Comme le dit la célèbre maxime, les meilleures choses ont une fin… Et les jeux vidéo ne dérogent pas à la règle. Gears of War a su marquer les joueurs sur xbox 360 depuis 2006, non seulement d’un point de vue technique, mais aussi grâce à son gameplay dynamique et explosif. Pour cette troisième et (normalement) dernière itération, Marcus, Dom et toute leur clique débarquent à nouveau pour casser du Locuste et du Lambent, afin de les renvoyer pleurer dans les jupons de leur mère… Voyons si les Gears méritent de faire entrer la guerre dans vos salons !La fine équipe
Voila déjà 5 ans que nous suivons les aventures trépidantes des Gears de la Delta, cette équipe de fiers à bras qui n’hésitent pas à foncer dans le tas, Lanzor en avant, afin de sauver le monde de la menace locuste. C’est donc avec plaisir que nous les retrouvons encore plus déchaînés et motivés que jamais. La particularité de ce nouvel épisode est d’ailleurs de développer davantage la personnalité des différents protagonistes, comme cela avait déjà été amorcé dans le deuxième épisode avec certains éléments tragiques, que l’on ne vous révélera pas si vous n’avez pas encore terminé les précédents opus. Ici, certaines séquences vous permettront même d’incarner d’autres personnages que Marcus Phénix, le héros habituel de la série. On pensera notamment à ce passage anthologique où l’on vivra un passage de l’aventure sous les traits de Cole « Train », l’ancien joueur professionnel de Trashball (adorablement vulgaire), qui retrouvera, un brin nostalgique, le stade dans lequel il a évolué avant le jour de l’émergence !
La campagne débute calmement à bord d’un bateau cherchant à quitter le continent, à bord duquel se trouvent nos soldats favoris. Chacun vit sa vie à bord de l’embarcation… Dom cultive son jardin (oui, lui aussi surfe sur la mode écolo du moment), Marcus se détend au bar… Bref tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que des tiges Lambent surgissent des profondeurs et attaquent nos valeureux héros… Après quelques combats, on apprendra finalement que le père de Marcus que l’on croyait décédé, est finalement bien vivant… Il détiendrait même la solution contre les attaques de Lambent… S’engage alors une longue course pour rechercher le paternel du leader de l’équipe Delta… Gears… A vos Armes !
Préparez votre paquetage
Pour ce nouvel épisode, Epic Games a décidé d’ajouter de nombreuses améliorations à sa série fétiche sur console. La première chose qui frappera le joueur habitué au maniement de l’escouade delta, c’est en fait une sensation plus agréable pour se déplacer. Moins balourds et sans doute plus réactifs, les Gears vous donneront encore plus de plaisir (hey du calme je ne parle pas d’un sex toy là, les filles !).
Le système de couverture est quant à lui identique aux précédents opus… Une pression sur le bouton A vous permettra de courir jusqu’au prochain obstacle et de vous y coller. Ensuite il suffira d’appuyer brièvement sur ce même bouton et sur une direction pour passer d’une couverture à l’autre… Une recette qui a fait ses preuves et qui a même souvent été copiée sans être égalée.
L’IA de vos coéquipiers semble avoir été rehaussée, et il ne sera pas rare que ces derniers viennent vous secourir quand vous serez en difficulté. Malheureusement parfois le jeu s’en trouvera un peu trop simple, mais là je chipote !
Côté armement, les ajouts sont assez nombreux et bienvenus. Commençons par parler du système de rechargement rapide repris des anciens épisodes. S’il est toujours question d’appuyer sur la touche de recharge d’arme dans un timing précis pour obtenir un léger bonus de puissance, on appréciera que cet élément essentiel au gameplay ait été peaufiné. En effet, désormais chaque arme possède ici un timing, qui lui est propre, ce qui demandera aux joueurs de s’adapter à chaque fois qu’il change d’arme. Cela rajoute un peu plus de dynamisme à un jeu qui n’en avait pas vraiment besoin… Mais à quoi bon se plaindre quand on nous en donne toujours plus.
