Electronic Arts profite de cette fin d’année 2010 pour ressortir de ses cartons une licence forte qui a fait les beaux jours de l’ère Playstation, Playstation 2, Xbox et PC : Medal of Honor. Après un épisode Next Gen en demie teinte nommé Medal of Honor Airborne, la licence refait surface et a pour but principal de s’imposer comme le jeu de guerre en vue à la première personne de cette fin d’année et ainsi balayer de son chemin son concurrent direct Call of Duty : Back Ops. Et bien on espère que les studios de développement de DICE ont mis les bouchées doubles car l’objectif va être extrêmement compliqué à atteindre…
Avant toute chose, il est bon de se rappeler que Medal of Honor n’est pas si vieux puisqu’il s’agit d’une série qui a vu le jour pour la première fois à la fin du vingtième siècle. A l’époque (en octobre 1999), le jeu développé par Dreamworks Interactive et édité par EA est une très grosse surprise et s’impose comme un des meilleur FPS de la console de Sony. D’ailleurs on peut presque dire que c’est lui qui a lancé la « mode » des FPS sur la seconde guerre mondiale. Des suites voient logiquement le jour et s’imposent sans mal comme des références du genre. Malheureusement, les opus s’enchaînent et la série commence à montrer des signes de faiblesse à partir de
Medal of Honor Soleil levant (Xbox, PS2 et Game Cube). De ce fait, la licence d’Electronic Arts perd peu à peu de sa superbe laissant le champ libre à des titres comme
Call of Duty,
Brother in Arms et autres
Battlefield qui en profitent rapidement pour s’imposer dans ce secteur. Petite anecdote pour la route en vous rappelant que le studio qui se charge de développer la série des Call of Duty intègre un grand nombre d’hommes ayant travaillé sur Medal of Honor premier du nom. Et oui, je parle bien d’Infinity Ward. Mais passons puisque cette année, Electronic Arts espère remettre les pendules à l’heure et montrer s’il le faut qu’il faudra désormais compter sur le retour de la série pour les prochaines années. Enfin, nous on ne demande qu’à le croire…
RETOUR DANS LE PRESENT !Pour la première fois dans la série, exit la seconde guerre mondiale. On se retrouve dans le monde d’aujourd’hui en plein cœur d’un conflit qui sévit toujours et encore en Afghanistan. Ce sujet n’a jamais trop été mis en avant dans le domaine du jeu vidéo, mais en même temps, on avouera que c’est un point assez délicat à aborder. En tout cas, ce Medal of Honor se sert de ce conflit pour en faire un jeu vidéo. Et au final, la recette prend plutôt bien et on se retrouve ainsi catapulté dans les montagnes rocheuses et désertiques d’Afghanistan. Et moi dans tout ça ? Allez-vous me dire. Et bien c’est simple, on vous demande de rejoindre au fur et à mesure des missions plusieurs unités comme le Tiers 1, les Rangers sans oublier une section d’élite spécialisée dans le sabotage et les renseignements. Et votre tâche est très simple puisqu’elle est de faire le nécessaire pour mettre un terme au conflit qui fait rage dans ce pays depuis plusieurs années déjà.
RANGER DU RISQUE ?Oui en effet, comme je l’ai dit précédemment, dans Medal of Honor vous serez amené à prendre part à plusieurs unités. Une idée que l’on retrouve dans d’autres titres du genre mais qui a au moins l’avantage de donner du rythme au jeu et de modifier l’approche envers les ennemis. En effet, d’un côté, on a le style un peu « bourrin » où vous vous retrouvez dans une mission en plein jour et où le but est, par exemple, d’éliminer la menace afin de libérer un village de l’emprise d’un ennemi. Et de l’autre, vous vous retrouvez en pleine mission nocturne où vous devrez rester le plus silencieux possible afin d’éviter de se faire repérer et enfin atteindre l’objectif comme si de rien n’était. Bien entendu, comme tout jeu qui se respecte, vous devrez vous et vos collègues partir sur le terrain avec un armement à faire rougir John Rambo. Bien entendu, l’arsenal a évolué depuis la seconde guerre mondiale donc c’est en toute logique que vous pourrez compter sur du matériel à la pointe de la technologie : lunettes de vision nocturne pour les séquences dans la nuit, des lunettes de visée pour donner avec grande précision un lieu à bombarder, des fusils sniper proposant un zoom incroyable…
Afghanistan oblige, l’adversaire essayera de se défendre à l’aide de leurs moyens, c'est-à-dire d’armes assez vieillottes mais qui restent tout de même très utiles. On retrouvera donc le fameux fusil d’assaut soviétique que l’on retrouve décidemment partout : le Kalachnikov (AK-47). Certaines séquences assez sympathiques ont été implantées dans le jeu histoire de dynamiser certains moments. A commencer par les balades en quad qui nous rappellent étrangement ce que l’on a vu dans Battlefield Bad Company ou encore un petit baptême de l’air dans un Apache où vous devrez à l’aide d’une mitrailleuse lourde dégommer des « barbus » à tout va.
