Enfin un vrai, un grand RPG tout spécialement venu du pays du Soleil Levant ? Ubisoft aura été le premier à lancer ce qui je l'espère, sera la normalisation de l'arrivée de jeux développés spécialement en Asie, car rappelons le au passage, nombreux déjà sont ces jeux qui ne nous parviendront apparemment jamais en France pour le meilleur ... Mais aussi pour le pire !
Enchanted Arms,Annoncé comme étant l'un des premiers vrais RPG qui feront le succès du genre sur la console, Enchanted Arms relate l'histoire d'Atsuma, un étudiant de l'Enchant Academy, dont le bras droit, un peu spécial je dirais pour ne pas gâcher le suspense, a le pouvoir de neutraliser les enchantements. A part cette aptitude et son potentiel en combat, Atsuma reste un fainéant dormant en cours qui reste soutenu par Toya, son modèle, brillant en tout, et par Makoto ... Qui bien qu'étrange au niveau de ses goûts, supporte le duo.
Suite à quelques problèmes dans Yokohama City, Atsuma finira par réveiller un Devil Golem qui s'empressera de raser la ville... S'ensuit une quête pour retrouver des survivants de Yokohama, une fois qu'Atsuma se sera associé avec Karin et Raygar.
Le scénario reste classique avec quelques petites surprises mais on est toujours captivé par l'histoire et on veut vraiment cerner tout les personnages et tout ce qui se passe dans ce monde comme l'apparition des Golems. Atsuma, Karin, tous vous cachent quelque chose et même si il ne faut pas trop réfléchir pour deviner, on se surprend à apprécier l'évolution des personnages et de l'intrigue.
Enchanted Eyes,Enchanted Arms donne tout de suite le ton dès les premières minutes de jeux ; cinématiques, cut-scene et phases de jeu s'enchaînent à la perfection, et le tout restant extrêmement coloré et vivant. Sur un écran HD, le jeu décolle assez facilement les mâchoires. Pour un fan de RPG, jouer dans des mondes aussi détaillés ne peut pas laisser indifférent. Les personnages sont vraiment détaillés et les faire bouger à l'écran relève du petit plaisir pour voir les animations sur les vêtements, les cheveux ainsi que celles des membres. Les décors sont certainement un des meilleurs points du jeu, malgré des petits soucis de ci de là notamment le sable dans Junk City ... bof bof. L'évolution dans le monde se fait en tournant la caméra pour ne pas manquer ne serait-ce qu'un pixel du décor, mention spéciale pour la modélisation de Kyoto, qui, pour un jeu sorti à présent il y a près de huit mois au Japon, ne peut qu'impressionner par sa finesse et les milliers de détails qui fourmillent, on voudrait ne jamais quitter la ville ... Malheureusement ce n’est pas le cas. Au passage toutes les villes, bien que les noms soient réels, sont fictives bien entendu et toutes sont un régal pour nos yeux.
Enchanted gameplay,Le jeu ne se distingue pas du genre par ses phases d'exploration, on marche, on parle, on casse des caisses. Banal en quelques sortes.
Les combats reprennent un principe du jeu sur plateau. On dispose d'un terrain de douze cases face aux douze cases de vos adversaires. Votre équipe peut compter quatre membres, et vous avez un choix parmi cinq Skills (compétences) que vous aurez attribués et qui s'étendent sur un nombre de cases définies, aussi bien pour les Skill d'attaque que de support. Parlons au passage du placement des personnages qui changera les attaques disponibles : par exemple, je poste mon Atsuma en première ligne (dont j'ai préalablement boosté les HP et les points d'attaques) et derrière lui, je place Yuki (assez faible au corps à corps) alors les dégâts infligés directement sur une zone regroupant Atsuma et Yuki, verrait leur efficacité divisée par deux contre cette dernière ... Bien sûr les adversaires peuvent profiter eux aussi de ces avantages et c'est là que réside toute la technique du placement de vos personnages, surtout sur les combats trainant en longueur. Les combats jouent sur un aspect donc relativement tactique, grâce aux combos, aux EX (genre de limit break ou furie, à vous de choisir) et aux éléments, qui comme dans tout RPG sont plus efficaces contre l'élément opposé. Les affrontements contre les boss donnent lieu à une vraie réflexion, ceux ci étant puissant (souvent trop même), il faut vraiment user de stratagèmes, de protections, sinon le Game Over vous tendra les bras.
Les magasins ont été simplifiés, un genre tétraèdre, où sont regroupés tous vos achats et options possibles. Parlons-en de ces achats, vous achetez les Skills de vos avatars qui auront une meilleure efficacité, une zone plus étendue et j'en passe. L'évolution des personnages se fait par les points d'expériences, mais aussi par les SP, qui réparties dans six catégories, points de vies, de magies, puissance des attaques directes, des attaques à portés, des supports, et de l'agilité, vous permettent de personnaliser vos personnages suivant votre façon de jouer.
Vous pouvez bien entendu y acheter vos objets ainsi que vos armes que vous devrez synthétiser via des Gems de force, de vitesse et d'esprit. Ces Gems qui seront elles aussi utilisées pour synthétiser un des points clefs du jeu, les Golems.
Un Golem est dans le principe, l'essence d'un monstre que vous avez combattu et vaincu, ou que vous aurez acheté, et qui une fois synthétisé, pourra se battre à vos côté. Il gagne de l'expérience, et est améliorable comme vos personnages principaux. En plus de leur design très souvent réussi, voir drôle (le Pingouin géant est assez comique pour les connaisseurs de Linux), ils se révèlent nécessaire dans certains combats. Un Golem prenant beaucoup de place sur le terrain pourra par exemple servir de très bon bouclier contre un boss particulièrement méchant. Les possibilités sont vastes, et le nombre de Golem aussi, très vite on ne sait plus lesquels emmener avec nous pour les faire évoluer.
Rajoutons au passage que des Golems dit spéciaux trainent dans tous les décors, à vous de les trouver. Des Dieux Golems sont abrités dans des temples, et gardés par des sous-fifres qui se feront une joie de vous prouvez que votre équipe manque encore d'expérience, les combats seront durs, et mêmes préparés, en face du Dieu Golem, la défaite est stressante.
Nous remercions DjiB pour nous avoir fourni ce test !