Une île paradisiaque immense, un pouvoir dictatorial, un super agent, voilà le cadre attrayant du titre d'
Avalanche. Mais est-ce que
Just Cause tient toutes ses promesses ? La réponse immédiatement dans la suite du test.
Un scénario digne d'une série ZLe jeu vous place dans la peau d'un super agent Rico Rodriguez. Votre mission est simple, vous devez lutter contre le pouvoir dictatorial qui sévit à San Esposito. Pour cela, il faudra semer le trouble dans les différentes zones de la carte.
En terme de jeu cela se décompose entre les 21 missions de l'histoire principale et les 300 missions annexes. Alors je vous préviens tout de suite autant les missions principales sont intéressantes et assez diversifiées, autant les missions annexes se ressemblent plus ou moins toutes. On peut d'ailleurs classer ces missions en trois catégories.
Premièrement, ce sont les missions de libération des villages où l'on vous demandera de détruire à chaque fois 3 ou 4 barrages pour ensuite, soit hisser un drapeau (quand vous aidez les révolutionnaires), soit tuer le baron local (lorsque vous aidez le cartel de la drogue à prendre des positions à l'ennemi). Si c'est sympa au début, au bout du 6ème village on se demande où est la variété...
Deuxième type de mission, ce sont les missions qui vous demandent d'aller tuer une personne précise ou de ramener un véhicule particulier. En général cela se résume à aller d'un point A à un point B pour revenir au point A une fois la mission terminée... Super passionnant, vous en conviendrez.
Enfin la troisième partie des missions annexes se présente comme la récolte de différents objets (comme les tags pour
Saint Row). Malheureusement, les développeurs ont voulu simplifier le concept en indiquant sur la carte, avec des points bleus, le lieu où se trouve ce paquet à récupérer...
Vous l'aurez compris, on passe son temps à se déplacer d'un coin à l'autre de l'île sans jamais réellement réfléchir ou chercher comment résoudre un problème.
Une île paradisiaque Mais ce jeu est une véritable daube alors� Et bien non ! Car il se rattrape grâce à des graphismes vraiment réussis dans l'ensemble. En effet, on prend vraiment son pied à se balader sur cette île gigantesque (1024km²), la forêt est vraiment belle et étouffante, et les éclairages ne peuvent que renforcer cette impression. Même en phase de chute libre, le jeu reste assez beau et on a vraiment l'impression d'être dans le ciel. Petit bémol concernant les villes, qui se ressemblent absolument toutes... On a l'impression (et malheureusement ce n'est pas qu'une impression) que les villes sont formées de carrés uniformes. Donc oui, de ce coté là,
Just Cause assure vraiment bien en proposant une île paradisiaque immense où l'on passerait bien ses vacances.
Un gameplay étonnamment novateur À l'inverse, par exemple, d'un
Saint Row qui se contente de plagier totalement le gameplay de
GTA,
Just Cause se permet d'améliorer de nombreux points.
En effet, Rico peut faire énormément de choses. Par exemple, la visée automatique est vraiment bien conçue et les scènes d'action en deviennent un vrai régal. On se retrouve plus proche d'un vrai jeu d'action, à ce niveau, que d'un
GTA...
Rico peut également réaliser un nombre incroyable d'acrobaties grâce à ses deux gadgets que sont le grappin et son parachute... Il en deviendra jouissif de voler un hélico pour prendre de l'altitude et se jeter ensuite dans le vide pour atterrir tout en douceur sur le toit d'un véhicule. Il est également possible de s'accrocher derrière un véhicule à l'aide de son grappin pour faire du parachute ascensionnel. L'effet est vraiment grisant et c'est l'un des gros points forts du jeu.
Ce gameplay vraiment surprenant pour ce type de jeu offre une variété incroyable de possibilités, et cela devient grisant lorsque l'on maîtrise totalement son personnage.
Il est également possible, comme dans tout bon
GTA-like, de voler de nombreux véhicules allant de la simple voiture, au hors-bord ou à l'hélicoptère. À noter qu'il est également possible de se faire livrer, n'importe où sur la carte, 4 véhicules différents (bateaux, motos, voitures et enfin hélicos).
Un verdict mitigé Au final, il est vraiment difficile de noter ce jeu. D'un coté les graphismes et le gameplay promettent de grands moments de délire, les missions principales sont vraiment sympas à jouer ; d'un autre il manque vraiment de diversité au niveau des missions annexes et dans les paysages, pour que cela reste passionnant sur le long terme. Je ne peux que vous conseiller de tester le jeu avant de l'acheter. Certains vont adorer, d'autres vont détester, personnellement je l'ai trouvé vraiment sympa malgré de très gros défauts pour ce type de jeu.
[Test rédigé par Demoniac]
Détails
 |
Graphismes
Une île vraiment paradisiaque que l'on prend plaisir à parcourir. Dommage que les décors ne varient pas énormément (surtout en ce qui concerne les villes). Les véhicules sont plutôt bien modélisés dans l'ensemble, vu leur variété... À noter, des scènes cinématiques vraiment ratées réussissant l'exploit d'être plus moches que le jeu lui-même. | 7/10 |
 |
Durée de vie
Elle est tout simplement énorme vu le nombre de missions annexes (plus de 300) en plus des 21 missions principales. Malheureusement, vu leur manque de diversité, je ne pense pas que beaucoup d'entre nous resterons autant de temps dessus pour les faire toutes... | 9/10 |
 |
Le son
Des musiques agréables à l'oreille composées à base de guitare au rythme gipsy. Les doublages sont bons sans être géniaux. | 6/10 |
 |
Xbox Live
| /10 |
Conclusion
|
|
À vouloir faire une carte immense, des graphismes réussis et un gameplay novateur, Avalanche en a oublié l'essentiel. En effet le jeu devient très vite lassant à cause d'un manque flagrant de diversité au niveau des missions annexes et peu de monde, une fois les 21 missions principales terminées (environ 7-8h de jeu), continuera à arpenter San Esposito. Espérons qu'une suite réglera tous ces problèmes tout en conservant ses innovations coté gameplay. |
6/10 |
Commentaires