Dernier né des studios 2K, voici
"The Darkness" un nouveau FPS à la sauce horreur pour notre chère dame blanche dont le catalogue commence à être conséquent dans cette catégorie. Alors les studios 2K vont-ils arriver à se démarquer avec ce soft inspiré de l'univers glauque de la BD du même nom ?
Tonton Paulie raconte-nous une histoire! Si comme moi vous ne connaissez pas du tout la BD, voici la trame principale du jeu. Vous incarnez un jeune homme nommé Jackie qui vient tout juste de fêter ces 21 ans, mais pas un jeune homme comme les autres, vous faites partie d'une famille de tueurs à gages de la mafia new-yorkaise. Mais cet anniversaire n'est pas comme les autres, vous allez recevoir « un cadeau », si l'on peut dire, qui va vous marquer pour le reste de vos jours. Ce cadeau n'est autre qu'une puissance étrange qui vous permet de tuer vos ennemis dans les pires souffrances, mais cette puissance est-elle sans risque pour vous? Tonton Paulie est-il si innocent dans l'apparition de cette puissance? C'est à ces questions que vous allez devoir répondre au fil du jeu.
Métro, bouleau, mais pas dodo Côté ambiance, vous allez parcourir certains quartiers les plus sombres d’un New York malfamé ainsi que plusieurs stations de métro peuplées de junkie, sans domicile et autres petites frappes de la ville. L'action se déroulant toujours à la tombé de la nuit ou en pleine nuit, on reste en permanence en alerte ne sachant pas sur qui on va tomber au coin de la rue. Cependant, quelques phases de jeu ne se dérouleront pas à New York mais dans univers très différent des bas-fonds de cette grande cité. Je ne vous en dirais pas plus sur ce lieu mais sachez qu'il offre une diversité au jeu car à force de tourner dans les stations de métro et dans les quelques quartiers du jeu, on aurait pu finir par trouver que l'action tournait un peu en rond.
La modélisation des personnages et des décors est vraiment digne de la 360, les quartiers de New York et le métro sont reproduits avec un souci du détail très poussé. Les graffitis sur les murs, les poubelles, les détritus par terre, des téléviseurs diffusant des extraits d'épisodes de vieux cartoons, de clips musicaux de tout genre sur lesquels vous pouvez zapper en vous en approchant, bref l'immersion dans l'action est totale et les interactivités avec les décors sont omniprésentes. Les stations de métro sont vivantes avec de nombreux citadins qui s'y baladent et qui vous proposeront des petites quêtes annexes à l'histoire principale, mais on regrettera que les quartiers soient moins vivants que le métro.
Côté action, vous aurez le choix d'évoluer à travers l'histoire en développant votre puissance ou de façon traditionnelle en utilisant les armes classiques. Mais au fil du jeu, la maîtrise des pouvoirs du Darkness deviendra essentielle pour passer certains passages. On jongle ainsi entre FPS pur et dur et utilisation de ces pouvoirs qui offrent une diversité dans les possibilités d'éliminer vos ennemis. La progression dans l'acquisition des pouvoirs étant progressive, le joueur arrive à maîtriser un à un les pouvoirs qui rendent vraiment agréable l'évolution dans l'univers. Il faudra donc souvent se creuser les méninges pour arriver à trouver la faille pour continuer l'aventure.
"The Darkness" propose ainsi un savant mélange entre action pure et dure et réflexion, qui dans certains passages met les neurones du joueur à rude épreuve.
La route pour trouver la vérité est-elle longue? Hé bien oui, Jackie ne va pas trouver les réponses à ses questions en quelques minutes. En effet, vous allez devoir arpenter les rues de New York dans les moindres recoins pour éliminer les petits truands qui sont à vos trousses, en plus des agents de police véreux. Heureusement quelques membres de votre famille, ou de vrais amis, seront là pour vous guider tout au long de l'aventure. Mais la trame principale n'est pas le seul aspect de
"The Darkness", puisque vous pourrez croiser des personnes qui réclameront votre aide pour divers petits services, ces quêtes annexes à la manière des RPG vous permettent de débloquer des contenus bonus (images, vidéos, extraits de BD,…). Cela n'apporte rien à la trame principale du jeu mais amplifie l'immersion dans l'ambiance et permet de se divertir entre deux "investigations". Tout ceci offre une durée de vie de plus de 20 heures, si vous vous attardez à faire ces quêtes annexes, ce qui est très bon pour cette catégorie de jeu.
La bataille mondiale "The Darkness", comme tout bon FPS, se devait d'avoir un mode multijoueurs. Il est ainsi possible de faire des parties de 2 à 8 joueurs dans les modes de jeu classiques, du genre : deathmatch, team deathmatch, capture du drapeau et survivant. Bref, rien de très innovant si ce n'est d'offrir la possibilité d'incarner un darkling (petite créature qui sera amenée à vous épauler dans le solo). Mais le jeu en ligne souffre de gros lags dès que la session dépasse 4 joueurs! Cela rendant ce mode totalement injouable et sans réel plaisir, à moins de limiter la session à 4 joueurs (soit 2 contre 2), ce qui est vite peu amusant étant donné le nombre limité de cartes jouables. Un mode live à oublier très vite en attendant un éventuel patch.