Série débutée en 2001 et dérivée d’une autre série culte (Resident Evil), Devil May Cry a su s’imposer comme l’une des références du beat them all. Son principal atout venant principalement de son héros « top cool » qui défouraille avec style tout ennemi se trouvant sur son chemin. Pour ce quatrième épisode, la série s’invite enfin sur la génération actuelle de consoles et se risque même à introduire un nouveau héros pour le faire rivaliser avec l’illustre Dante. Alors pari réussi ?
Quoi de neuf du côté de l’enfer ? Comme nous vous l’annoncions précédemment, la principale nouveauté de ce quatrième opus, c’est l’arrivée d’un nouveau héros, tout beau tout chaud nommé Nero (je tiens à exprimer mes excuses à tous les allergiques aux rimes de mauvais goût). Les habitués de la série seront peut être choqués en apprenant cela, mais qu’ils se rassurent, ce dernier est tout aussi classieux que son aîné. Armé de sa fidèle épée « Red Queen » et de son révolver préféré, il excelle lui aussi dans l’extermination de monstres à la chaine. Ce nouveau personnage apportera même avec lui quelques nouveautés à un gameplay déjà bien rodé. En effet, Nero peut enflammer son épée grâce à une sorte de moteur installé sur la poignée (oui je sais, dit comme ça, ça peut sembler étrange…). Ceci a pour effet de rendre les attaques de notre nouvel ami bien plus destructrices. Autre particularité pour notre n’Héros (pfiou je me suis dépassé sur celui-là), ses parents ont cru bon de lui greffer un bras démoniaque nommé « Devil Bringer ». Cela lui permet par exemple de saisir ses ennemis par le cou et leur écraser la tête sur le sol, d’attraper ses ennemis à distance, et plus tard de traverser de larges crevasses grâce à un pouvoir particulier récupéré dans la première partie du jeu.
Ah mais je vous connais vous !Pour ceux qui, malgré toutes les qualités de Nero que je viens de vous vanter, n’en ont pas encore assez, et bien sachez qu’une fois à mi-parcours dans le jeu, ce bon vieux Dante sera de nouveau de la partie. Ah je vois déjà les mines réjouies des fans de la première heure. Bien évidemment, il a également apporté son matériel habituel : pistolets, fusil à pompe et épée bien affutée. Petite nouveauté, dans cet épisode, Dante a la possibilité de changer de style comme bon lui semble, même pendant un enchainement déjà débuté. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore la série, comprenez par là que Dante a le choix entre plusieurs styles de combat (Trickster, Swordmaster, Gunslinger, Royal Guard). Suivant le style sélectionné, l’action effectuée en appuyant sur le bouton action sera différente. On regrettera tout de même que les niveaux visités avec Dante soient quasiment les mêmes que ceux parcourus dans la première partie du jeu avec Nero… Autant dire que l’on a l’impression que la durée de vie a été augmentée artificiellement et l’on aurait préféré des niveaux différents.
Montre-moi ta technique Techniquement, autant dire que le soft est particulièrement bon. Des animations très détaillées et splendides, une fluidité à toute épreuve, rien à redire de ce côté-la. Graphiquement, on approche également de la perfection. Cette qualité ne cesse de mettre en valeur le design si particulier du titre. La réussite du titre vient notamment du fait que malgré les changements d’ambiance, on n’a pas l’impression de passer du coq à l’âne et l’ensemble reste très cohérent.
On regrettera tout de même que les ombres portées soient autant pixellisées (ceci est particulièrement visible dans les niveaux se déroulant dans la jungle). Enfin au niveau des reproches techniques, on peut ajouter les quelques soucis de caméra. Bien moins présents que dans les précédentes versions, ils viennent tout de même gâcher un peu le plaisir, surtout lors de phases de plate-forme particulièrement corsées.
La divine comédieConcernant le scénario, on reste dans le ton de ce qui se fait depuis les débuts de la série (on sent bien l’influence de Resident Evil au niveau de la narration). Rien de bien transcendant, mais les différentes cinématiques et la mise en scène parviennent à tenir en haleine le joueur. L’accent est particulièrement porté sur la dualité entre Nero et Dante, et cela nous donne droit à des passages voués à devenir cultes. Notons également des thèmes musicaux particulièrement réussis, notamment celui de l’écran de fin que j’ai personnellement adoré. Pour rester au niveau du son, sachez que les doublages en anglais (sous-titrés en français) sont eux aussi de bonne facture.
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