faire attention. Mais dans des affrontements pouvant se produire dans le sous-sol d'une maison, il faudra bien peser le pour et le contre d'un déplacement avant d'agir et c'est là que les fonctions de votre combinaison peuvent être utiles.