Sorti il y a environ quatre mois au Japon, c’est grâce à Ubi soft que voici arrivé dans nos contrées lointaines : Over G fighters. Le second jeu d’avion de la 360 après la sortie de Blazing Angels toujours édité par Ubi Soft mais qui avait déçu par ses graphismes et par un côté mi arcade mi simu. Voyons donc si ce jeu avec des avions un peu plus récents (si peu) est enfin le simulateur de combat aérien tant attendu par les fans du genre.
La réponse que tout le monde se pose ? Alors Over G, plutôt simulation pure et dure ou jeu d’arcade à la Ace Combat ? On ne va pas y aller par quatre chemins, Over G est un jeu de simulation. Fini les loopings sans voile devant les yeux, les virages à 8G tranquille pépère. Over G est donc loin d’un Ace Combat. Tout se veut collant au maximum à la réalité. Les cockpits de chaque avion reproduits à l’identique, tous les cadrans et outils de mesures sont fonctionnels, les gaz et la post combustion doivent être gérés par le joueur, la gestion du carburant, la gestion des leurres en cas d’attaque, l’atterrissage, le décollage et j’en passe, toutes ces actions sont dignes d’un simulateur PC. Alors je vois déjà les plus novices d’entre vous où les fans de jeu d’arcade façon Ace Combat commencer à passer leur chemin. Pour ceux là, sachez que Taito (développeur du jeu) a tout de même prévu des possibilités de rendre le jeu un peu plus accessible. Ainsi, il vous sera possible de rendre les décollages et atterrissages automatiques, gérer les leurres automatiquement, bloquer le manche de votre avion pour éviter de faire des loopings et également faire un choix automatique de l’arme la plus appropriée à la cible verrouillé. Ces éléments rendent le jeu un peu plus facile et permettent une approche en douceur pour les joueurs qui désirent découvrir ce genre de jeu. Cependant, préparez-vous à passer plusieurs heures devant votre 360, avant de réussir les missions les plus complexes (pas les premières qui sont là pour vous familiariser avec le jeu, mais les suivantes).
Que le monde est beau de là haut ? Côté graphique, Over G, terminé en février il faut le rappeler, est d’une beauté à couper le souffle. Certes, je n’ai pas joué à un simulateur d’avion PC depuis un peu plus d’un an mais je peux vous assurer qu'Over G est d’une beauté (sur écran TFT) à couper le souffle. Tout d’abord, tous les avions possèdent leurs intérieurs propres, comme dit plus haut, et les effets de chaleur derrière les réacteurs pleins gaz sont bluffant. Mais passons sur un aspect qui fait souvent défaut sur les jeux d’avion : la modélisation des éléments au sol. Premièrement, le plus facile : la mer, comme vous pouvez vous en douter, une partie de l’action se passe dans cet environnement, et je dois dire pour m' être amusé à voler en basse altitude (pas si basse d’ailleurs) pour remarquer que la mer est saisissante de réalisme comparé à ce que j’ai pu voir jusqu’alors. Les effets de vague et la surface de l’eau sont reproduits à merveille. Toutefois, vous me direz, la mer ce n’est qu’une surface uniforme c’est pas bien dure à modéliser. Mais sachez que l’action se passe dans huit zones géographiques (Amérique du Nord, Asie, Océanie, Mer du Nord, Afrique…) et vous allez en voir des belles choses, des canyons mexicains modélisés façon Ghost Recon, aux cités asiatiques pleines de buildings en passant par des bords de mer scandinaves enneigés, la modélisation est impeccable. Certes, on ne peut pas encore qualifier cela de Next Gen, mais le niveau graphique d’Over G en est très proche. Aucun problème de synchro verticale comme pour Blazing Angel, des environnements qui sont saisissants de réalisme et un souci du détail avec le fauteuil qui tremble lorsqu'on pousse les pleins gaz, donne une impression d’immersion encore jamais vue sur simulateur de vol console.
Et les n’avions y en a beaucoup ? Combien d’heures de vol au compteur ? Côté diversité, Over G est semble t-il assez complet avec un peu plus de 30 avions disponibles allant des classiques F18, F14 en passant par les MIG, le Harrier, le F117, le A10 et leurs variantes. Over G offre la panoplie complète des avions les plus utilisés de nos jours, ceci bien sûr avec les missiles qui vont avec. Le tout à travers 75 missions qu’il ne faudra pas toutes faire pour avoir accès à la fin du jeu, mais qu’il faudra faire si l’on souhaite débloquer tous les avions. Car qu’on se le disent, vous n’allez pas pouvoir monter aussi tôt dans un X35 par exemple. Vous commencerez avec un F18 et c’est tout, si vous voulez d’autres engins, il faudra les gagner à la sueur de votre front ou de votre slip c’est à vous de voir parce qu’avec tous les missiles qui vont vous frôler les [censure], il va pas faire froid là haut. A noter que les missions sont variées : missions de type Air – Air ou Air – Sol et parfois même un petit mix des deux. Sachez qu’il vous faudra en mode novice, une dizaine d’heures pour finir le mode scénario, ce qui ne veut pas dire avoir tous les avions et avoir fait les 75 missions. Pour débloquer tout les avions, il vous faudra vous frotter aux autres modes de jeu que sont l’Arene et le mode Big Boss, un duel avec des ennemis que vous aurez rencontrés en mode Arene. De plus, il faudra passer au mode Expert, si vous voulez avoir tous les avions en votre possession. Celui-ci étant un peu plus dur mais on ne peut plus tactique, car il faudra faire le plein de munitions à la base quand votre avion sera en rade de missiles. Bref, une fois le mode expert terminé, un autre mode sera débloqué pour gagner les derniers avions. Autant vous dire franchement, après 20 heures de jeu pour ma part, je n’ai débloqué qu’à peine la moitié des avions !! Donc passée la fin du jeu en novice n’est en fait qu’une introduction à ce qui vous attend si vous voulez avoir l’honneur de monter dans des avions de prestige comme le Harrier.
Suis-je le nouveau Maverick des temps modernes ? Si vous vous prenez déjà pour Tom Cruise dans Top Gun, le moyen d'en être sûr rapidement est de tester les modes Live qui permettent de créer des parties jusqu’à huit joueurs, soit en mode deathmatch en équipe, ou en arène avec une base à défendre. Des modes classiques mais toujours aussi efficaces pour se mesurer à armes égales pour faire apparaître au grand jour le talent des pilotes (car il est possible de mettre le même avion pour tout le monde), ou au contraire de mettre en avant le choix de sa monture. Sans aucun souci de lag pour ma part, ces modes permettent de se mesurer avec des joueurs du monde entier et d’avoir vraiment une idée de son niveau de pilotage. C’est agréable de pouvoir ce mesurer à autre chose que des IA sur ce type de jeu. Le seul bémol, comme beaucoup de jeu Live, est qu’une fois la partie terminée, la session de jeu n’existe plus. Il faudra donc à chaque fois recréer sa partie, un problème qui commence à devenir récurrent sur de nombreux jeux 360. Bref de ce côté-là comme tant d’autres sur le Live de la 360 : c’était mieux avant ! Pour les plus compétiteurs d’entre vous, le jeu offre bien entendu les habituelles parties classées et classements mondiaux.