Tiré d'un roman russe à succès, Metro 2033 nous fais vivre l'aventure d'Artyom au sein d'un Moscou dévasté par un évènement apocalyptique, qui a réduit à néant la quasi-totalité de l'humanité. Ce FPS, crée en partie par les créateurs de S.T.A.L.K.E.R., nous promettait à travers ses teasers alléchants, une aventure solo rythmée et pleine d'angoisse. Obscurité quand tu nous tiens !
Votre ticket monsieur ! Moscou, 2033, le cataclysme nucléaire a dévasté la surface de la terre et l'humanité connaît des jours bien tristes. Des survivants se sont réfugiés dans les couloirs sombres du métro, qu'ils habitent depuis plus d'une génération, Artyom est l'un d'eux. Ayant grandi sous terre et confiné dans l'abri de sa station, il ne connaît donc rien de la surface. Il va cependant devoir affronter les couloirs sombres du métro peuplés de Nosalis, des monstres qui sont le fruit de mutations génétiques, mais aussi d'êtres humains pour sauver sa station d'une nouvelle forme hostile bien plus inquiétante et dangereuse que tout ce que l'humanité a déjà connu. Un voyage qui promet d'être difficile et où le courage d'Artyom sera mis à rude épreuve.
Montre-moi la voie... ferrée ! L'aventure commence tout d'abord par un prologue qui nous présente la surface de la terre, gelée, apocalyptique, avec un ciel encombré de nuages sombres et menaçants. Puis l'histoire nous emmène alors 8 jours plus tôt et l'aventure commence réellement au sein de la station, dans la chambre de notre héros, exiguë et ornée de cartes postales de monuments célèbres montrant l'ancien monde sous sa plus belle époque. L'impression première qu'on ressent est la notion de vie autour de nous, on se plait à écouter les dialogues entre les personnes, le joueur de guitare, l'enfant et son père, les gens qui vous alpaguent, ...etc. Tout cet univers cohérent favorise une immersion déjà parfaite dès les premières minutes. La sensation de sécurité qui règne dans les stations amène son lot de situations émouvantes et drôles et on prend plaisir à découvrir cette atmosphère particulière. Cependant il va falloir sortir de la station, où l'obscurité des couloirs et la solitude nous ramènent à la dure réalité, lugubre et malsaine.
Aux armes .......etc... Artyom dispose pour se défendre d'un arsenal comparable à un tas de ferrailles rouillées, rafistolées avec des bouts ficelles et du scotch. La précision des armes est très approximative mais heureusement, vous pourrez acheter de meilleurs joujoux chez les différents marchands, à l'aide de munitions de qualité militaire servant de monnaie d'échange. Des munitions et autres objets militaires sont dissimulés un peu partout et il faut systématiquement scruter les moindres recoins et fouiller les corps façon "Bioshok" pour se constituer une bourse raisonnable. Notre héros peut emmener dans sa quête un poignard, des couteaux de lancer, une arme de poing, un fusil mitrailleur, un fusil à pompe et des grenades, voilà tout ce qu'il peut transporter. Mais il possède également un masque à gaz indispensable dans certaines zones, un objet qu'il faudra soigner, remplacer ou recharger à l'aide de filtres suivant son taux d'usure. De toute façon, la respiration difficile du héros vous rappellera systématiquement qu'il faut vite changer le filtre sous peine d'être asphyxié par l'air impur du dehors. Enfin Artyom possède une torche. Sans elle, l'obscurité des couloirs serait une épreuve insurmontable, mais … car il y a toujours un mais. Elle fonctionne à l'aide d'une batterie qu'il est bon de recharger dès que la lumière faiblit, renforçant la notion d'insécurité et de stress permanent. Dans son mécanisme, Métro 2033 est un FPS on ne peut plus classique où sortir des sentiers battus est défendu, il y a un chemin et il faut s'y tenir. Cependant le titre sait varier ses décors et c'est non sans mal qu'on se laisse porter par son ambiance particulièrement réussie.
Qui sème le chaos récolte la pénombre ! Côté gameplay, c'est là en revanche où les soucis les plus marquants du jeu se font sentir. Même si certaines idées sont bonnes, les gunfights en général sont brouillons, et c'est peu de le dire. Les monstres apparaissant en surnombre ne vous laisseront que peu de choix, la fuite est le meilleur moyen pour survivre dans de nombreux cas. En effet, l'arsenal d'Artyom n'a pas vraiment la puissance de feu nécessaire pour parer à toutes les éventualités. On essayera donc d'opter pour une technique de plus en plus répandue dans les jeux vidéos : l'infiltration. "Planqué dans la pénombre, Artyom avance prudemment pour surprendre une bande de loubard des tunnels, il éteint sa lampe torche et marche pas à pas. Un garde surveille l'entrée d'un sommeil de plomb, simple se dit-il, toutefois il sait que le moindre tir ameutera la horde et choisit donc de dégainer son couteau. Mais voilà que le malheureux marche sur des débris de verre, le loubard se réveille et tire sur Artyom qui n'a pas le temps prendre son fusil mitrailleur mais parvient tout de même à se cacher derrière une caisse. Trop tard la meute est lâchée, l'infiltration est ratée. " Des scènes comme ça on peut en vivre plein avant de se résilier et de se dire "ça va bien ! Maintenant je fonce dans le tas..." Pour couronner le tout, les ennemis sont méchamment précis contrairement à vous et votre arsenal, ce qui rend certains passages vraiment difficiles mais ne gâchera pas l'immersion et le plaisir de jeu qui en ressortent.
Détails
Graphismes
Des décors et un level design de qualité mais un peu moins travaillés à certains moments.
Les effets de lumière très réussis accentuent le côté "survival horror" mais un cruel manque d'interaction avec les divers éléments du décor se fait sentir.
7/10
Durée de vie
Une aventure qui se boucle en une dizaine d'heures, la moyenne pour un jeu, mais le potentiel de rejouabilité est un peu médiocre. Le titre étant quand même très dirigiste, il n'est presque d'aucune utilité de le refaire sauf pour gagner les quelques derniers succès... et pas de mode multijoueur, ni coop.
5/10
Le son
Des sons et musiques de très bonne qualité qui nous plongent sans problème dans l'ambiance. De plus, le titre propose des voix en version française, anglaise et russe ...sous titrées bien sûr.
9/10
Xbox Live
/10
Conclusion
Avec sa belle réalisation, son scénario original et son level design dirigiste mais soigné, Métro 2033 tient en haleine du début à la fin. Les quelques ballades à l'extérieur des tunnels amènent de la diversité dans le jeu et on prend du plaisir à découvrir ce monde dévasté. Cependant le gameplay ultra classique offre souvent des gunfights brouillons qui mettent parfois les nerfs à rude épreuve sur certains passages frustrants. Métro 2033 reste tout de même un très bon jeu mais avec un potentiel de rejouabilité médiocre au vu de la difficulté du mode normal, du manque d'un mode multijoueur et coop. Dommage, d'autant plus qu'un mode coopération aurait pu être envisageable étant donné que le joueur est souvent accompagné dans sa progression. Le jeu vaudra tout de même son pesant d'or pour tout fan d'univers fantastiques et de science-fiction, le scénario est un petit bijou.
7,5/10
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+ une immersion parfaite + Ambiance très réussie + Scénario original + Graphiquement très joli + Des sons de très bonne qualité
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- Gameplay simpliste - Moments d'actions souvent brouillons - Durée de vie médiocre - L'aspect infiltration pas vraiment réussi
Commentaires
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