A ce propos, les nouvelles armes sont nombreuses. On commencera par le retro lanzor, cousin éloigné du Lanzor, mais qui souffre d’un recul bien plus important lorsqu’il est utilisé (en contrepartie il est plus puissant). A noter qu’il est possible d’empaler ses adversaires au bout de la baïonnette de cette arme… juste jouissif. On pense ensuite au Digger, une arme particulièrement dévastatrice et originale puisque les projectiles tirés par le canon de l’arme vont creuser dans le sol pour ensuite ressurgir à la surface près de vos ennemis pour provoquer une explosion… pratique contre des adversaires qui auraient trop tendance à se cacher derrière des éléments du décor. Autre arme un peu plus anecdotique, le fusil à canon scié. S’il est extrêmement puissant, il est aussi très lent à recharger… mieux vaut ne pas rater votre coup sans quoi vous vous exposez à de gros problèmes. Au niveau des fusils de précision, le One Shot fait son apparition. Il s’agit d’une arme lourde à la manière des gatling des précédents opus. Il est donc difficile de se déplacer avec, mais comme son nom l’indique, un seul tir sur l’objectif et c’est la destruction assurée de votre cible. Enfin pour les armes de jeu, c’est la grenade incendiaire qui renforce encore plus notre arsenal déjà bien conséquent. Pas très originale mais bougrement efficace. Il est important de préciser que d’anciennes armes se sont vues quelques peu modifiées comme le fusil de base locuste qui bénéficie désormais d’une visée plus précise (avec un passage à la première personne).
War is beautiful
Point fort de la série, le côté technique revient une nouvelle fois en force. Pourtant, on nous sert une fois de plus le même moteur, l’Unreal Engine 3, le bébé des développeurs d’Epic Games. Malgré tout ce dernier a été optimisé avec des textures encore plus fines, beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) moins d’affichages de textures tardifs, une bonne profondeur de champ, bref du tout bon. Si cela n’était pas suffisant, la plupart des animations ont été retravaillées, histoire de rendre l’ensemble plus fluide (c’est aussi l’une des raisons pour laquelle on trouve le gameplay moins « lourdeau »).
Histoire d'enfoncer le clou, les petits gars d’Epic nous on pondu cette fois, un jeu avec un univers un poil plus varié que ce qui nous a été donné de voir jusqu’ici avec un véritable travail sur l’ambiance et les couleurs (un jeu comme Bulletstorm aurait-il pu les inspirer ?). Bref on en prend plein les yeux dans des environnements variés et toujours plus beaux… On pourra passer de la plage de sable fin, aux bâtiments somptueux des membres les plus éminents de la CGU... Mais que demande le peuple ?
Au niveau sonore, même si les voix caricaturales des personnages (faisant plus penser à des acteurs porno qu’à des soldats) ne plairont pas à tout le monde, on se complaira à écouter les dialogues horripilants de certains membres de la Delta (hein Cole !). Les musiques, quant à elles, sont de bonne qualité mais plutôt discrètes. Du coup seul le thème principal nous restera quelque temps en tête… Pour ce qui est des effets sonores, ça explose, ça fuse, ça crie... bref du Gears dans toute sa splendeur et cela renforce forcément l'immersion du joueur dans cet univers si bien travaillé par les développeurs épiques d'Epic Games (holala la répétition) !
J'aime les trucs à plusieurs !
Si la campagne solo (jouable au passage à 4 en coopératif en ligne ou bien à deux en écran splitté) nous tiendra en haleine une bonne grosse dizaine d’heures, force est de constater que le multi sera là pour prolonger des heures durant votre expérience au sein des Gears (ou de l’armée Locuste). Le désormais traditionnel mode Horde (qui a lui aussi été souvent copié…), jouable à 5 en ligne, a été reconduit tout en insufflant un léger vent de tower defense à vos parties… pour être plus clair, sachez que les différentes vagues d’ennemis éliminées vous rapporteront de l’argent, qui pourra être dépensé pour renforcer les défense de votre base et venir à bout plus facilement de la vague suivante et ainsi de suite. Ce mode de jeu peut laisser perplexe mais cette idée fait clairement la différence et apporte son lot de stratégie.