ON NE CHANGE PAS UNE EQUIPE QUI GAGNE !Parlons maintenant du gameplay, qui encore une fois, se rapproche énormément de ce que l’on peut voir dans la série des Call of Duty. Sachant que le point le plus flagrant est le système utilisé pour courir. Pour cela, on vous demande d’appuyer sur le joystick analogique gauche tout en le dirigeant vers le haut. Une pratique que je trouve vraiment mal conçue si bien que cela peut faire mal au pouce à force de l’utiliser. Par contre, je tiens quand même à ajouter le fait qu’il est maintenant possible de se jeter à plat ventre. Pour cela, il suffit simplement d’utiliser la touche B tout en maintenant le pouce appuyé sur le joystick pour courir. Autre élément intéressant : la possibilité de demander des munitions à votre frère d’arme. Un bon moyen de se refaire une réserve si vous vous retrouvez à court de cartouches. Mais attention, cette technique n’est pas illimitée. Chacun de vos compagnons pourra vous aider un certain nombre de fois. Après quoi, vous ne pourrez plus compter que sur votre couteau. Sinon, les autres touches sont quant à elles vraiment classiques. Le bouton A permet de sauter tandis que Y sert à changer d’armes ; LT à viser ; RT à tirer, RB à lancer une grenade, LB à se pencher… On appréciera le rôle de la croix multidirectionnelle qui donne la possibilité de choisir entre changer de lunette de vision (bas), permuter le mode tir (droite), afficher à l’écran l’ATH dynamique (haut) et mettre une des armes en mode lance grenade. Comme vous le voyez, rien d’exceptionnel puisque c’est le genre de configuration que l’on retrouve dans quasiment tous les FPS du genre.
UN VISAGE EN DEMI-TEINTE !Avec ce que j’ai dit juste avant, vous devez vous douter que je n’ai pas un avis trop positif en ce qui concerne l’aspect technique. Mais attention, il est bon de savoir que la galette de Medal of Honor embarque deux moteurs graphiques. Un choix étrange qui a dû certainement couter cher au studio de développement. Mais d’un autre côté, peut être que cela leur a aussi permis de gagner du temps sur le développement. Ainsi, Electronic Arts a décidé d’utiliser le vieillissant Unreal Engine 3 pour la partie campagne tandis que la partie multijoueur est propulsée par le moteur Frostbite et a été développé par l’équipe de DICE. C’est pour cette raison que l’on peut avoir pas mal de différences techniques entre ces deux modes de jeu.
Commençons donc par jeter un œil sur l’aspect technique de la campagne qui utilise, je le rappelle, le moteur Unreal Engine 3. Et bien, le premier constat au bout de quelques minutes de jeu est assez décevant puisque les défauts sautent tout de suite à la rétine. A commencer par les textures qui manquent de détails et surtout qui deviennent hideuses lorsque l’on vient à s’approcher de trop près. Que dire également du ciel qui est complètement raté. Aucun mouvement de nuage, on a même l’impression de se retrouver avec un dessin au dessus de la tête. Bon, c’est vrai que c’est un détail, mais cela est un exemple parmi tant d’autres. Il n’est pas normal également que les développeurs n’aient pas proposé quelques interactivités avec le décor. Un tir dans un vase en terre n’a aucun effet sur ce dernier. Idem pour ce qui concerne les éclairages. Dans les jeux d’aujourd’hui, il me parait évident qu’un tir sur une source de lumière comme un néon ou une lampe quelconque a pour effet de l’éteindre. Et bien non, pas ici. Et ce n’est pas les malheureuses caisses en bois qui explosent ou les scripts qui montrent un pan de mur s’effondrer qui me feront changer d’avis. Cela va encore plus loin puisqu’il arrive qu’à certains moments de la campagne, on découvre une arme posée sur un bureau ou sur une table et que l’on soit incapable de la récupérer. Non, la seule façon d’en récupérer d’autre est d’éliminer son adversaire et de piquer l’arme qu’il avait en main. A la rigueur, les seules choses que l’on peut récupérer restent les grenades qui sont disposées en très petite quantité dans certaines caisses disposées ça et là.
