Voilà le retour du grand chauve au smoking noir, non ce n'est pas le nouveau film de notre ami Pierre Richard, mais bien les débuts du plus célèbre tueur à gages made in Eidos, le bien nommé agent 47. Un retour plutôt funèbre puisque dès le menu principal, on voit notre cher collègue allongé dans ce qui ressemble à sa dernière demeure. Alors agent 47 a-t-il failli à sa mission, a-t-on mis un contrat sur son code barre ? C'est ce que la trame du jeu va vous permettre de comprendre.
Agent 47 raconte-nous une histoire ! Le scénario du jeu est donc basé sur un retour en arrière pour vous montrer comment le légendaire tueur à gages si parfait a pu atterrir dans son habitation de sapin. La même recette que pour les volets précédents a été utilisée, les missions consistent toujours à remplir des contrats de tueur dont le but est simple : trouver votre cible, trouver le moyen de la tuer la plus discrètement possible, récupérer des informations pour votre client et disparaître. Le tout dans des niveaux variés et avec la possibilité de remplir la mission dans l'ordre que l'on désire et en utilisant tout ce qui peut vous tomber sous la main : couteau de cuisine, paquets, colis, costumes divers et variés et bien sûr la célèbre corde à piano. Les deux grandes innovations de cet épisode sont le fait de gérer l'argent que l'on a gagné : pour perfectionner ses armes (silencieux, augmentation de la taille des chargeurs, lunettes, visée laser,…) mais aussi pour payer les témoins qui auraient pu vous reconnaître lors de l'exécution de votre tache (ce qui corsera les choses pour les missions suivantes puisque les personnes que vous croiserez se méfieront davantage de vous). En tout état de cause, ce volet reste dans la pure tradition des Hitman avec un scénario contenant pas mal de rebondissement qui pourrait faire pâlir quelques productions hollywoodiennes. Vous devrez cependant pas mal vous accrocher pour connaître la fine fin de l'histoire puisqu'en difficulté normale, il faudra compter une douzaine d'heure pour une personne qui a déjà joué au précédent épisode et davantage pour pouvoir débloquer toutes les armes et leurs améliorations. De plus, comme dans les anciens volets, vous referez certaines missions pour pouvoir trouver les armes manquantes à votre collection.
Discret comme le renard, vif comme le tigre Niveau maniabilité, les évolutions ne sont pas flagrantes. En effet, la jouabilité est quasi inchangée comparée aux précédentes versions. L'agent 47 se manie toujours au doigt et à l'œil mais le maniement des corps de vos victimes est toujours affublé des mêmes soucis qui peuvent parfois s'avérer fatal pour la réussite d'une mission. Les habitués ne seront donc pas dépaysés de la maniabilité atypique du soft mais les petits nouveaux risques de trouver l'agent 47 un peu raide. Côté maniement des armes, la précision est au rendez-vous et vous pourrez placer votre balle à l'endroit exact que vous souhaitez. Le maniement de la corde à piano a quant à lui été amélioré grâce à l'activation d'une option permettant d'avoir une assistance afin d'en faciliter l'utilisation qui n'était pas des plus simples. Malgré tout, on aurait aimé avoir davantage d'interaction avec les personnages rencontrés lors des missions. En effet, il n'est pas possible par exemple de capturer un ennemi pour lui soutirer quelques informations ou pour s'en servir comme d'un bouclier humain. Des petits plus qui auraient permis de rendre le jeu encore plus plaisant à jouer et auraient augmenté la sensation de liberté dans la réalisation de la mission.
Il ne brille pas au soleil mon beau crâne Côté graphismes, Hitman Blood Money fait pâle figure comparé aux vidéos des jeux à venir mais il n'est pas pour autant un jeu qui n'est pas Next Gen. Les décors et les textures sont très bien rendus et n'ont pas à rougir face à un GRAW ou un Dead or Alive côté environnement. Mais le point noir reste la modélisation des corps qui même si elle a été sensiblement améliorée par rapport à Hitman Contracts reste encore parfois trop "carrée" sur certains détails comme par exemple les pieds ou les épaules. Hitman est donc graphiquement quasiment de la même qualité que les jeux dit de début de Next Gen. On a donc plaisir à évoluer au travers des différents décors variés des missions qui vont d'un opéra parisien à une résidence de luxe en pleine jungle jusqu'à la Maison Blanche !
Test PL Moeee