Précisons qu’il est aussi possible d’incarner un membre du camp adverse dans le mode de jeu intitulé Bestial. Le principe est identique, mais cette fois avec l’argent récolté vous pourrez incarner des monstres toujours plus gros… Simple mais efficace ! La classe !
Pour les modes compétitifs (jusqu’à dix joueurs cette fois), on retrouvera des grands classiques du genre comme « Roi de la colline », « Ailier », « Zone de guerre ou exécution ». Le match à mort par équipe a, quant à lui, vu un changement d’ordre significatif dans son déroulement. En effet, au début de chaque partie, chaque équipe se voit attribuer 15 « vies » réparties entre l’ensemble de ses membres… A vous de faire au mieux pour les conserver car dès que vous n’en aurez plus, il sera impossible de respawn et vous devrez assister impuissant à la défaite de vos coéquipiers. Cela évitera sans doute de tomber sur des parties interminables comme on en avait l’habitude jusqu’ici.
Ajoutons à tout cela que des serveurs dédiés ont été (enfin) créés afin d’éviter les problèmes de lag et vous comprendrez que vous tenez là l’un des jeux multi les plus enthousiasmants du moment pour peu que vous ayez du temps à passer dessus. On regrettera tout de même la politique des DLC à tout va qui a déjà été évoquée ici même et sur laquelle on ne reviendra pas (Enfin si… vendre pour près de 30€ de skins d’armes c’est du vol)
Détails
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Jouabilité
Si le jeu reprend les bases de ses aînés, il sait aussi apporter ses améliorations et ses petites touches personnelles. Plus agréable à prendre en main et encore plus riche dans son gameplay. C’est une réussite à ce niveau. | 9,5/10 |
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Graphismes
Beau, fluide, coloré et avec un design plus que plaisant (ah les belles courbes d’Anya sous son armure… erf je m’égare à nouveau désolé…) Gears of War 3 montre ce que la Three hundred and sixty (parler anglais ça donne la classe…) a dans le ventre. Merci Epic Games, revenez quand vous voulez ! | 9/10 |
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Durée de vie
Si la campagne ne devrait pas vous occuper plus de dix heures (d’ailleurs mettez vous directement en vétéran sous peine d’en voir le bout bien trop vite). Le mode multi, lui, comblera toutes vos froides soirées d’hiver passées devant votre écran auprès du feu… c’est aussi ça le jeu vidéo, des bons moments passés chez soi, sans avoir à se geler les fesses dans la neige ! | 8/10 |
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Le son
Des voix caricaturales au possible (et surtout complètement à la ramasse par rapport à la synchronisation labiale), et des musiques pas particulièrement transcendantes mais qui savent se faire discrètes et qui n’envahissent pas l’action… Un bilan en demi- teinte donc, relevé par des effets sonores de bonne facture | 6/10 |
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Xbox Live
L’intérêt principal de la série est une fois de plus à la hauteur. De nombreux modes de jeu, des nouveautés, des maps dynamiques… On regrettera juste de devoir passer la main au portefeuille pour profiter des prochaines maps disponibles, qui, on n’en doute pas, sont depuis longtemps dans les cartons d’Epic et Microsoft… Ah mercantilisme quand tu nous tiens… Ben lâche nous un peu ! | 8,5/10 |
Conclusion
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Si vous cherchez un Third Person Shooter et que vos moyens ne vous permettent de vous procurer qu’un seul titre, Gears of War 3 est le choix qu’il faut faire. Beau, intéressant aussi bien en solo qu’à plusieurs, le titre d’Epic games est l’un des must have sur 360 de cette fin d’année, une valeur sûre qui jouit d’une communauté grandissante pour vous épauler lors de vos nombreux combats contre l’invasion de la Horde (Non mais c’est GoW, pas WoW…) |
9/10 |
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| + | + Le côté technique encore réhaussé + La campagne solo, fun et assez prenante + Des personnages plus développés + Le mode Online toujours aussi fun
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- | - Les voix auxquelles je n'ai jamais accroché - Les DLC (bouuuh c'est moche !)
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