Attention, il ne faut pas dire que les graphismes de la campagne solo sont complètement loupés. Malgré ces défauts assez importants, le jeu reste tout à fait dans la moyenne de ce que l’on attend de la Xbox 360 et on admettra aussi que les effets de lumière sont somptueux et que les nombreuses cinématiques sont très réussies et réussissent à donner une très bonne ambiance générale. De plus, il ne faut pas oublier que le titre ne se passe qu’en Afghanistan, ce qui le pénalise un petit peu dans le sens où seules les plaines, les montagnes (rocailleuses ou enneigés) et quelques villages seront présents tout au long de l’aventure. Mais malheureusement, quand on sait qu’en face la concurrence offre quelque chose de bien plus réussi, on ne peut qu’être impartial sur ce point. Et que dire de la durée de vie qui vient ternir un peu plus le tableau. En effet, il vous faudra seulement cinq petites heures de jeu pour voir le bout de la campagne en mode normal. Ce n’est absolument pas normal pour un jeu qui coûte plus de 60 Euros !
Et ce n’est pas le malheureux mode
Tier 1 qui va me faire changer d’avis. Ce dernier vous demande de rejouer l’intégralité des missions de la campagne. Pourquoi ? Et bien tout simplement pour faire le meilleur chrono possible entre chaque mission, mais aussi de réaliser le plus d’éliminations possibles. Le tout sans mourir car sinon, vous vous retaperez tout depuis le début du niveau. Non mais franchement, au lieu de proposer un mode pareil, on ne pouvait pas avoir le droit à une vraie mission de campagne supplémentaire ? Mais bon, pour ceux et celles qui se sont pris au jeu, vous avez donc aperçu qu’à chaque réussite, votre exploit est enregistré dans un système de classement histoire de se comparer à ses amis et au reste du monde. Vraiment pas de quoi sauter au plafond.
HEUREUSEMENT, QU’IL Y A LE MULTI !Venons-en maintenant au multijoueur qui est lui équipé du moteur de Battlefield : Bad Company. Et là, c’est beaucoup mieux. En effet, on retrouve tout ce qui fait le charme de cette série avec pour commencer des décors qui sont un chouilla plus destructibles que la campagne solo. De plus, les textures sont un peu plus fines et l’animation reste pour autant de bonne qualité. D’ailleurs, j’en profite pour enchaîner sur le contenu du mode multijoueur qui permet à ce Medal of Honor de sortir la tête de l’eau. Au programme, on nous propose pas moins de quatre modes de jeu jouables jusqu’à 24 joueurs simultanément :
A commencer par le mode Assaut d’équipe qui comme son nom l’indique se joue exclusivement avec de équipes regroupant chacune douze joueurs. Le but du jeu est très simple puisqu’il suffit de faire le maximum de points pour gagner la partie. A savoir que les points sont gagnés lorsque vous tuez un ennemi.
Vient ensuite le mode Mission de combat où vous devez récupérer les cinq objectifs qui peuvent êtres différents selon le choix de la map. Vous pouvez donc aussi bien vous retrouver à protéger un hélicoptère ou carrément à détruire des stations de mortiers. Une fois le temps écoulé, l’équipe qui devait réussir les objectifs devient l’ennemi et vice-versa.
Le troisième mode de jeu se trouve être le Raid sur objectif. Ce dernier a pour but de vous proposer d’attaquer ou de sécuriser deux types d’objectifs. Encore une fois, ici il va falloir faire le nécessaire pour les défendre ou les détruire, de toutes façon, tout comme le mode Mission de Combat, vous n’échapperez pas au double scénario.
Enfin, terminons sur le mode Contrôle de secteur qui est en fait une simple copie du classique capture de zone. Trois drapeaux sont placés sur la carte et il est de votre devoir d’essayer de le défendre ou de le capturer. Rien de bien sensationnel certes, mais la recette fonctionne toujours aussi bien.
Voilà, sinon que dire de plus sur le multijoueur de Medal of Honor si ce n’est qu’il sauve la mise face à sa campagne solo un peu « bâclée ». Je pourrai éventuellement parler des cartes présentes dans ce mode de jeu c’est vrai. Au nombre de huit, elles ont quand même l’intérêt de proposer des duels dans des environnements que l’on a très peu vu dans le solo. En effet, en plus d’environnements comme les sommets de la montagne de Shah-E-Kot, on peut enfin livrer bataille dans les rues de Kandahar, dansla base de Kunar ou dans ce qui reste de Kaboul. Bien entendu, chaque carte permet de privilégier tel ou tel type d’armement. Alors à vous de faire l’essai et d’adopter l’équipement le plus adéquat.
Naturellement, à chaque fin de partie vous assisterez à un petit récapitulatif de toutes les actions que vous avez réalisées au cours de l’affrontement entre les deux équipes. Chacune de ces actions sera convertie en un certain nombre de points, qui seront comptabilisés pour en faire un score global. Ce score en question correspond en fait à votre expérience et aura pour but de vous faire franchir petit à petit les différents niveaux dont le maximum est le niveau 15. Cette expérience durement acquise permet en outre de déverrouiller de nouvelles armes et des bonus. De quoi motiver le joueur à jouer de longues heures.
Pour terminer, gros coup de gueule sur le fait que le multijoueur devient payant pour toutes les personnes qui désirent s’acheter le jeu en occasion. Une pratique décidément injuste qui risque à terme de faire disparaitre les magasins de jeux vidéos d’occasion. Si ça continue à ce rythme, le jeu vidéo deviendra un vrai luxe…
Détails
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Graphismes
Bien que correct, les graphismes se révèlent assez inégaux tout au long de la campagne. Pourtant, d’un autre côté, le multi se révèle beaucoup plus classe grâce au moteur graphique de Battlefield : Bad Company. A se demander pourquoi DICE ne s’est pas occupé également de la campagne solo. Mais au final, le constat reste le même puisque ce M.O.H. est loin d'égaler ses concurrents directs. | 6/10 |
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Durée de vie
La campagne subit de plein fouet le syndrome des autres jeux du genre. En gros, si vous jouez en mode normal, vous en viendrez à bout entre 4 et 6 heures de jeu. Heureusement, le mode multijoueur propose plusieurs modes de jeu qui sauront vous tenir de nombreuses heures devant votre écran. Après reste à savoir si vous allez plutôt migrer vers un certain multi de COD : Black Ops. | 6.5/10 |
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Le son
Honnêtement, la bande sonore est d’une grande qualité. Le bruit des armes, des véhicules et des explosions sont criantes de réalismes. Et les musiques bien que rares sont parfaitement utilisées pour rendre l’immersion encore plus intense. | 9/10 |
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Xbox Live
Comme je le disais précédemment, le mode multijoueur sur le Xbox Live propose tout un tas de modes de jeu très intéressants. Les parties s’enchaînent avec beaucoup de facilité. Malheureusement, on aperçoit quelques problèmes de lag qui donnent l'avantage à certains joueurs bien équipés. | 8/10 |
Conclusion
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Pour son grand retour sur consoles Nexts Gens, ce Medal of Honor quitte pour la première fois la seconde guerre mondiale pour se concentrer sur le conflit qui se passe de nos jours en Afghanistan. Si cela peut paraître intéressant, on regrettera que le jeu n’arrive pas à se démarquer de ses concurrents directs que sont Call of Duty Modern Warfare mais aussi Battlefield Bad Company 2. En effet, les graphismes n’arrivent pas à les égaler même s’ils restent assez corrects, le mode multijoueur reste une pale copie de ce qui existe déjà et n’apporte rien de nouveau. Enfin, la campagne certes intéressante a du mal à surprendre et se finit beaucoup trop rapidement. Ce qui est sûr, c’est que la sortie de Call of Duty : Black Ops va faire beaucoup d’ombre au jeu d’Electronic Arts. |
6.5/10 |

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| + | + Un mode multi bien conçu + Terminé la seconde guerre mondiale + Un bon scénario + De bons thèmes musicaux
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- | - Le mode campagne beaucoup trop court - Pas mal de bugs - Call of Duty : Black Ops est déjà disponible à la vente - Des problèmes dans les scripts - Un jeu d’occaz acheté = 800 MS Pts à payer pour profiter du multi
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